Bataille de Fribourg

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Bataille de Fribourg
Informations générales
Date 3 - 5 août 1644
Lieu Fribourg-en-Brisgau
(Bade-Wurtemberg - Allemagne actuelle)
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Drapeau de l'Électorat de Bavière Électorat de Bavière
Commandants
Louis II de Bourbon-Condé
Henri de La Tour d'Auvergne
Franz von Mercy
Forces en présence
20 000 16 500
Pertes
7 500 7 500
Guerre de Trente Ans
Batailles
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La bataille de Fribourg, également appelée bataille des Trois jours, eut lieu les 3, 5 et 9 août 1644 au cours de la guerre de Trente Ans. Les Bavarois commandés par Franz von Mercy, retranchés dans Fribourg qu'ils avaient occupée le 28 juillet, se sont retirés après trois jours de combat contre l'armée commandée par Louis II de Bourbon-Condé et Henri de La Tour d'Auvergne.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le 29 juillet 1644, les forces coalisées impériales et bavaroises avaient repris aux Français la ville de Fribourg-en-Brisgau, sur le Rhin. Turenne, commandant l'armée d'Allemagne, et le duc de Bourbon-Condé joignirent leurs forces pour reprendre cette position-clé.

Impériaux et Bavarois s'étaient retranchés sur les collines boisées ceinturant la ville lorsque, le 3 août à 5 heures du matin, les Français passèrent à l'offensive en attaquant les fortifications adverses. Le soir, après de furieux mais coûteux combats, les armées royales s'étaient emparé des lignes ennemies. Mais, profitant de l'épuisement des Français, von Mercy s'installa sur une deuxième ligne fortifiée. Le lendemain, 4 août, les Français se lancèrent de nouveau à l'assaut mais furent stoppés, laissant 4 000 tués et blessés sur le terrain. Il fallut l'arrivée de 5 000 hommes supplémentaires pour que Bourbon-Condé puisse emporter la décision.

Le 9 août, malgré les pertes subies, l'armée royale se préparait enfin à investir la ville de Fribourg elle-même, où von Mercy avait fait retrancher ses troupes, mais celui-ci abandonna la ville avec son armée.

Pertes[modifier | modifier le code]

La bataille de Fribourg se solda par le plus grand nombre de victimes de la guerre de Trente Ans, mais les estimations varient selon les sources[1]. La vue du champ de bataille jonché d'un aussi grand nombre de tués auraient inspiré à Jean de Werth, commandant la cavalerie bavaroise, ces propos : « En vingt-deux ans de mon sanglant négoce, je n'ai jamais vu pareille boucherie ».

La bataille de Fribourg dans l'art[modifier | modifier le code]

Voltaire, dans Le Siècle de Louis XIV, écrit en 1751, rapporte un épisode survenu lors de cette bataille. D'après Voltaire, le duc de Bourbon-Condé « jeta son bâton de commandement dans les retranchements des ennemis, et marcha pour le reprendre l’épée à la main à la tête du régiment de Conti ».

Cette action a été illustrée par deux statuettes de Robert Dardel, Le Grand Condé, Louis II de Bourbon, prince de Condé, jetant son bâton dans les retranchements des ennemis et courant l'épée à la main pour le reprendre[2], que l’on peut voir au musée Condé à Chantilly, et une statuette en bronze de David d’Angers, Le Grand Condé jetant son bâton de maréchal dans les lignes de Fribourg, fondue vers 1820 et conservée au musée du Louvre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. les pages en allemand et en italien.
  2. « Les oeuvres de Robert Dardel dans le catalogue Joconde, le portail des collections des musées de France » (consulté le 12 juin 2013)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Guthrie W.-P., The Later Thirty Years War: From the Battle of Wittstock to the Treaty of Westphalia, Greenwood, 2003.
  • Bonney R., The thirty years war 1618-1648, Osprey, 2002.
  • Grant R.G., Les 1001 batailles qui ont changé le cours de l'Histoire, Flammarion, 2012.