Vilayanur S. Ramachandran

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Vilayanur S. Ramachandran

Vilayanur Subramanian « Rama » Ramachandran né en 1951, est un neuroscientifique connu pour ses travaux en neurologie comportementale et en psychophysique visuelle. Il est le directeur du centre pour le cerveau et la cognition, professeur dans le département de psychologie et en neurosciences à l'université de Californie, à San Diego.

Il est connu pour l'utilisation de méthodes expérimentales qui se fondent assez peu sur des méthodes complexes comme la neuroimagerie. D'après Ramachandran, « On a perdu beaucoup trop [en science] du sens victorien pour l'aventure. » Malgré l'apparente simplicité de son approche, il a été l'initiateur de nombreuses nouvelles idées sur le cerveau. Il a été appelé le « Marco Polo des neurosciences » par Richard Dawkins et le « Paul Broca moderne » par Eric Kandel. En 1997, Le magazine Newsweek le nomma membre du "club du siècle" et une des « 100 personnes les plus éminentes à suivre » pendant le XXIe siècle. En 2011 le Time le lista parmi « les personnes les plus influentes dans le monde » dans la liste Time 100.

Carrière scientifique[modifier | modifier le code]

Vision humaine[modifier | modifier le code]

Ses premiers travaux étaient sur la vision humaine. Il utilisa des techniques de psychophysique pour en comprendre les mécanismes cérébraux. Il aurait découvert de nouveaux effets optiques et illusions.

Membres fantômes[modifier | modifier le code]

Quand un bras ou une jambe est amputé, les patients continuent à sentir une forte présence du membre manquant appelée « membre fantôme. » En se fondant sur les précédents travaux de Ronald Melzack et de Timothy Pons, Ramachandran a théorisé qu'il y a un lien entre le phénomène de membre fantôme et la plasticité neuronale dans le cerveau de l'adulte humain. En particulier, il a théorisé que les plans de l'image corporelle dans le cortex somato-sensoriel sont recâblés après l'amputation du membre. En 1993, en travaillant avec T.T. Yang, il a montré qu'il y avait des changements mesurables dans le cortex somato-sensoriel de plusieurs patients qui ont subi une amputation d'un bras. Les parties corticales adjacentes avancent leur frontières pour reprendre la place du cortex qui enregistrait auparavant la sensibilité du membre amputé. Ainsi, une stimulation avec un coton-tige sur la face peut causer des sensations dans le membre fantôme[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Connecome Sebastian SEUNG, p. 30 ISBN 978-0-547-50818-4

Liens internes[modifier | modifier le code]

Membre fantôme

Neurone miroir

Synesthésie