Symphonie nº 10 de Schubert

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La Symphonie D.936A en ré majeur de Franz Schubert, considérée comme sa Dixième, malgré le problème causé par l'existence de nombreux projets inachevés et pourtant parfois bien avancés, est une de ses toutes dernières compositions.

Déjà affaibli par la maladie, Schubert alla le 4 novembre 1828 avec son ami Josef Lanz trouver le professeur Simon Sechter (qui fut plus tard le professeur d'Anton Bruckner), désirant prendre une leçon de contrepoint auprès du maître. Sechter lui demanda de faire un exercice de fugue, en partie sur les lettres de SCHUBERT, et de revenir pour une deuxième leçon le 10 novembre, à laquelle Schubert alité ne put se rendre. Les notes de cet "exercice" ont été retrouvées dans les marges de la partition d'une nouvelle symphonie en ré majeur, que Schubert avait entreprise à peu près au même moment.

Cette symphonie n'a été retrouvée et publiée qu'en 1978 par Ernst Hilmar, et a fait l'objet d'un travail de reconstruction en 1983 par le musicologue Brian Newbould. Elle est vraisemblablement la symphonie de 1828 dont parlait l'ami de Schubert Eduard von Bauernfeld, surnommée "la Dernière", que l'on croyait perdue voire imaginaire. Il en reste trois mouvements esquissés au piano. Le second, l'Andante en si mineur, a notamment retenu l'attention, par son atmosphère austère et prophétique, presque funèbre, dans laquelle beaucoup voient une anticipation de l'écriture mahlérienne.

  • I. Allegro moderato
  • II. Andante
  • III. Scherzo - Allegro moderato