Tisserin gendarme

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Ploceus cucullatus

Ploceus cucullatus
Description de cette image, également commentée ci-après
Ploceus cucullatus nigriceps
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Ploceidae
Genre Ploceus

Espèce

Ploceus cucullatus
(Statius Müller, 1776)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe III de la CITES Annexe III , Rév. du 26/02/76

Le Tisserin gendarme (Ploceus cucullatus), appelé aussi Tisserin Cap-Moor[1], Serin du Cap ou Sereñ Dikap sur l'Île Maurice[2], Oiseau Bellier[3] ou Zwazo Belye à La Réunion[2], est une espèce de passereaux de la famille des Ploceidae.

Morphologie[modifier | modifier le code]

C'est un oiseau de petite taille, mesurant entre 15 et 18 cm, pour un poids allant de 32 à 45 grammes[4].

Le dimorphisme sexuel est prononcé : le mâle est d'un jaune éclatant, avec la tête sombre et le bec noir. Tout comme chez la femelle, l'œil est rouge. La femelle possède des couleurs plus discrètes : le corps est vert-jaune, le bec gris clair[5].

Ecologie et comportement[modifier | modifier le code]

Tisserin gendarme mâle tenant une feuille pour construire son nid, dans le parc national de Kakum. Octobre 2021.

Le Tisserin gendarme est un oiseau largement grégaire, ses colonies allant de 20 à 60 nids suspendus aux branches de grands arbres et pouvant regrouper un total de 200 oiseaux.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Il nidifie généralement de juin à février, mais le mâle construit son nid toute l’année. Celui-ci est caractéristique : en forme de boule, composé d’une chambre principale et d’une entrée dans la partie inférieure. Il est tissé avec diverses fibres végétales qui jaunissent avec le temps. Il est accroché à l’extrémité d’une branche haute ou d’une feuille de cocotier.

Régime alimentaire[modifier | modifier le code]

Le Tisserin gendarme est essentiellement un granivore, consommant en particulier les graines de céréales ; il se nourrit aussi de nectar et de fruits. Il intègre à son régime une part d'environ 20% d'invertébrés, en particulier des insectes incluant les coléoptères, les fourmis et les termites. Cela en fait à la fois un allié et un ennemi des agriculteurs, dont il pille les cultures mais élimine aussi certains insectes ravageurs[4].

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Tisserin gendarme mâle et femelle, dans le parc national de Kakum. Octobre 2021.

Il est présent dans toute l'Afrique subsaharienne[2]. La sous-espèce Ploceus cucullatus spilonotus a aussi été introduite sur l'île Maurice et à La Réunion[2]. On le retrouve aussi au nord de la Martinique, où il a été introduit en 1976[5] et sur d'autres îles des Caraïbes. Il a également été introduit au Portugal. Il est capable de vivre dans de nombreux milieux différents, aussi bien naturels comme les forêts (à l'exception des plus denses) que proche de l'homme dans les cultures et les jardins[4].

Systématique[modifier | modifier le code]

L'espèce Ploceus cucullatus a été décrite par l’ornithologue allemand Philipp Ludwig Statius Müller en 1776, sous le nom initial d'Oriolus cucullatus.

Synonymie[modifier | modifier le code]

Taxinomie[modifier | modifier le code]

D'après le Congrès ornithologique international, cette espèce est constituée des dix sous-espèces suivantes :

  • Ploceus cucullatus cucullatus (Statius Müller, 1776)
  • Ploceus cucullatus abyssinicus (Gmelin, JF, 1789)
  • Ploceus cucullatus bohndorffi Reichenow, 1887
  • Ploceus cucullatus frobenii Reichenow, 1923
  • Ploceus cucullatus collaris Vieillot, 1819
  • Ploceus cucullatus graueri Hartert, 1911
  • Ploceus cucullatus paroptus Clancey, 1959
  • Ploceus cucullatus nigriceps (Layard, EL, 1867)
  • Ploceus cucullatus dilutescens Clancey, 1956
  • Ploceus cucullatus spilonotus Vigors, 1831

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Christian Bougerol et Pierre Rousselet-Blanc (préf. Philippe de Wailly, ill. F. Valchamino, G. Houssemaine), Larousse des oiseaux de cage et de volière, Paris, Éditions Larousse, , 120 p. (ISBN 2-03-014853-9), p. 107.
  2. a b c et d Safford, R., Hawkins, F. 2013. The Birds of Africa: Volume VIII: The Malagasy Region. Bloomsbury Publishing, London, 1024 pages.
  3. Bellier est le nom du Réunionais qui éleva les premiers spécimens locaux. Souvent écrit : Bélier.
  4. a b et c (fr) Le Tisserin gendarme sur Oiseaux.net.
  5. a et b (fr) « Le Tisserin gendarme »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) sur VertPays.com.

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]