Commutation de circuits

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La commutation de circuits est un mode d'établissement de liaisons de télécommunication. Il correspond au branchement matériel de lignes joignant des terminaux. Les informations échangées parcourent toujours le même chemin au sein du réseau durant le temps de la session. Sa simplicité conceptuelle et de mise en œuvre a fait son succès et son emploi dans les premiers réseaux de communication comme le téléphone puis dans les réseaux informatiques balbutiants des années 1950.

Techniques[modifier | modifier le code]

Un chemin physique ou logique (via Multiplexage temporel) est établi et verrouillé entre deux équipements pour toute la durée de la session de communication. Le transfert de données ne peut être effectué qu'après l'établissement de la totalité de la ligne entre l'émetteur et le récepteur.

La commutation de circuit a suivi les évolutions techniques :

  • la commutation manuelle (typiquement, les opératrices téléphoniques) ;
  • la commutation automatique, électromécanique (Rotary / Crossbar), puis électronique ;
  • la commutation temporelle en mode circuits (E10 ou MT20).

Dans la commutation par circuit, il y a un risque de sous-utilisation du support en cas de « silence » pendant la communication ; ce type de commutation commence donc à être remplacé par les systèmes de commutation de paquets qui même pour des applications synchrones comme le téléphone ont de bons résultats de qualité de service.

Commutation multicircuits[modifier | modifier le code]

Ce type de commutation consiste à non plus dédier un unique circuit aux terminaux communicants mais de leur en fournir un nombre plus élevé dans le but d'obtenir un débit plus conséquent correspondant à la superposition des liaisons par multiplexage temporel.

Commutation rapide de circuits[modifier | modifier le code]

Le gros défaut de la commutation de circuit est la monopolisation d'un circuit lors d'une liaison et ce même s'il n'y a pas de transfert de donnée (blanc). Le rôle de la commutation rapide de circuit est d'utiliser ces temps de non activité pour transporter un autre flux d'information vers des terminaux différents de ceux engagés précédemment. Par un jeu d'étiquettes (transferts de paquets) la transmission qui venait s'insérer dans un blanc peu être interrompue pour que la communication principale reprenne son cours. La commutation est donc temporelle car limitée dans le temps. Néanmoins, ce qui fait sa force est aussi sa plus grande faiblesse. En employant cette technique, on souhaite optimiser les communications or le fait de détecter un blanc et de le remplir puis d'interrompre rend la commutation au moins aussi complexe que la commutation de paquets car à chaque changement d'état des lignes, toute la commutation doit être revue (rééquilibrage). On perd donc la simplicité qui faisait la base de cette technologie.

Commutation de circuits virtuels[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Circuit virtuel.

Il s'agit d'une commutation de paquets émulant l'établissement d'un circuit. Ainsi, les paquets partent et arrivent dans l'ordre en parcourant le même chemin dans le réseau le temps où le circuit virtuel est établi. Comme dans la commutation de circuit classique, l'établissement de la ligne est faite avant que ne soient émises les données.

Voir aussi[modifier | modifier le code]