Tommaso da Modena

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tommaso da Modena
Tommaso da Modena – Sankta Ursulas avfärd.jpg

Légende de sainte Ursule, Trévise

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Œuvres réputées
Storie di sant'Orsola (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Tommaso Barisini (ou Barisino ou Rabisino) dit Tommaso da Modena (Modène, 1326 – Modène, 1379) est un peintre et miniaturiste italien du XIVe siècle de style byzantin, qualifié de primitif italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tommaso da Modena a œuvré à Venise, et également travaillé pour la cour de l'empereur romain germanique Charles IV à Prague.

Son œuvre la plus connue est la série des quarante portraits[1] des dignitaires de l'ordre dominicain, dans la salle du chapitre du couvent de l'église San Nicolò, à Trévise, représentés dans des poses réalistes, presque psychologiques, à leur pupitre, dans la méditation, l'écriture ou la lecture[2], a contrario des allures allégoriques des portraits des commandes passées aux peintres contemporains[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Fresque du Christ crucifié, Duomo de Trévise
  • Ecce Homo et Madonna, bois, château de Karlstein, République tchèque
  • Sainte Catherine, Académie de Venise
  • Légende de sainte Ursule, Museo Civico, Trévise
  • San Gerolamo, Sant'Agnese, fresques sur les piliers de l'église San Nicolò
  • Série des Quaranta domenicani illustri (1352), couvent San Nicolò, salle du chapitre, Trévise
  • Vierge à l'Enfant Jésus, Vienne
  • Saint Albert le Grand, séminaire de Trévise

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 2 papes, 18 cardinaux et 17 frères dominicains. cf. Daniel Russo, « Compilation iconographique et légitimation de l’ordre dominicain : les fresques de Tomaso da Modena à San Niccolò de Trévise (1352) », Revue de l’art n°97, 1992, p. 76-84.
  2. l’un d’eux, Hugues de Saint-Cher, porte des lunettes de vue, en fait des « bésicles clouantes », qui furent inventées environ vingt ans après sa mort ! Voir Michael Pasco, L’Histoire des lunettes vue par les peintres, Société nouvelle des éditions Boubée, Paris, 1995.
  3. comme celles de Andrea di Bonaiuto à la Cappellone degli Spagnoli à Santa Maria Novella de Florence.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julian Gardner, Guido da Siena, 1221, and Tommaso da Modena, The Burlington Magazine, vol. 121, n° 911 (fév. 1979)

Sources[modifier | modifier le code]