Clivage idéologique

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Un clivage idéologique est un terme usé couramment sous sa dénomination plus courte clivage dans la terminologie des sciences sociales et plus précisément politiques.

Un clivage idéologique est un conflit largement pacifié. Un conflit bureaucratisé et routinisé où les demandes sociales trouvent des lieux pour se dire et se réguler : les parlements, l'accès aux médias et aux débats publics, les négociations entre partenaires sociaux[1].

Pour Rokkan et Lipset, les clivages naissent sur deux axes conflictuels : fonctionnel et territorial-culturel.

De la révolution nationale seraient nés, dans l'axe territorial-culturel, un clivage opposant les tenants de la culture d'État central à ceux de la culture de la décentralisation - en d'autres termes, un clivage centre-périphérie - et, dans l'axe fonctionnel, un clivage opposant les tenants des privilèges, à savoir l'Église, aux tenants d'un État unificateur et sécularisé. En d'autres termes, un clivage laïque-clérical[2].

De la révolution industrielle seraient nés, dans l'axe territorial-culturel, un clivage opposant les tenants des intérêts agricoles à ceux des intérêts de l'industrie - en d'autres termes, un clivage rural-industriel - et, dans l'axe fonctionnel, un clivage opposant les possédants, les propriétaires, les employeurs, aux locataires, aux travailleurs. En d'autres termes, un clivage possédants-travailleurs.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Bréchon, Les Partis politiques, Paris, Clef-Montchrestien, 1999, p.67
  2. Seymour Martin Lipset et Stein Rokkan, Cleavage Structures, Party Systems and Voter Alignements, pp. 14-15

Voir aussi[modifier | modifier le code]