Staroste

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Dans l'ancienne Pologne le staroste (en latin capitaneus) est un haut fonctionnaire de la Couronne, en principe un noble, à qui est donné en fief un de ses domaines, la starostie. Le domaine était attribué en principe à vie et sans droit héréditaire. Cette règle a été souvent détournée. Les revenus de la starostie servaient en particulier à financer les campagnes militaires pour un quart des revenus de la starostie.

La fonction est créée au XIVe siècle et il y en avait de deux sortes, selon que le staroste était obligé de résider au château ou ville fortifiée, chef-lieu du canton (powiat) et d'y exercer des fonctions ou non.

Le staroste à demeure (capitaneus cum iurisdictione) supervisait les administrations fiscale, policière et judiciaire. Il présidait le tribunal local, avait le droit de faire exécuter les sentences prononcées.

Le staroste non résident (capitaneus sine iurisdictione) obtenait le domaine royal en gérance en récompense et n'avait aucune réelle obligation. L'absence d'interdiction de cumul des starosties fit la fortune des magnats polonais.

Existaient également des starostes généraux, gouverneurs de province.

Les starostes disparurent en 1794 après l'insurrection de Tadeusz Kościuszko. Ils furent recréés après la Première Guerre mondiale sous une autre forme.

Dans la hiérarchie du Collège de Pataphysique, le staroste est l'assistant du Curateur inamovible.

Dans les prisons de Russie puis dans les camps du Goulag durant les années qui suivent la Révolution d'Octobre, le staroste est un prisonnier élu parmi les siens qui est chargé des contacts avec l'autorité carcérale, de prévenir les conflits entre zeks, de faire respecter l'ordre, l'hygiène, la discipline dans les cellules [1].


Références[modifier | modifier le code]

  1. Varlam Chalamov (trad. Sophie Benech), Vichera, Verdier, (ISBN 978 2 86432 323 5), p. 212


Article connexe[modifier | modifier le code]