Un aller simple

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Un aller simple
Auteur Didier van Cauwelaert
Genre roman
Pays d'origine Drapeau de la France France
Éditeur Éditions Albin Michel
Date de parution
Nombre de pages 194
ISBN 2-226-07010-9

Un aller simple est un roman de Didier van Cauwelaert publié en aux éditions Albin Michel et ayant obtenu le prix Goncourt la même année. Ce roman a été adapté au cinéma dans le film, Un aller simple par Laurent Heynemann en 2001.

Historique[modifier | modifier le code]

Le roman remporte le prix Goncourt en novembre 1994 grâce à double voix du président de l'Académie Goncourt, Hervé Bazin[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Aziz Kemal, marseillais de coeur, d'accent et de naissance, est fils de parents décédés lors d'un accident de voiture. Tiré de la voiture, une Citroën ami 6 (d'où son prénom), par un Tsigane, Vasile, des quartiers nord de Marseille, il a grandi avec un faux passeport marocain puisque celui-ci était moins cher qu'un français. En outre, Aziz a trouvé un compromis: il a le rôle d'arbitre lors des jeux de foot, car il ne veut ni trahir les Français, ni les Tsiganes. À neuf ans, Aziz se met à veiller lors de cambriolages et à onze ans, il doit quitter l'école, qu'il aime pour se consacrer aux vols d'autoradios. Avant d'être envoyé dans son pseudo pays natal, Aziz tombe amoureux de Lila, une Manouche (Sinti), avec qui il a fait l'amour avant son mariage. Or, Rajko interdit à Lila de continuer à fréquenter Aziz, pourtant «un fond d'espoir bizarre l'empêche d'être malheureux». Cependant un mariage entre Lila et Rajko, un grand mécanicien tsigane et ami d'Aziz, est prévu, qui pourtant n'aura jamais lieu, puisque «Rajko, dix jours avant leur mariage, en faisant des provisions de minuit chez le concessionnaire Mercedes, a été flingué par un vigile». Ainsi, c'est Aziz qui épouse Lila (ayant gagné un vote puisqu'il a fourni «douze Pioneer laser et quarante enceintes Bose», mais lui aussi est emprisonné, car le joaillier chez qui il a acheté la bague l'a injustement accusé de vol (Aziz ne pouvait point plaider sa cause, car il a oublié de réclamer la facture), quoique cette bague soit une des rares choses qu'il ait achetées honnêtement puisqu'un «cadeau de fiançailles, quand on est honnête, ça ne se vole pas». En effet, des policiers ont fait irruption dans le café Marchelli où Aziz a invité Lila et sa famille pour le repas de fiançailles et l'ont emmené sans que les Manouches aient réagi (un frère de Lila lui a même donné une baffe lorsque celle-là a crié «Aziz»). Dans le bureau du commissaire, Aziz se présente comme anti-héros, il se met à pleurer, parce que c'est la première fois qu'il est traité de façon injuste. Ensuite, il nous apprend que si quelqu'un lui vole son atlas, ce serait une perte plus importante que d'avoir perdu Lila, car «l'amour» pour Lila a moins de poids à ses yeux que les études (p.24). Après que le gouvernement a pris des mesures pour les clandestins avec l'Office des migrations internationales (OMI), Aziz est envoyé au Maroc en compagnie d'un «attaché humanitaire» qui a pour mission de le reconduire sur son «lieu d'origine», le l'aider à «renouer avec ses racines» de l'épauler dans la recherche d'emploi auprès des autorités locales. Aziz se considère comme «la bonne affaire» (p.37), à la fois, le frère de Lila garde, comme dédommagement de l'avoir déshonorée, les douze Pioneer laser et les quarante enceintes Bose de celui-ci, Place-Vendôme va revendre la bague et en outre la police les remercie d'avoir fourni ce dernier en tant que photogénique pour faire de lui un exemple pour la presse. L'attaché humanitaire est déprimé, puisqu'il est en instance de divorce avec Clémentine, sa femme. Aziz se lie rapidement d'amitié avec lui, puisqu'ils ont quelques points en commun et Aziz éprouve de la sympathie pour lui, et puisqu'il a besoin de rêve, pour oublier sa femme, lui raconte l'histoire de Lila (or, dans l'avion, il déchire sa photo de Lila «comme ça, d'instinct, par solidarité»(p.48)) et parle d'Irghiz («C'était la légende, au chapitre 12 (atlas), des hommes gris qui vivaient dans une vallée complètement secrète, sans routes et sans progrès, un paradis de verdure avec des fleurs préhistoriques continuant de pousser à l'abri des montagnes pelées que voyait le touriste qui ne se doutait pas, car les hommes gris transmettaient leur vallée de génération en génération en jurant le secret ; d'ailleurs personne n'en sortait jamais, à part les gardiens chargés d'égarer les explorateurs pour éviter qu'ils nous découvrent… ; ma vallée secrète s'appelait Irghiz et j'étais le premier des hommes gris qui en était sorti pour aller à Marseille(où «un ancien de la tribu connaissait un professeur de la faculté de Marseille, M. Giraudy (en effet, l'ancien professeur de géographie d'Aziz), qui avait la solution pour empêcher que ça s'éboule, et ma mission était de convaincre M. Giraudy de venir nous aider avec son équipe»(p.50)).»(p.49)), un endroit imaginaire et son lieu de naissance imaginaire, situé selon Aziz dans l'Atlas (massif) et ajoute avoir été le premier à quitter Irghiz pour chercher du secours, car «la vallée s'écroule à cause des travaux de la nouvelle route dans la montagne»(p.49). Jean-Pierre Schneider, l'attaché humanitaire et également écrivain (en effet, il a quitté Lorraine et son père pour se rendre à Paris en vue d'écrire un livre au sujet de la vie de son père qui est fondeur) décide alors d'écrire plus tard un livre à l'aide de ses notes au sujet d'Aziz, qu'il intitulera: «Un aller simple», dans l'espoir de devenir ainsi célèbre et de regagner le coeur de sa femme. Et les voilà tous les trois (s'est ajoutée Valérie d'Armeray de Villeneuve, une guide-chauffeur qui fait d'abord l'amour avec Aziz, ensuite avec Jean-Pierre Schneider ; à la page 71, on apprend également qu'elle à une mentalité tout à fait différente de celle d'Aziz et qu'elle est intellectuellement plus avancée que lui et elle est en quelque sorte une rebelle très émancipée) partis dans l'Atlas en quête d'un pays imaginaire, histoire d'aller chacun au bout de ses rêves. Cependant, Jean-Pierre est piqué par un animal aquatique et transporté à l'hôpital à cause d'une alergiee. Par ailleurs, grâce à la présence de Valérie, Jean-Pierre ne pense plus à Clémentine et se met à aimer Valérie (voir aussi pp.80, 85, 86). Mais le rêve se termine bien vite car Jean Pierre, l'attaché humanitaire, meurt en raison d'une autre maladie non soignée. Aziz décide de ramener son corps en France chez ses parents. En effet, Aziz se rend d'abord chez l'ex-femme de Jean-Pierre mais n'ose pas lui communiquer la mauvaise nouvelle et se rend ensuite chez ses parents auxquels il raconte que Jean-Pierre a été emprisonné par des rebelles au Maroc. Ceux-ci hébergent Aziz et le traitent comme leur fils et ensuite il se met à terminer le livre entamé par le défunt.

Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Du côté de chez Drouant : Le Goncourt de 1979 à 2002 émission de Pierre Assouline sur France Culture le 24 août 2013.