Tour funéraire de Saint-Restitut

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Tour funéraire
de Saint-Restitut
Saint-Restitut 37.JPG
Présentation
Type
Style
Construction
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Commune
Coordonnées

La tour funéraire de Saint-Restitut est une tour romane du XIe siècle située dans la commune de Saint-Restitut dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Historique[modifier | modifier le code]

La tour funéraire de Saint-Restitut constitue la partie la plus ancienne de l'église de Saint-Restitut. La date de sa fondation soulève un problème complexe sur lequel les archéologues sont loin d’être d’accord, les estimations allant du IVe siècle au XIe siècle. À l’intérieur de la tour se trouve un caveau qui aurait contenu le corps de l’aveugle-né guéri par Jésus-Christ, qui aurait quitté la Palestine, changé son nom de Sidoine en celui de Restitut et serait devenu le premier évêque du Tricastin[1].

L'architecture[modifier | modifier le code]

Cette massive tour carrée constitue la partie occidentale de l'église. Elle était initialement isolée comme l'atteste le fait que la frise qui la décore court sur ses quatre faces[1] : on aperçoit effectivement cette frise sous l'arc brisé à triple rouleau qui assure la jonction entre l'église et la tour funéraire, sur le mur du fond de l'église qui n'est autre que la façade orientale de la tour.

La frise romane[modifier | modifier le code]

Le principal attrait de la tour est bien entendu la remarquable frise sculptée qui en orne les quatre faces et qui représente des motifs bibliques, des animaux fantastiques et des scènes de la vie quotidienne comme des tailleurs de pierre[2].

C’est sur la façade occidentale que se trouvent les sujets les plus fantastiques : on y remarque notamment un âne jouant du violon ainsi que le basilic des anciens, animal hybride ayant le corps d’un coq et la queue d’un reptile et qui pouvait tuer par son simple regard.

Le centre de la frise ornant la façade occidentale est ornée d'un Christ bénissant vers lequel convergent des adorants[1].

Tailleurs de pierre.
Frise de la façade méridionale.
Basilic, taureau, cavalier.
Adorants.
Le Christ bénissant entouré d'adorants.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Guy Barruol et Jean-Maurice Rouquette, Promenades en Provence romane, Zodiaque, 2002, p.76
  2. Serge Panarotto, Chapelles de Provence, Édisud, 2007, p.8