Station radar de Douvres-la-Délivrande

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Station radar de Douvres-la-Délivrande
Image illustrative de l’article Station radar de Douvres-la-Délivrande

Lieu Douvres-la-Délivrande, Calvados, Basse-Normandie, France
Fait partie de Mur de l'Atlantique
Architecte Organisation Todt
Matériaux utilisés Béton et acier
Ouvert au public Logo monument historique Inscrit MH (2014)
Appartient à commune
Contrôlé par la Kriegsmarine puis la Heer (Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand)
Guerres et batailles Seconde Guerre mondiale
Événements Débarquement de Normandie
Coordonnées 49° 17′ 13″ nord, 0° 24′ 15″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Calvados
(Voir situation sur carte : Calvados)
Station radar de Douvres-la-Délivrande
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Station radar de Douvres-la-Délivrande

La station radar de Douvres-la-Délivrande est un des ouvrages du mur de l'Atlantique implanté sur la commune de Douvres-la-Délivrande, dans le département du Calvados, région Normandie.

Localisation[modifier | modifier le code]

La station radar est située route de Basly à Douvres-la-Délivrande, à l'ouest de la commune[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La station radar est érigée par l'organisation Todt à partir de 1942 et donc a joué un rôle important lors du débarquement de Normandie du [2]. Les travaux ont duré jusqu'en 1944[3].

La base était capable à la fois de détecter à longue distance et à plus courte distance[1], du fait d'un site très favorable pour la surveillance de la Côte de Nacre[3].

230 hommes étaient dédiés à la défense des 35 ha du site[3].

Lors du Débarquement, les troupes alliées ont brouillé le dispositif pour le rendre inopérant et occupent la position le [1], après plusieurs assauts[3].

Après la guerre, le déminage est assuré par des prisonniers de guerre allemands, même si des problèmes de sécurité subsistent jusqu'en 1950. Le site est remis en culture[3].

L'aménagement du site débute par le rachat d'une zone de 3 ha par la mairie grâce à la volonté d'une association d'anciens combattants de ne pas voir disparaître ce témoignage[3].

En vue de l'installation du Musée du radar en , le radar Würzburg est restauré et un espace de 3 ha réhabilité[1]. Le radar Würzburg authentique vient de Hollande.

Le musée du radar est géré par le Mémorial de Caen jusqu'en 2006, puis depuis par la mairie de Douvres-la-Délivrande[3].

En , une antenne est abattue par une tempête[4]. Elle a été redressée et le musée poursuit son activité de découvertes de mai à septembre.

Protection[modifier | modifier le code]

Certains éléments du monument font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le  : les sols, les vestiges archéologiques, les bunkers[2].

Description[modifier | modifier le code]

Le complexe comprenait un trentaine de bunkers et cinq radars, sur une superficie de 10 hectares[1] ou 35 hectares[3].

Un radar Würzburg est conservé sur le site[2].

Le complexe comprenait deux secteurs identifiés au rôle distinct selon la distance de détection. Le complexe était protégé par des mines, des barbelés et de l'artillerie[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Le patrimoine des communes du Calvados, Flohic Éditions, 2001 (ISBN 2-84234-111-2), p. 675 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]