Stellérite

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Stellérite
Catégorie IX : silicates[1]
Image illustrative de l’article Stellérite
Stellérite - Cape Marargiu, Sardaigne, Italie(XX1mm)
Général
Classe de Strunz 9.GE.15
Formule chimique H14Al2CaO25Si7 Ca Al2 Si7 O18 7H2 O
Identification
Masse formulaire[2] 704,736 ± 0,015 uma
H 2 %, Al 7,66 %, Ca 5,69 %, O 56,76 %, Si 27,9 %,
Couleur incolore; blanc; rose pâle; jaune brunâtre
Classe cristalline et groupe d'espace dipyramidale ; F mmm
Système cristallin orthorhombique
Réseau de Bravais Faces centrées F
Macle sur [001]
Clivage Parfait sur [010],imparfait sur [100] et [001]
Cassure irrégulière à conchoïdale
Habitus sphérique; agrégat; radié
Échelle de Mohs de 3,5 à 4
Trait blanc
Éclat vitreux; nacré; soyeux
Propriétés optiques
Indice de réfraction a=1.4848, b=1.4864-1.4964, g=1.4979
Biréfringence Biaxial (-) ; 0.0100-0.0130
Fluorescence ultraviolet aucune
Transparence transparente à translucide
Propriétés chimiques
Densité 2,13
Propriétés physiques
Magnétisme aucun
Radioactivité aucune

Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La stellérite est une espèce minérale du groupe des silicates sous-groupe des tectosilicates, de la famille des zéolites de formule Ca Al2 Si7 O18 7H2 O, avec des traces de Fe;Mn;Mg;Sr;Ba;Na;K. Très proche de la stilbite dont elle diffère par la substitution d'aluminium par le silicium dans sa formule. Comme pour la stilbite, les cristaux de stellérite peuvent s'associer pour former une structure ressemblant à des gerbes de blé. La stellérite peut former des sphères isolée de 12 cm de diamètre. La stellérite reste toutefois moins colorée que la stilbite.

Historique de la description et appellations[modifier | modifier le code]

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

Décrit par le minéralogiste Józef Marian Morozewicz en 1909[3]. Dédié à l’explorateur russe Georg Wilhelm Steller (1709-1746 ), découvreur des Iles du Commandeur, lieu du topotype.

Topotype[modifier | modifier le code]

Gisement 
Cap Nord-Ouest de l'île Mednyi, Iles du Commandeur, mer de Bering, Russie.
Échantillons 
Déposés au Musée d'histoire naturelle de Londres, No 1934,650.

Caractéristiques physico-chimiques[modifier | modifier le code]

Cristallographie[modifier | modifier le code]

  • Paramètres de la maille conventionnelle : a = 13,599 Å, b = 18,222 Å, c = 17,683 Å, Z = 8 ; V = 4 381,86 Å3
  • Densité calculée = 2,14

Gîtes et gisements[modifier | modifier le code]

Gîtologie et minéraux associés[modifier | modifier le code]

Gîtologie 
Dans les roches volcaniques altérées par les solutions hydrothermales.
Minéraux associés 
Les zéolithes, mais aussi calcite, prehnite quartz et tridymite.

Gisements remarquables[modifier | modifier le code]

  • Australie
Garrawilla Station, Coonabarabran district, Pottinger Co., New South Wales[4]
  • Brésil
Brasília-Guaíba quarry, Bom Princípio, Rio Grande do Sul
  • France
Carrière de Trimouns, Luzenac, Ariège[5]
Aiguille de la Balme, Massif de la Lauzière, Savoie[6]
  • Inde
District de Jalgaon, Maharashtra[7]
  • Italie
Cape Marargiu, Bosa, Province d'Oristano, Sardaigne[8]
Lago d'Envie, Prali, Val Germanasca, Province de Turin, Piémont[9]
  • Kazakhstan
Sarbaiskoe (Sarbai; Sarbay Mine), Qostaney Oblysy (Kostanai),


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. Morozewicz, J.A. (1909) ÄUber Stellerit, ein neues Zeolithmineral. Bull. Intern. Acad. Sci. Cracovie, part 2, 344{359
  4. Mineral. Rec. (1988) 19:389-406; Tschernich, R. (1992): Zeolites of the World, p. 48
  5. [Le Cahier des Micromonteurs 1990, 4, p. 3,8-12]
  6. Roger De Ascenção Guedes, S. Valange, Z. Gabelica, « L’Heulandite de La Gorraz, Pussy, massif de La Lauzière, Savoie », in Le Règne minéral, no 45, Éditions du Piat, 2002, p. 18-21
  7. - Ottens, B. (1996). "Ja lgaon: Une nouvelle localité minéralogique du Trapp-Dekkan (Inde)." Lapis, 21(9), 13-22
  8. Calanchi N., Fontana C., Ventacoli C. (1980) - I minerali di Capo Marargiu (Sassari) - Rivista Mineralogica Italiana, Milano, fasc. 4, p. 119-124
  9. Piccoli, G.C., Maletto, G., Bosio, P., Lombardo, B. (2007). Minerali del Piemonte e della Valle d'Aosta. Associazione Amici del Museo "F. Eusebio" Alba, Ed., Alba (Cuneo) 607 pp.

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