Dzong de Gyantsé

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Dzong de Gyantsé
Image illustrative de l'article Dzong de Gyantsé
Le dzong de Gyantsé en 1938
Type Fort
Dzong du Tibet
Propriétaire initial Gouvernement tibétain
Destination initiale Place forte
Coordonnées 28° 57′ 00″ N 89° 38′ 00″ E / 28.95, 89.633333 ()28° 57′ 00″ Nord 89° 38′ 00″ Est / 28.95, 89.633333 ()  
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine

Géolocalisation sur la carte : Région autonome du Tibet

(Voir situation sur carte : Région autonome du Tibet)
Dzong de Gyantsé
Le dzong de Gyantsé vu du toit du Kumbum de Gyantsé en 1993 (photo de John Hill)

Le dzong de Gyantsé est une forteresse située sur une éminence – le mont Dzongri – dans la partie sud la ville de Gyantsé au Tibet. Cette forteresse gardait au sud l'accès à la ville par la rivière Yarlung Zangbo et par la route de Lhassa[1]. La ville était entourée d'une muraille de 3 km de long[2].

Le dzong de Gyantsé avait remplacé, vers 1365, un château édifié à l'époque des rois de Yarlung. Ce château englobait l'ensemble de la ville entre ses murailles. Un grand temple (tsglag khang) devait être établi à proximité en 1390[3].

La ville est appelée la « ville héroïque » car en 1904, 500 soldats tibétains tinrent le fort plusieurs jours durant avant d'être défaits par les forces britanniques lors de l’invasion du Tibet par l'armée de l'Inde britannique menée par Younghusband. Auparavant, la forteresse avait eu à subir les assauts des envahisseurs népalais[4].

Pendant la révolution culturelle le fort fut mis à sac par les Gardes rouges, les objets précieux furent détruits ou envoyés en Chine[5]. Aujourd’hui, malgré ses ruines, le dzong est la forteresse la mieux conservée du Tibet. Deux parties ont été restaurées, dont une chapelle ornée de peintures murales et de statues bouddhistes et un bâtiment abritant un « musée anti-impérialisme britannique », qui donne la version chinoise de l'incursion britannique de 1904[6],[4].

À l'intérieur de la forteresse, se trouve un petit temple qui a été rénové récemment par les Tibétains, il est dédié au Bouddha Sakyamuni, et comporte des fresques en mauvais état, dont une peinture d'Avalokiteshvara[7].

Muraille de la forteresse de Gyantsé en 1938
À l'arrière-plan de la photo, en haut de la colline, la muraille et les tours de Gyantsé
Un rue de Gyantsé et le dzong de Gyantsé

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Charles Allen, Duel in the Snows: The True Story of the Younghusband Mission to Lhasa, John Murray Publishers, London, 2004, p. 30.
  2. (en) Michael Buckley and Robert Strauss, Tibet: a travel survival kit, Lonely Planet Publications, 1986, p. 158.
  3. (en) Ingun B. Amundsen, On Bhutanese and Tibetan Dzongs, in Journal of Bhutan Studies, vol. 5, hiver 2001, pp. 8-41, en part. p. 21.
  4. a et b Michael Buckley and Robert Strauss, op. cit., p. 182.
  5. Michael Buckley and Robert Strauss, op. cit., p. 158.
  6. Bradley Mayhew and Michael Kohn, op. cit., p. 168.
  7. Marc Moniez, Christian Deweirdt, Monique Masse, Le Tibet, Éditions de l'Adret, Paris, 1999 (ISBN 2-907629-46-8).

Références[modifier | modifier le code]

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  • (en) Charles Allen, Duel in the Snows: The True Story of the Younghusband Mission to Lhasa, John Murray (Publishers), London, 2004, (ISBN 0-7195-5427 6).
  • (en) Michael Buckley and Robert Strauss, Tibet: a travel survival kit, Lonely Planet Publications, 1986, (ISBN 0908086881)
  • (en) Bradley Mayhew and Michael Kohn, Tibet, Lonely Planet Publications, 2005, (ISBN 1-74059-523-8).
  • (en) Roberto Vitali, Early Temples of Central Tibet, Serindia Publications, London, 1990, (ISBN 0-906026-25-3).