Sylvie Granger

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Sylvie Granger
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Sylvie Granger est une historienne moderniste française. Sa notoriété repose sur ses travaux consacrés aux métiers de la musique et de la danse au XVIIIe siècle, et sur sa participation à l'édition critique de sources du for-privé.

Biographie[modifier | modifier le code]

Préparée sous la direction d'Anne Fillon, sa thèse consacrée aux métiers de la musique en pays manceau et fléchois est soutenue le [1]. Nommée enseignante-chercheuse (avec le statut de PRAG) à l'université du Maine, elle y est ensuite élue maîtresse de conférences, poste qu'elle occupe jusqu'à sa retraite de l'enseignement fin 2016. Elle poursuit alors son activité de chercheuse[2]. Elle est membre du laboratoire Temos[3].

Sylvie Granger est associée à l'enquête nationale Muséfrem (prosopographie des musiciens d'Église du XVIIIe siècle), dès son lancement au début des années 2000[4]. Elle assure actuellement la coordination de la base de données qui en est l'outil essentiel[5].

Élue conseillère municipale verte à la Ville du Mans en 2001-2008, Sylvie Granger est durant sept ans déléguée au patrimoine historique et à la lecture publique.

Travaux scientifiques[modifier | modifier le code]

Sylvie Granger consacre ses recherches aux métiers de la musique et de la danse aux XVIIe et XVIIIe siècles, dans une perspective sociale et culturelle. Elle fait délibérément le choix de se consacrer à des terrains d'étude provinciaux, et donc à des minorités peu visibles, en particulier les musiciennes[6], et tout spécialement les femmes organistes[7].

Elle est l'auteure de très nombreux articles, et de plusieurs ouvrages :

  • Musiciens dans la ville, 1600-1850, Paris, Belin, collection Essais d’Histoire Moderne, 2002, 320 pages[8],[9].
  • avec Caroline Giron-Panel, Bertrand Porot et Raphaëlle Legrand (dir.), Musiciennes en duo, Mères, filles, sœurs ou compagnes d’artistes, préface de Michelle Perrot, Rennes, Pur, collection Histoire, 2015, 254 pages[10].
  • Danser dans la France des Lumières, Rennes, Pur, collection Histoire, 2019, 442 pages (dont cahier iconographique de 16 pages). C'est la toute première synthèse publiée sur le métier de maître à danser, les leçons de danse, les bals en province au XVIIIe siècle[11].

En collaboration avec d'autres chercheurs, Sylvie Granger a participé à la réédition commentée d'écrits majeurs du for privé :

  • avec Benoît Hubert et Martine Taroni, Journal d’un chanoine du Mans, Nepveu de La Manouillère, 1759-1807, édition intégrale, introduite et annotée, préface de Philippe Loupès, Rennes, Pur, collection Mémoire Commune, 2013, 770 pages (dont 32 planches couleurs).
  • avec Benoît Hubert, Journal d'un villageois du Maine, Louis Simon (1741-1820), édition augmentée et annotée, à partir du texte original établi et commenté par Anne Fillon (1984 et 1996), préface de Pierre Chaunu (1996), Pur, collection Mémoire Commune, 2016, 548 pages (dont 36 planches couleurs).

Le journal du chanoine Nepveu de La Manouillère est une mine de renseignements sur la société mancelle au XVIIIe siècle, et en particulier sur le chapitre de la cathédrale, pour une période où les registres capitulaires sont perdus[12].

Les mémoires du villageois Louis Simon[13], très rare parole d'un homme du peuple avant, pendant et après la Révolution, permet une plongée au cœur des mentalités villageoises[14].

Autres publications[modifier | modifier le code]

En parallèle à ses travaux universitaires, Sylvie Granger a publié des ouvrages destinés au grand public. Tous s'attachent à faire connaître les oubliés et oubliées de l'histoire, comme Nannon Chapeau, l'épouse de Louis Simon, ou le musicien Louis Bouteiller.

  • Avec Serge Bertin, Femmes en Sarthe, Actrices de leur temps, Libra-Diffusio, 2012, 272 pages. Réédition augmentée en 2015, 304 pages.
  • Avec Serge Bertin, Hommes en Sarthe, Acteurs de leur temps, Le Mans, Libra-Diffusio, , 272 pages.
  • Avec Josiane Couasnon, Jardins d’émotions en Sarthe, photos Simon Lagoarde, préface Alain Baraton, Le Mans, Libra-Diffusio, 2017, 344 pages[15].

Elle est membre de l'association des Auteurs du Maine et du Loir[16].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pauline Le Diouris, « Sylvie se fait la voix des humbles. L'historienne Sylvie Granger raconte avec passion dans ses écrits la vie des oubliés de l'Histoire », Maine-Libre, 24 septembre 2017.
  2. Pauline Le Diouris, article cité, Maine libre, 24 septembre 2017.
  3. « Laboratoire TEMOS », sur Laboratoire TEMOS (consulté le 2 août 2020)
  4. MUSÉFREM - Base de données prosopographique des musiciens d'Église au XVIIIe siècle, https://philidor.cmbv.fr/musefrem/
  5. « MUSÉFREM | Musiciens d'Église en France à l'époque moderne / French Church Musicians in the Modern Era » (consulté le 2 août 2020)
  6. Sylvie Granger, « [portrait] », sur www.creim.fr, (consulté le 2 août 2020)
  7. Sylvie Granger, « Les musiciennes de 1790, aperçus sur l’invisibilité », Revue de musicologie, n°94/2, décembre 2008, pages 289 à 308.
  8. Voir la recension par Youri Carbonnier dans la revue Histoire urbaine : https://www.cairn.info/revue-histoire-urbaine-2004-1-page-153.htm
  9. et la recension de Jean Quéniart dans les ABPO : Jean Quéniart, « Sylvie Granger, Musiciens dans la ville (1650-1850) », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest [En ligne], 110-2 | 2003, mis en ligne le 20 juillet 2005, consulté le 03 août 2020. URL : http://journals.openedition.org/abpo/1450.
  10. Voir la recension de Frédérique Pitou dans les ABPO : Pitou Frédérique, « Giron-Panel Caroline, Granger Sylvie, Legrand Raphaëlle et Porot Bertrand (dir.), Musiciennes en duo. Mères, filles, sœurs ou compagnes d’artistes », Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, 2015/2 (n° 122-2), p. 164-165. URL : https://www.cairn.info/revue-annales-de-bretagne-et-des-pays-de-l-ouest-2015-2-page-164.htm
  11. « Sylvie Granger, Danser dans la France des Lumières, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2019, 426 p., ([[International Standard Book Number|ISBN]] [[Spécial:Ouvrages de référence/978-2-7535-7607-0|978-2-7535-7607-0]]), Recension de Suzanne Rochefort dans la Revue d’histoire moderne et contemporaine 2019/4 (n° 66-4), pages 200 à 202 ».
  12. Voir la recension de Jean Vassort dans la Revue d'histoire moderne et contemporaine : Vassort Jean, « Sylvie Granger, Benoît Hubert, Martine Taroni (éd.), Journal d’un chanoine du Mans, Nepveu de la Manouillère, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2013, 738 p., (ISBN 978-2-7535-2774-4) », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2014/4 (n° 61-4/4 bis), p. 169-170. DOI : 10.3917/rhmc.614.0169. URL : https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2014-4-page-169.htm
  13. [1].
  14. Voir la recension de Mathilde Chollet dans les ABPO : Mathilde Chollet, « Souvenirs d’un villageois du Maine. Louis Simon (1741-1820) », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest [En ligne], 123-4 | 2016, mis en ligne le 30 décembre 2016, consulté le 03 août 2020. URL : http://journals.openedition.org/abpo/3460.
  15. « Jardins d'émotions en Sarthe », sur Libra Diffusio (consulté le 2 août 2020)
  16. « Sylvie GRANGER >> Fiche auteur | Auteurs du Maine et du Loir (AML) », sur www.auteursdumaine.net (consulté le 2 août 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]