Vassili Arkhipov

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Vassili Arkhipov
Image dans Infobox.
Vassili Arkhipov, en 1955
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Василий Александрович АрхиповVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Formation
École navale supérieure du Pacifique S.O. Makarov (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Parti politique
Arme
Grade militaire
Conflit
Grade
Distinctions
Liste détaillée
Médaille pour la victoire sur le Japon
Médaille du 30e anniversaire de la Victoire sur l'Allemagne
Médaille du Jubilé des « 40 ans de la victoire dans la Grande guerre patriotique de 1941-1945 » (en)
Médaille du Jubilé des « 20 ans de la victoire dans la Grande guerre patriotique de 1941-1945 » (en)
Médaille du centenaire de la naissance de Lénine (en)
Ordre du Service pour la Patrie dans les Forces armées
Médaille des 300 ans de la marine russe (en)
Médaille du Jubilé des « 40 Ans des Forces armées de l'URSS » (en)
Médaille du Jubilé des « 70 ans des Forces armées de l'URSS » (en)
Médaille du Jubilé des « 30 ans de l'Armée et la Marine soviétique » (en)
Médaille du Jubilé des « 60 Ans des Forces armées de l'URSS » (en)
Médaille du Jubilé des « 50 Ans des Forces armées de l'URSS » (en)
Médaille « pour service impeccable »
Ordre de la Guerre patriotique
Médaille de Joukov (en)
Ordre de l'Étoile rouge
Ordre de la Guerre patriotique de 2e classe
Ordre du Drapeau rouge
Médaille pour la victoire sur l'Allemagne dans la Grande Guerre patriotique de 1941-1945
Médaille « vétéran des forces armées de l'URSS » (en)
Ordre du Service pour la Patrie dans les Forces armées de 3e classe
Médaille Pour Distinction en gardant la frontière d’État de l'URSS (en)
Médaille commémorative du 850e anniversaire de Moscou (en)
Médaille du mérite au combat (en)
Médaille du Jubilé des « 50 ans de la victoire dans la Grande guerre patriotique de 1941-1945 » (en)
Médaille pour le renforcement de la fraternité dans les armes (en)
Submarine Commander badge (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Vassili Aleksandrovitch Arkhipov (en russe : Василий Александрович Архипов) est un officier de la marine soviétique, né le à Zvorkovo et décédé le à Staraïa Koupavna. Pendant la crise des missiles de Cuba, il s'opposa à l'envoi d'une torpille à tête nucléaire contre un navire américain, évitant probablement au monde une guerre nucléaire.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Vassili Arkhipov est né le à Zvorkovo, dans l'oblast de Moscou, de parents paysans.

Il étudie à la fin de la Seconde Guerre mondiale à l'École navale du Pacifique et, du fait de la déclaration de guerre de l'URSS contre le Japon le , il participe aux opérations soviétiques en tant que « capitaine-stagiaire ».

À la fin de la guerre, il entre à l'École navale supérieure de la Caspienne, à Bakou, dont il sort diplômé en 1947.

Officier de la Marine soviétique[modifier | modifier le code]

Il sert dans la Marine soviétique au poste d'officier sous-marinier, dans les flottes du Nord, de la Baltique et de la mer Noire.

Accident du K-19[modifier | modifier le code]

Le sous-marin K-19. Photo prise par un hélicoptère de l'US Navy en février 1972.

En juillet 1961, Vassili Arkhipov fait partie des officiers du sous-marin K-19. Le , une fuite dans le circuit de refroidissement fait craindre une explosion du réacteur atomique. Plusieurs officiers, voulant abandonner le vaisseau et se réfugier sur l'île Jan Mayen, s'opposent alors au commandant Nikolaï Zateyev. Afin d'éviter une émeute et une mutinerie, le commandant ordonne à un officier resté fidèle de jeter toutes les armes à la mer et de n'en garder que pour lui-même et les 4 autres officiers fidèles alors que le navire fait route vers les eaux soviétiques. Vassili Arkhipov fait partie de ces officiers fidèles. Toutefois, lors de cet accident, il reçoit, comme tout l'équipage, une dose de rayonnement radioactif.

La crise des missiles de Cuba[modifier | modifier le code]

En décembre 1961, Vassili Arkhipov est nommé officier à la 69e brigade de la Flotte du Nord. Le 1er octobre 1962, dans le cadre de l'opération Anadyr lors de la crise des missiles de Cuba, il est envoyé avec son équipe à Cuba et sert à bord du sous-marin B-59, équipé d'une ogive nucléaire.

Peu avant le départ du B-59, Vassili Arkhipov avait demandé à son supérieur, l'amiral Vladimir Fokhine, dans quel cas utiliser l'arme nucléaire. La réponse n'avait pas été très claire, le sous-marin devant utiliser son arme nucléaire en cas de dommages qui lui seraient portés (trou dans la coque) ou sur ordre spécial de Moscou.

D'après Thomas Blanton, directeur de la National Security Archive, Vassili Arkhipov a « sauvé le monde » en s'opposant à ce que le sous-marin soviétique réplique aux bombardements d'un navire de guerre américain, demandant d'attendre les instructions de Moscou avant de lancer une attaque nucléaire[1].

En 2002, Vladimir Issatchenkov présente la version d'un autre officier présent, Vadim Orlov, moins dramatique et affirmant que seul le commandant, ayant perdu son sang-froid, tenait à lancer l'ogive nucléaire pendant que les autres officiers, dont Vassili Arkhipov, tentaient de le calmer[2].

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Vassili Arkhipov conserve son poste après la crise des missiles. En novembre 1964, il est nommé commandant puis est affecté, avec le même grade, à la 37e brigade de sous-marins. En 1975, il est fait kontr-admiral et est nommé à la tête de l'École navale de la Caspienne.

Le 10 février 1981, il est élevé au rang de vitse-admiral et prend sa retraite en novembre 1985.

Dernières années et hommages[modifier | modifier le code]

Retraité de l'armée, il vivait dans l'Oblast de Moscou, à l'est de la capitale russe, à Staraïa Koupavna, où il meurt en 1998 et où il est enterré.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(ru) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en russe intitulé « Архипов, Василий Александрович » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) Marion Lloyd, « Soviets close to using A-bomb in 1962 crisis, forum is told », The Boston Globe,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. « Russian Book Looks at Missile Crisis » [archive du ], Johnson, (consulté le ).

Article connexe[modifier | modifier le code]