Véronique Morin

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Véronique Morin est une journaliste scientifique canadienne qui œuvre depuis plus de 25 ans à la diffusion et la vulgarisation de contenu scientifique[1].

Parcours académique[modifier | modifier le code]

Née à Québec[2], Véronique Morin entreprend des études au collège Jésus-Marie de Sillery où elle réalise ses études primaires et secondaires de 1972 à 1983 pour ensuite obtenir en 1985 un diplôme d'études collégiales en sciences pures et appliquées, et sciences de la Santé au St.Lawrence Champlain College de Québec, le seul collège d'enseignement général et professionnel entièrement anglophone de cette ville. Elle est par la suite détentrice en 2002 d'un diplôme de baccalauréat multidisciplinaire de l’université Laval qui inclut une mineure en économie et deux autres mineures dont l'une en sciences politiques et la troisième en génétique et microbiologie. Elle détient également un certificat en journalisme de cette même université.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Véronique Morin commence sa carrière en 1986 en tant qu'animatrice à la radio de CHOI-FM. L'année suivante, c'est à la station de radio CIKI-FM de Rimouski que Véronique Morin fait ses débuts comme journaliste (1987 - 1988) pour ensuite passer à la télévision à titre de journaliste, présentatrice et chef de pupitre pour Télévision Quatre-Saisons y produisant entre autres des séries de documentaires (1988 - 1989) avant d'être journaliste à CBC Radio-Canada à Toronto (1989 - 1990). Elle fut ensuite scénariste indépendante en 1990 puis agit ensuite à titre de journaliste scientifique et coanimatrice pour l’émission d’affaires publiques Panorama sur la chaîne de télévision éducative et culturelle TFO de 1992 à 1995. De 1995 à 1999, elle est journaliste, réalisatrice et productrice pour CBC Newsworld, dans la ville de Halifax.

De 1999 à 2001, Véronique Morin est réalisatrice à MétéoMédia à Montréal où elle développe un nouveau concept faisant appel à la technologie 3D de l'époque. De 2001 à 2004, elle est journaliste à Montréal au service des nouvelles à la radio puis pour la chaîne RDI de la Société Radio-Canada. Depuis août 2007, elle fait partie de l'équipe de journalistes du Code Chastenay y réalisant des reportages portant sur des sujets de vulgarisation scientifique[1].

Depuis 2004, Véronique Morin publie à titre de journaliste indépendante dans divers revues et magazines tels que la Revue médicale canadienne, Affaires universitaires[3], Zoomer magazine, Découvrir,Cosmos, Commerce, Prestige et d'autres.

Présidente d'organismes[modifier | modifier le code]

Outre les divers postes qu'elle a occupés, Véronique Morin fut également présidente de l’Association canadienne des rédacteurs scientifiques de 2001 à 2005[4],[5]. De 2002 à 2004, elle fut aussi la première présidente de la Fédération mondiale des journalistes scientifiques ( WFSJ )[6],[7].

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Son implication dans le milieu du journalisme scientifique l'amène à siéger comme juge sur plusieurs concours d'excellence dans ce domaine[8] : depuis de nombreuses années, elle est juge en chef pour l'attribution du prix du meilleur livre scientifique canadien décerné par l’Association canadienne des rédacteurs scientifiques[9]. De 1992 à 1994, elle a également agi comme juge concernant des projets sur le comité Sciences culture Canada. Elle fait également partie du Comité consultatif éditorial du Centre canadien science et médias[10]. Elle fut aussi l'organisatrice en chef des éditions 2015 et 2016 du symposium Kavli sur le journalisme scientifique qui se sont tenus du 16 au 18 février 2015 à San Jose en Californie et du 15 au 17 février 2016 à Washington D.C.[11],[12].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bourses[modifier | modifier le code]

Véronique Morin s'est vue décerner en 2008 l'une des bourses des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) en journalisme scientifique[9],[13]. Elle a été récipiendaire de la bourse William Southam (en) en journalisme du Massey College, (2013 - 2014)[14]. Devenant ainsi membre distingué Webster McConnell (Webster McConnell fellow)[15],[5].

Documentaires[modifier | modifier le code]

Du côté des productions télévisuelles, elle est l'une des personnes qui conçurent l'idée de réaliser un documentaire basé sur des documents d'archive sur la participation involontaire de soldats canadiens à des essais nucléaires qui eurent lieu en 1957. Elle participera également à cette production en tant que recherchiste. "Bombes à retardement" ("Time Bombs") a été retenu par le Festival international indépendent du film et video de New York (en) et par l'Association canadienne des radiodiffuseurs (en) comme meilleur documentaire pour l'année 2008. Ce travail lui a également valu d'être mise en nomination aux Prix Gémeaux de 2008 dans la catégorie «meilleure recherche»[9].

Son documentaire: «De l’infiniment petit à l’infiniment grand: rencontre avec Hubert Reeves» a été mis en nomination en 1995 au Festival international du film scientifique du Québec. La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (en) lui décerna également une mention honorable pour la réalisation du reportage intitulé "Topo-ovules" à l'émission Le Code Chastenay pour l'année 2011[16].

Réalisations dans le domaine télévisuel[modifier | modifier le code]

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  • Bombes à retardement, (Idée originale/recherche, 2008)
  • La Météo dans l’Histoire, séries de 12 vignettes portant sur les événements météorologiques qui ont marqué l’Histoire réalisées pour MétéoMédia (réalisatrice, 2000)
  • Les plus importants ouragans de notre époque, série de 5 documentaires courts portant sur les ouragans du siècle dernier réalisés pour MétéoMédia (réalisatrice, 2000)
  • Archéologie marine à Louisbourg (productrice/réalisatrice/journaliste, 1997)
  • Africville en perspective présenté sur la chaîne TFO (productrice/réalisatrice/journaliste, 1997)
  • Wilma, le béluga orphelin (productrice/réalisatrice/journaliste, 1996)
  • Les loups de Shubanacadie (productrice/réalisatrice/journaliste, 1996)
  • HealthWatch : série de documentaires de 8 minutes (productrice/réalisatrice/journaliste réalisés pour le service de télé Life Channel, 1995-98)
  • De l’infiniment petit à l’infiniment grand: rencontre avec Hubert Reeves présenté sur la chaîne TFO (1995)
  • Panorama, collaboration hebdomadaire de documentaires courts Sciences/Environnement/Technologies présentés sur la chaîne TFO (1992-1995)
  • Descente aux enfers du Télé-Évangéliste Pierre Lacroix, séries de 2 documentaires de dix minutes présentés à Télé-Quatre (1988-1989)
  • Marché des drogues à Québec, série de 4 documentaires de dix minutes présentés à Télé-Quatre, Québec (1988-1989)[17]

Autres activités et réalisations[modifier | modifier le code]

Véronique Morin a été en 2004 la coprésidente de la conférence mondiale des journalistes scientifiques qui s’est tenue à Montréal cette année-là siégeant sur tous les comités de la conférence, soit le comité exécutif ainsi que ceux portant sur le financement, le programme et la communication.

Elle fut la modératrice principale au 2e Symposium sur la science publique au Canada qui eut lieu du 12 au 14 mai 2010 et qui s'est tenu à l'hôtel Hilton du Lac Leamy, à Gatineau, sous les auspices de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada[18] auquel participèrent, entre autres, David Suzuki et Preston Manning[19],[20].

Dans le but d'encourager la culture scientifique au Québec, elle a également participé à la création du prix Hubert-Reeves décerné par l'Association des communicateurs scientifiques du Québec récompensant l'auteur(e) d'un ouvrage de vulgarisation scientifique publié en français.

Bénévolat[modifier | modifier le code]

De 1985 à 2006, elle a également offert de son temps à l'Institut national canadien pour les aveugles agissant comme lectrice bénévole.

Affiliations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]