Wright Flyer III

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Flyer III
Image illustrative de l’article Wright Flyer III
Le Flyer III en vol en 1905

Constructeur aéronautique Drapeau : États-Unis Frères Wright
Type Prototype
Premier vol
Motorisation
Moteur un 4-cylindres de 20 ch
Dimensions
Envergure 12,29 m
Longueur 8,54 m
Hauteur 2,44 m
Surface alaire 46,8 m2
Nombre de places 1 pilote
Masses
Masse maximum 323 kg
Performances
Vitesse maximale (VNE) 56 km/h

Le Wright Flyer III est le troisième avion construit par les frères Wright et est considéré comme le premier avion véritable de l'histoire. Il a été profondément modifié au cours de l'année 1905.

Historique[modifier | modifier le code]

Premier vol le au lieu-dit « Huffman prairie », à 12 km de Dayton dans l'Ohio. Les vols sont de courte durée, moins de 20 secondes. Le Orville percute le sol durement.

Le Flyer III est alors profondément modifié. Les premiers tests en septembre sont concluant : cette nouvelle version est plus stable en vol et plus fiable. Le , Orville réussit à effectuer un parcours en huit (un virage complet à droite puis à gauche)[1]. Cet avion est donc totalement contrôlable pendant des périodes assez longues, sans toucher le sol, ce qui est fait le premier avion véritable de l'histoire[2]. Le le Flyer III vole pendant 38 min 3 s (plus longtemps que la totalité des vols cumulés des versions I et II entre 1903 et 1904)[2].

Quatre jours plus tard les frères Wright écrivent à William Howard Taft (secrétaire de la défense des États-Unis, futur président des États-Unis entre 1909 à 1913) pour lui proposer de lui vendre les premiers avions militaires du monde avec transport de passagers.

Le , le Wright Flyer III piloté ce jour là par Orville Wright subit un accident à la suite d'une rupture d'une des hélices. Le lieutenant Thomas Selfridge qui l'accompagnait ce jour-là devint le premier passager tué dans l'histoire de l'aviation.

De nos jours, l'avion restauré est exposé au Dayton Aviation Heritage National Historical Park (en). Il s'agit du seul aéronef à voilure fixe classé National Historic Landmark.

En 1991, l'American Society of Mechanical Engineers classe l'avion comme International Historic Mechanical Engineering Landmark (en)[3].

Évolution technique[modifier | modifier le code]

  • Flyer III : Le moteur est plus puissant, 25 ch au lieu de 15 à 16 ch pour le Flyer II. Très proche du Flyer II, il ne présente pas de meilleures qualités de vol : le contrôle en tangage reste difficile (l'avion est instable et réagit trop vite); il a tendance à glisser latéralement et à piquer du nez en virage.
  • Flyer III modifié : Pour faciliter le contrôle en tangage, la surface et le bras de levier du plan canard sont augmentés une première fois en août (après le crash du ), puis une deuxième fois en . L'instabilité en tangage reste présente (ondulations), mais cette modification augmente l'amortissement en tangage. Un manche est rajouté pour que le pilote contrôle séparément la direction et le gauchissement des ailes (contrôle en roulis). Des petits plans verticaux ont été ajoutés à l'avant pour limiter le dérapage (la glissade) en virage[4]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (Wright Papers, Wilbur journal, 8 sept 1905
  2. a et b Angelucci, Enzo, Les avions. 1/ des origines à la première guerre mondiale, Elsevier Sequoia, 1978- (ISBN 2-8003-0243-7 et 978-2-8003-0243-0, OCLC 301535868, lire en ligne)
  3. (en) « Wright Flyer III », American Society of Mechanical Engineers,
  4. L'Aéroplane Wright décrit par un de ses pasagers, René Gasnier, L'Aérophile 1er décembre 1908 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6550620m/f480.image

Annexes[modifier | modifier le code]

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