Élections législatives partielles birmanes de 2012

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Drapeau de la Birmanie
Élections législatives partielles birmanes de 2012
40 des 440 sièges de le chambre des représentants et 6 sièges de la chambre des nationalités
1 avril 2012
TheinSeinASEAN.jpg
Parti de l'union, de la solidarité et du développement – Thein Sein
Aung San Suu Kyi 17 November 2011.jpg
Ligue nationale pour la démocratie – Aung San Suu Kyi
No flag.svg
Shan Nationalities Democratic Party (en) – Sai Ai Pao (en)

Les élections législatives partielles birmanes de 2012 se sont déroulées le 1er avril 2012[1], sauf dans la région nord du pays où des combats ont eu lieu et où les élections ont été reportées[2]. Aung San Suu Kyi, qui est candidate lors de ces élections, tombe malade juste avant un meeting électoral[3] et son état de santé se détériore, l'obligeant ainsi à écourter sa campagne[4]. Aung San Suu Kyi a estimé que ces élections n'étaient ni libres ni justes[5]. Ces élections sont importantes pour la junte au pouvoir car si le scrutin se déroule dans des conditions satisfaisantes, les sanctions prises par des organisations étrangères pourront être levées après la tenue du vote[6]. Le scrutin ayant à peine débuté, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), parti d'Aung San Suu Kyi, dénonce des irrégularités sur les bulletins[7].

Résultats[modifier | modifier le code]

La Chambre basse du Parlement compte 440 députés. Les élections partielles devaient déterminer 40 de ces sièges. Cependant, suite à des combats dans l'extrême Nord du pays et au report des élections pour trois circonscriptions de l'État Kachin[2], seuls 37 députés ont pu être élus. Par ailleurs, 6 sièges étaient à élire pour la Chambre haute, ainsi que deux autres dans les chambres régionales[8].

À l'ouverture des urnes, le parti politique d'Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), menait dans les 44 circonscriptions où il présentait un candidat, sur les 45 en jeu[9].

Le lendemain du scrutin, la LND a annoncé qu'elle avait obtenu 43 sièges sur les 44 à pourvoir[10]. Selon les résultats officiels portant sur seulement 40 circonscriptions, toutes ont été remportées par la LND[11].

Aung San Suu Kyi a remporté une élection historique avec 82 % des voix en sa faveur dans la circonscription électorale rurale de Kahwmu, à quelques kilomètres de la capitale économique de Birmanie, Rangoun. L'élection d'Aung San Suu Kyi étant la plus commentée[12],[13], elle a reçu les félicitations des principaux dirigeants politiques et chefs d'états[14],[15],[16],[17].

Conséquences du scrutin[modifier | modifier le code]

Au lendemain des élections, certains dirigeants estiment que la Birmanie est sur la bonne voie des réformes[18] et proposent de réévaluer les sanctions à son égard[19],[20],[21]. Le 12 avril 2012, les ministres des Affaires étrangères du G8 se prononcent à Washington en faveur d'un allègement des sanctions internationales[22]. Aung San Suu Kyi et David Cameron se prononcent pour que les sanctions soient "suspendues" et non levées afin de soutenir les réformes économiques du régime en place[23].

Le 9 mai 2012, le quotidien officiel New Light of Myanmar dénonce des accusations proférées par l'opposition birmane à l'encontre du parti majoritaire, qui seraient fausses et sans fondement[24].

Le 23 avril 2012, l’Union européenne a levé toutes ses sanctions économiques, en place depuis 1996, sur le régime des anciens généraux. Elle est suivie par les États-Unis qui annoncent en septembre vouloir autoriser des investissements américains dans le pays, puis lever progressivement les interdictions qu'ils font peser sur les importations birmanes depuis près de vingt ans [25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aung San Suu Kyi en campagne électorale, Le Figaro, 15 février 2012.
  2. a et b Birmanie : élections reportées au nord, Le Figaro, 23 mars 2012.
  3. Malade, Suu Kyi renonce à un meeting, Le Figaro, 25 mars 2012.
  4. Suu Kyi annule la fin de sa campagne, Le Figaro, 25 mars 2012.
  5. La junte birmane accusée de verrouiller les législatives, Le Figaro, 30 mars 2012.
  6. UE/Birmanie : fin des sanctions en avril ?, Le Figaro, 31 mars 2012.
  7. Birmanie : "irrégularités" sur les bulletins, Le Figaro, 1er avril 2012.
  8. Le parti d'Aung San Suu Kyi annonce qu'elle a été élue, Le Figaro, 1er avril 2012.
  9. Birmanie : Aung San Suu Kyi élue députée, Cyberpresse, 1er avril 2012.
  10. Birmanie : 43 sièges pour Suu Kyi, Le Figaro, 2 avril 2012.
  11. Aung San Suu Kyi officiellement élue au Parlement birman, France TV Info, 2 avril 2012
  12. L'élection d'Aung San Suu Kyi au parlement est officielle, Le Figaro, 2 avril 2012.
  13. L'élection de Suu Kyi confirmée, Le Figaro, 2 avril 2012.
  14. Les félicitations d'Aubry à Suu Kyi, Le Figaro, 2 avril 2012.
  15. Birmanie : les USA félicitent Suu Kyi, Le Figaro, 2 avril 2012.
  16. Sarkozy félicite Aung Suu Kyi, Le Figaro, 2 avril 2012.
  17. Hollande salue la victoire de Suu Kyi, Le Figaro, 2 avril 2012.
  18. Birmanie : nouveau système de change, Le Figaro, 2 avril 2012.
  19. Birmanie : sanctions réexaminées (Juppé), Le Figaro, 2 avril 2012.
  20. Asean/Birmanie : contre les sanctions, Le Figaro, 3 avril 2012.
  21. Birmanie : Pékin veut la fin des sanctions, Le Figaro, 5 avril 2012.
  22. Birmanie : les sanctions "allégées" (G8), Le Figaro, 13 avril 2012.
  23. Birmanie : rencontre Suu Kiy/Cameron, Le Figaro, 13 avril 2012.
  24. Birmanie : pas de fraude pour la presse, Le Figaro, 9 mai 2012.
  25. [1]