Suprême charité (Bruxelles)

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La Suprême Charité de Bruxelles ou Sur-aumônerie, est une institution bruxelloise dont les débuts remontent vers 1440, avec la création des "generaele caritaetmeesters", après l'instauration du nouveau régime de 1421.

Sa réorganisation remonte à 1539 sous Charles Quint.

À partir du 29 octobre 1613, il fut décidé de choisir les administrateurs uniquement parmi les anciens membres du magistrat, par la suite l'on précisa par la loi urbaine du 19 août 1614 qu'ils devaient être choisis parmi les membres du magistrat lors de leur sortie de charge.

La Suprême Charité avait comme fonction la supervision et l'inspection de toutes les fondations charitables de la ville.

Organisation[modifier | modifier le code]

La Suprême Charité était dirigée par quatre maîtres généraux (generaele caritaetmeesters) dont deux étaient choisis parmi les lignages et deux parmi les Nations.

Le magistrat les nommait pour une période de quatre ans. Chaque année, un de ces administrateurs, tantôt un Lignager tantôt un Natif, quittait sa charge et chaque premier décembre leurs collègues présentaient au magistrat deux nouveaux candidats choisis parmi les notables les plus riches de la ville.

Ces administrateurs recevaient une indemnité d'habillement de 36 florins pour les lignagers et de 24 florins pour les Natifs; ils recevaient en outre un jeton de présence de 18 sous pour chaque séance.

La Suprême Charité siégeait une fois par semaine en vertu du règlement de 1639 et avait à son service cinq fonctionnaires, un greffier, un messager et trois "officials"[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • XVIIIème s. : Placards de Brabant, tome III, p. 261, 264 et 276.
  • 1845 (1969) : Alexandre Henne et Alphonse Wauters, Histoire de la Ville de Bruxelles, nouvelle édition par Mina Martens, Bruxelles, 1969, tome 2, p. 464.
  • 1929 : Paul Bonenfant, Les bienfaiteurs des pauvres à Bruxelles, Bruxelles, 1929.
  • 1930 : Paul Bonenfant, "La création à Bruxelles de la Suprême Charité", dans Rapport annuel de la Commission d'Assistance publique de la Ville de Bruxelles, Bruxelles, 1930, pp. 57-75.
  • 1938 : Pierre Bonenfant, Inventaire des archives de l'Assistance publique de Bruxelles, volume IV, Fonds de la Suprême Charité, dans, Archives, bibliothèques et Musées de Belgique, XV, Bruxelles, 1938, pp. 28-53.
  • 1939 : Paul Bonenfant, La création à Bruxelles de la Suprême Charité (1539), Bruxelles, 1939.
  • 1965 : Pierre Bonenfant, "La Suprême charité", dans Annales de la Société Belge d'Histoire des Hôpitaux, 1965, pp. 169-177.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Un "official" (en latin "officialis") était le nom donné à certains fonctionnaires dans diverses administrations, civiles ou militaires des anciens Pays-Bas. Ce mot, avec exactement le même sens, a été conservé en anglais : en:official.