Baketaton

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Baketaton
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n
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B1
b3k.t-Jtn

Baketaton (La Servante d'Aton) est une princesse égyptienne de la fin de la XVIIIe dynastie, contemporaine de la période amarnienne.

Suivant les représentations de la jeune princesse, son âge avoisinait celui des filles aînées d'Akhenaton. Son nom indiquerait à première vue qu'elle serait née durant la réforme amarnienne. Elle séjourna, au moins en l'an 12 du règne, avec la reine-mère Tiyi dans la nouvelle capitale Akhetaton, où elle est représentée par deux fois dans la tombe du nord n°1 de Houya, l'intendant de la maison de Tiyi.

On la tint longtemps pour une fille tardive d'Amenhotep III et de sa grande épouse royale Tiyi, mais de nombreux spécialistes privilégient aujourd'hui d'autres hypothèses : qu'elle fut l'une des filles d'Akhenaton - sans doute de son épouse secondaire Kiya[1],[2] - ou en effet une fille tardive d'Amenhotep III, mais d'une autre épouse encore en âge d'enfanter à l'époque de la mort du roi. Cette génitrice pourrait être sa fille la grande épouse royale Satamon[3] ou encore la princesse du Mitanni Tadukhepa[4], devenue vraisemblablement l'épouse secondaire Kiya sous le règne suivant.

Cette dernière supposition serait appuyée par la découverte d'un bloc où il est fait mention de la fille de Kiya, fille dont le nom se termine en -aton. Une étiquette de vin mentionnant Baketaton date de l'an 13 du règne d'Akhenaton et il a été suggéré qu'elle avait hérité des domaines de Kiya. Après la mort de sa mère en l'an 12, elle aurait été élevée par la reine-mère Tiyi.

On ne trouve aucune mention du nom de Baketaton avant le règne d'Akhenaton, et certains spécialistes avancent qu'elle ne ferait qu'une avec la princesse Nebetâh, la plus jeune fille d'Amenhotep III et de Tiyi - qui, elle, n'est jamais mentionnée après le règne de son père. Akhenaton aurait donc changé son nom de Nebetâh en Baketaton après la réforme amarnienne. D'autre part, puisque Nebetâh est une candidate probable pour la Younger Lady (mère de Toutânkhamon et sœur d'Akhenaton), Baketaton serait de toute évidence devenue l'épouse secondaire du roi amarnien.

Le seul titre qu'on connaît à Baketaton est Fille du Roi de son Corps, attribué aux princesses du Nouvel Empire, sans précision du souverain. Elle mourut vraisemblablement jeune, car la dernière mention de son nom est faite sur l'étiquette de vin déjà citée datant de l'an 13 d'Akhenaton. Sachant que Toutânkhamon est né aux alentours de l'an XII, elle pourrait être morte en couche s'il s'avère qu'elle est la Younger Lady.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Baketaton
Naissance Date inconnue Décès Vers l'an 13 du règne d'Akhenaton
Père Amenhotep III (ou Akhenaton) Grands-parents paternels
Grand-père paternel inconnu
Grand-mère paternelle inconnue
Mère Tiyi (ou Kiya) Grands-parents maternels
Grand-père maternel inconnu
Grand-mère maternelle inconnue
Fratrie Fratrie inconnue
1re épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
2e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
3e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
4e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
5e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
6e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
7e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
8e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
Mari Akhenaton (incertain) Enfant(s) Toutânkhamon (incertain)
2e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
3e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
4e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Akhenaton et l'époque amarnienne, Éditions Khéops et Centre d'égyptologie.
  2. Version que retiennent plusieurs spécialistes, dont Marc Gabolde.
  3. Nicholas Reeves, Akhénaton et son Dieu, Éditions Autrement, collection Mémoires, p.82-83.
  4. Agnès Cabrol, Amenhotep III le magnifique, Éd. du Rocher, p.149-153.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Akhénaton et l'époque amarnienne, Éditions Khéops et Centre d'égyptologie
  • Agnès Cabrol, Amenhotep III le magnifique, Éditions du Rocher, 2000
  • Marc Gabolde, Akhénaton, du mystère à la lumière, Découvertes Gallimard, 2005
  • Nicholas Reeves, Akhénaton et son Dieu, Éditions Autrement, collection Mémoires