Tapis vert (Versailles)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tapis vert.

Tapis vert
Allée royale
Image illustrative de l’article Tapis vert (Versailles)
Vue générale du tapis vert avec au premier plan le bassin d'Apollon
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Commune Versailles
Quartier Jardin de Versailles
Caractéristiques
Type parterre
Localisation
Coordonnées 48° 48′ 24″ nord, 2° 06′ 49″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Tapis vert Allée royale

Le tapis vert, aussi appelé Allée royale[1], est un parterre de pelouse du jardin de Versailles, en France.

Il est situé dans la grande perspective du château de Versailles, entre le parterre de Latone et le bassin d'Apollon. Bordé de chaque côté par une allée et formant un plan incliné (ce qui superpose les lignes d'horizon avec celles du Grand Canal), il est long de 335 mètres et large de 40[1].

Le tapis vert existait déjà du temps du parc de Louis XIII[1]. André Le Notre le fit élargir et décorer de 12 statues et 12 vases, beaucoup venant de l'académie de France à Rome[1].

Sculptures[modifier | modifier le code]

La Fourberie.
Sculptures du Tapis vert au second plan.

Côté Nord[modifier | modifier le code]

La Fourberie[modifier | modifier le code]

Statue de Louis le Conte.

La Fourberie est représentée par une femme souriante, tenant un masque qui symbolise l'art de la dissimulation. À ses pieds se trouve un renard, animal rusé et trompeur.

Junon[modifier | modifier le code]

Statue du sculpteur Jean-Jacques Clérion, 1689.

Hercule et Télèphe[modifier | modifier le code]

Statue de Noël Jouvenet, 1685.

Hercule s'appuyant de la main droite sur sa massue, portant sur le bras gauche son jeune fils Télèphe.

Vénus Médicis[modifier | modifier le code]

L'entrée du Tapis vert au moment des grands travaux d'élagage de 1775.

Statue de Michel Mosnier et Nicolas Frémery, 1687.

L'original de cette statue se trouve à la Galerie des Offices à Florence. Décrite pour la première fois en 1638 dans la collection de la villa Médicis à Rome, elle connaît un rapide succès et est copiée de nombreuses fois. Louis XIV en possédait cinq copies par Carlier, Clérion, Coysevox, Mosnier et Frémery dont une en bonze par les frères Keller. Vénus est représentée nue, la main sur le sein, un dauphin derrière elle.

Cyparisse et son cerf[modifier | modifier le code]

Statue d'Anselme Flamen, 1687.

Selon les Métamorphoses d'Ovide, Cyparisse était aimé d'Apollon. Le jeune homme avait comme compagnon de jeu un cerf apprivoisé qu'il tua un jour, par erreur, de son javelot. Il demanda alors à Apollon de mourir et le dieu le transforma en cyprès, symbole de la tristesse éternelle.

Côté Sud[modifier | modifier le code]

Faune au chevreau[modifier | modifier le code]

Statue d'Anselme Flamen, 1685-1686.

Ce faune est une copie d'après l'antique se trouvant dans les collections de Christine II de Suède à Rome. C'est une des quatre copies d'antiques de l'Allée Royale. Cette statue, qui témoigne du goût persistant pour les œuvres antiques, représente un jeune faune tenant de la main gauche un chevreau autour des épaules et de la droite un bâton. Derrière lui se trouve un tronc d'arbre auquel est accroché une sacoche.

Didon[modifier | modifier le code]

Statue de Jean-Baptiste Poultier, 1689.

Didon est la reine fondatrice de Carthage où elle accueille Énée après la chute de Troie. Ils tombent alors mutuellement amoureux l'un de l'autre mais les dieux rappellent Énée à son devoir : il doit aller fonder une nouvelle Troie (ce sera Rome). À regret, il quitte alors Carthage, et Didon, folle de douleur, fait alors allumer un bûcher pour y détruire tous les objets laissés par Énée. Au comble de son désespoir, elle monte alors sur le bûcher, saisit l'épée de son amant et se poignarde.

Amazone[modifier | modifier le code]

Amazone, par Jacques Buirette )

Statue de Jacques Buirette, 1685-1693.

Les Amazones sont un peuple de femmes guerrières de la mythologie grecque qui habitent en Cappadoce dans l'actuelle Turquie. On dit qu'elles se coupaient le sein droit pour pouvoir tirer à l'arc plus facilement. Leur reine était Hyppolite ou Antiope qui eut un fils de Thésée prénommé également Hippolyte. Ici l'amazone est représentée préparant son arc et ses flèches alors qu'à ses pieds se trouve tout son attirail militaire.

Achille à Scyros[modifier | modifier le code]

Statue d’Achille à Scyros (Philibert Vigier – 1695)

Statue de Philibert Vigier, 1695.

Pour éviter que son fils ne participe à la Guerre de Troie, Thétis confie son fils Achille à Lycomède, roi de Scyros, afin que le jeune homme soit élevé parmi les filles du roi et passe inaperçu. Pour le retrouver, Ulysse se présente à la cour du roi, déguisé en marchand et offre aux princesses des étoffes parmi lesquelles il a dissimulé des armes. Achille s'en empare et est reconnu. L'élan de la statue marque une nouvelle étape dans la statuaire versaillaise où le modèle antique laisse la place à une plus grande inventivité, annonçant ainsi le siècle prochain.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d château de Versailles, « Plan interactif : le tapis vert », Château de Versailles (consulté le 22 avril 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]