Couronne perlée du gland

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La couronne perlée du gland ou couronne sous balanique est un phénomène physiologique apparaissant chez certains hommes à la puberté et essentiellement dans la seconde et troisième décennie de vie. Ce phénomène se traduit par la présence de petites excroissances cutanées blanches (les follicules sébacés, présents chez tous les hommes, mais généralement peu visibles voire invisibles) sur la couronne du pénis.
La structure histologique du tissu évoque l’angiofibrome.

Origine[modifier | modifier le code]

Cette formation est complètement naturelle, normale et indolore, à ne pas confondre avec les condylomes ou une mycose. Ce n'est pas une maladie sexuellement transmissible mais un phénomène physiologique normal.

Évolution[modifier | modifier le code]

La couronne perlée est due à l'hypercroissance des follicules sébacés sous l'effet d'un taux d'hormones sexuelles élevé à la puberté. Avec le temps, leur taille diminue généralement, bien que la couronne perlée ne disparaisse pas. Des lésions sont possibles et anxiogènes, mais généralement bénignes. Les papules ne sont pas considérées comme risquant d’évoluer en tumeur ou cancer[1].

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Incidence[modifier | modifier le code]

En France, la SFD (Société Française de dermatologie) évalue le nombre d'hommes présentant une couronne perlée à 39 %. Aux États-Unis, l’incidence semble varier de 8 à 48 % selon les sources[2]. Quelques études suggèrent (toujours aux É.-U.) un nombre moins élevé de cas chez les personnes circoncises (12 % vs 22 %)[2]. Une étude a trouvé que le nombre de cas était plus élevé chez les hommes à peau noire chez les circoncis (21 % vs 7 %, respectivement) et non-circoncis (44 % vs 33 %, respectivement)[2], mais au niveau international aucun groupe ethnique ne semble épargné ou plus concerné, et on ne note pas non plus de prévalence géographique[1].

Traitement[modifier | modifier le code]

Aspect sociopsychologique[modifier | modifier le code]

Le problème principal est l’anxiété, notamment face au regard du partenaire sexuel, que l’on peut traiter en expliquant aux patients et à leurs partenaires sexuels la nature bénigne de ce phénomène physiologique ; qu’il ne s’agit pas d’une maladie sexuellement transmissible ; cette couronne perlée finissant par ailleurs par disparaître d’elle-même avec l’âge.

Certains peuvent vivre ce relief de la peau positivement, comme une décoration ou une source de plaisir supplémentaire (il évoque certains reliefs ajoutés par les fabricants aux préservatifs pour augmenter le plaisir des partenaires lors de la pénétration).

Traitement chirurgical[modifier | modifier le code]

Il est réputé généralement inutile.
Pour les patients qui le souhaitent vraiment, la chirurgie classique ou au laser au CO2 est parfois utilisée. Une bonne hygiène est recommandée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • (en) C. Sonnex et W.G. Dockerty (1999) « Pearly penile papules: a common cause of concern » International Journal of STD & AIDS 1999;10(11):726-7.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Explications sur eMedicine.com.
  2. a, b et c (en) Andreas Körber, Joachim Dissemond, « Pearly penile papules », CMAJ : Canadian Medical Association Journal, vol. 181, no 6-7,‎ septembre 2009, p. 397 (ISSN 0820-3946, PMID 19654193, DOI 10.1503/cmaj.081861, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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