Vesunna I

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vesunna (homonymie).

Vesunna I
Image illustrative de l’article Vesunna I
Le Vesunna I à la Vogalonga 2016.
Autres noms « le Vesunna »
Type Rabaska[1]
Fonction Transport touristique
Histoire
Commanditaire ALP-GNP
Chantier naval Moulin Sainte-Claire
Fabrication Bois
Lancement
Mise en service
Statut En activité
Caractéristiques techniques
Longueur 10 m[1]
Maître-bau 1,40 m[1]
Caractéristiques commerciales
Passagers ~ 15
Carrière
Propriétaire ALP-GNP
Pavillon Pavillon national français France
Port d'attache Périgueux
Coût entre 5 000 et 6 000 €

Vesunna I est un rabaska, utilisé pour des visites touristiques de Périgueux sur l'Isle.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le bateau est nommé d'après la déesse de l'eau et de la fécondité, Vesunna[1]. Il s'agit d'une divinité indigène tutélaire des Pétrocores, qui habitaient la cité de Vesunna, correspondant aujourd'hui au quartier sud de Périgueux[2],[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Aux XIXe et XXe siècles, l'Isle, qui traverse la ville de Périgueux, est empruntée chaque jour par de nombreux bateliers qui acheminent des personnes et des marchandises[4]. Cependant, en 1957, la rivière est officiellement fermée à la navigation[4].

En 2013 et début 2014, le club de canoë-kayak de Périgueux (ALP-GNP) commence à réfléchir sur la création d'un parcours de randonnée sur l'Isle[5]. En février 2015, la ville de Périgueux, son club de canoë-kayak et la Fédération française de canoë-kayak signent une convention établissant un « sentier nautique »[n 1] sur la rivière[5]. À partir de cette date, le club lance la construction du bateau dans la base nautique du Moulin Sainte-Claire, en partenariat avec le club de canoë-kayak de Port-Sainte-Foy[5].

La figure de proue de Vesunna I, usinée par la SOCRA.

Comme base, ils achètent le moule d'un canoë de neuf places en Ardèche, puis rallongent la coque en ajoutant une partie au centre, après que la proue et la poupe soient fabriquées[1]. La figure de proue, usinée par la SOCRA, est une allégorie de la déesse Vesunna[5]. L'embarcation, dont le coût s'élève entre 5 000 et 6 000 €, peut accueillir une quinzaine de personnes[5].

L'embarcation est baptisée « Vesunna I » le 14 juin 2015 à 17 heures[5], avec le chœur d'hommes Vox Vesunna[6]. Vesunna II est un deuxième rabaska également baptisé le 14 juin 2015, même s'il est mis en service avant cette date[5]. Il sert de complément à Vesunna I, afin de répondre aux besoins touristiques[5]. Depuis, des balades touristiques sur la rivière, jusqu'à la guinguette Barnabé[7], sont organisées deux fois par semaine[n 2],[5]. En période estivale, des sentiers nautiques nocturnes retraçant l'histoire de Périgueux, de la Préhistoire à la Belle Époque, sont organisés[8].

Le 15 mai 2016, après un an d'entraînement, une équipe de dix personnes atteintes de cancer embarque sur le Vesunna I pour participer à la Vogalonga de Venise[9]. Organisé par la CAMI Sport & Cancer et le club de canoë-kayak de Périgueux, ce projet résulte d'une idée portée depuis 2014 par le triathlète de haut-niveau, Lionel Roye[9]. Ce dernier, accompagné d'un moniteur du club, Gaétan Minotte, pilotent le rabaska[9]. Deux médecins assurent le suivi des malades (Charles-Briac Levaché, président de la CAMI Sport & Cancer, et Michel Cadet, vice-président du club de canoë-kayak)[9]. Des supporters participent également au rassemblement, en embarquant sur le Vesunna II[9].

Photographies prises à la Vogalonga 2016, à Venise (Italie).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Sentier nautique » est un label officiel de la Fédération française de canoë-kayak, créé en 2013, pour promouvoir les activités des clubs. Périgueux est la troisième ville française à en bénéficier.
  2. Les tarifs proposés sont relativement bas après que la Ville de Périgueux a décidé de verser 1 000 € pour les rendre plus attractifs.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Grégoire Morizet, « Périgueux : un canoë de 15 places mis à l'eau », Sud Ouest,‎ (lire en ligne).
  2. « Femmes célèbres du Périgord » [PDF], sur le site du conseil général de la Dordogne (consulté le 9 février 2014), p. 2.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1, Librairie Droz, , 1871 p. (ISBN 978-2600028837), p. 162.
  4. a et b Ève Scholtes, « Périgueux à l'abordage », L'Express, no 3344 « Un été en Périgord »,‎ , p. II.
  5. a b c d e f g h et i Marie Berthoumieu, « Un canoë géant pour redécouvrir Périgueux », Dordogne libre, no 21092,‎ , p. 3.
  6. Grégoire Morizet, « Vogue la voie bleue », Sud Ouest, no 21993,‎ , p. 23 (lire en ligne).
  7. Adrien Vergnolle, « Périgueux : de la voie verte à la voie bleue ? », Sud Ouest,‎ (lire en ligne).
  8. Jonathan Barbot, « Sentiers nautiques sous les étoiles », Grand Périgueux, no 2,‎ , p. 13 (lire en ligne).
  9. a b c d et e Hervé Chassain, « Périgueux : contre la maladie, ils iront ramer à Venise », Sud Ouest,‎ (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :