Cardo

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31° 46′ 30″ N 35° 13′ 51″ E / 31.77493056, 35.23091667

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Le cardo maximus de Jerash en Jordanie

Cardo est le mot latin pour « pivot » ou « gond de porte », employé en termes d'orientation géographique pour désigner l’axe nord-sud autour duquel semble pivoter la voûte céleste[1]. Dans le schéma d'urbanisme romain de fondation de ville issu du bornage étrusque, un cardo est un axe routier nord-sud qui structure la cité. Le cardo était une des rues principales au cœur de la vie économique et sociale de la ville. De cardo provient l'adjectif « cardinal », « qui sert de pivot », puis l'expression « points cardinaux ».

À la croisée du cardo et du decumanus (l'axe est-ouest) d'une cité, on trouvait généralement le forum. Lorsqu'il y a plusieurs axes du même type dans une ville, on distingue le plus important par la dénomination cardo maximus.

Sommaire

Cardo de Jérusalem [modifier]

Le cardo de Jérusalem

Un exemple de cardo est celui de l'antique Jérusalem. Après la répression de la révolte juive de 70 par les troupes de Titus, l'empereur Hadrien entreprit la reconstruction de Jérusalem sur le modèle romain en la renommant Ælia Capitolina, et les nouveaux plans de la ville incorporaient un cardo avec colonnades allant du nord au sud. Ce cardo fait encore aujourd'hui partie de la ville de Jérusalem.

Cardo de Metz [modifier]

Le cardo maximus de Divodurum Mediomatricorum était la via scarponensis (qui a laissé son nom à la rue Serpenoise), voie menant à Scarponne (Dieulouard), au nord de Nancy.

Cet axe romain nord-sud correspond aux actuelles rues des Trinitaires, Taison, rue Serpenoise, avenue Robert Schumann, avenue du Général Leclerc, rue de Verdun,etc.

Cardo de Paris [modifier]

Le forum de Lutèce, maquette (Musée Carnavalet)

Le cardo maximus de Paris, ou plus exactement de Lutèce, était l'axe nord-sud qui descendait de la montagne Sainte-Geneviève par la rue Saint-Jacques, bordé d'une série de bâtiments antiques étagés parmi lesquels, au bas de la colline, les thermes de Cluny. Le cardo maximus franchissait ensuite une première fois la Seine par le Petit-Pont, traversait l'île de la Cité par la « rue de la Cité », puis enjambait une deuxième fois le fleuve par le pont Notre-Dame, pour emprunter un double cardo constitué par la rue Saint-Martin.
L'autre cardo de Paris est celui correspondant au boulevard Saint-Michel, sur la rive gauche, et la rue Saint-Denis, sur la rive droite.

Un troisième cardo sur la rive gauche suivait également la rue Valette.

Au sommet de la montagne Sainte-Geneviève, ces deux premiers cardos encadraient le bâtiment central de la Lutèce romaine : le forum[2].

Cardo de Reims [modifier]

Le cardo de la ville gallo-romaine de Reims passait par ce qui est grossièrement aujourd'hui l'axe formé par l'avenue de Laon jusqu'à Saint-Remy, il reliait la Porte de Mars avec la porte Bazée (rue de l'Université).

Au XVIIIe siècle, la construction de la place Royale à la croisée des deux axes romains (cardo et decumanus) a engendré un glissement du cardo. Aujourd'hui il est donc divisé en deux parties, la première est toujours formée par l'avenue de Laon jusqu'à la place Royale, et la deuxième par la rue Chanzy et la rue Gambetta.

Cardo de Toulouse [modifier]

Le cardo maximus[3] de Toulouse est une voie qui traverse la ville de la porte nord, la Porterie retrouvée sous la place du Capitole, par les rues Saint-Rome et Filatiers pour aboutir, au sud, à la porte narbonnaise. Ce cardo est devenu une zone piétonne depuis juillet 2010[4].

Notes et références [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]