Hans Knappertsbusch

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Hans Knappertsbusch
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Hans Knappertsbusch en 1928

Naissance
Elberfeld, Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Décès (à 77 ans)
Munich, Allemagne de l'Ouest Allemagne de l'Ouest
Activité principale Chef d'orchestre
Lieux d'activité Festival de Bayreuth (1951 - 1965)

Hans Knappertsbusch, né le à Elberfeld et mort le à Munich, est un chef d'orchestre allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie la philosophie à l'université de Bonn sous la pression de ses parents, opposés à son projet de carrière de musicien[1]. Il suit tout de même les cours du conservatoire de Cologne dès 1908, où il assiste le chef d'orchestre Emil Steinbach. Il débute comme Kapellmeister (maître de chapelle) au théâtre de Mülheim de 1910 à 1912, avant d'assister Siegfried Wagner à Bayreuth, puis de gravir les échelons du monde orchestral germano-autrichien (Leipzig, Munich, puis Vienne). De 1913 à 1918 il dirige l'opéra d'Elberfeld, sa ville natale, et participe parallèlement aux festivals Wagner qui ont lieu en 1913 et 1914 au Pays-Bas[1].

Il déménage en 1918 à Leipzig, puis l'année suivante à Dessau où il est nommé directeur musical en 1920[1]. Sa carrière lancée, Knappertsbusch est appelé à Munich en 1922 pour succéder à Bruno Walter.

Pendant la période nazie, Knappertsbusch se fait mal voir des autorités par son refus persistant de jouer le Horst-Wessel-Lied avant chaque concert, ainsi que cela était exigé.

Spécialiste de Richard Wagner, il dirigea au Festival de Bayreuth en 1951-1952, puis de 1954 à 1965. Il fut le dernier chef d'orchestre à y diriger gratuitement. Du fait de sa discographie pléthorique, il passe pour un grand-prêtre de Parsifal, mais il a aussi laissé plusieurs Rings complets, dont celui de 1958 est souvent considéré comme le meilleur. Son Parsifal, en 1951, après la reprise du festival de Bayreuth, est considéré comme l'un des meilleurs enregistrements de ce « festival scénique sacré », sans oublier d'autres aussi excellents, par exemple celui de 1962.

Hans Knappertsbusch détestait les répétitions : il préférait travailler ses partitions chez lui et attendait des musiciens et des interprètes qu'ils soient prêts le jour de la représentation. Grâce à son charisme, la grande concentration qu'il dégageait et la lisibilité de ses gestes simples et expressifs, cette approche est généralement appréciée pour les opéras de Wagner, mais la même méthode appliquée aux symphonies d'Anton Bruckner a donné des résultats controversés.

Admirable beethovénien, il a laissé des enregistrements des Symphonies n° 2, n° 3 « Héroïque », n° 4, n° 5, n° 7 et n° 8, et des Concertos pour piano et orchestre n° 3, n° 4 et n° 5 « Empereur », ainsi que des Ouvertures de Léonore n° 3 et de Coriolan, d'une grandeur de style et d'une puissance d'expression incomparables.

Les enregistrements de Hans Knappertsbusch sont réputés pour leur lenteur particulière, et, de fait, des chanteurs comme Astrid Varnay éprouvaient parfois de la difficulté à s'adapter à sa rythmique personnelle. Cependant, on observe une accélération assez nette du tempo d'ensemble, par exemple entre le Parsifal de 1951 et celui de 1962.

Hans Knappertsbusch est inhumé au cimetière de Bogenhausen, près de Munich.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) Ronald Crichton et José A. Bowen, « Hans Knappertsbusch », dans Grove Music Online, Oxford University Press, (présentation en ligne) (inscription nécessaire)

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liens externes[modifier | modifier le code]