Tchourtchkhela

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Soutzoukos)
Aller à : navigation, rechercher
tchourtchkhela
Image illustrative de l'article Tchourtchkhela
Différents sortes de tchourtchkhela.

Autre nom soutzoukos
Lieu d’origine Drapeau de la Géorgie Géorgie
Place dans le service confiserie
Ingrédients Jus de raisin, noix, farine, noisettes, amandes

Le tchourtchkhela (en géorgien : ჩურჩხელა), également nommé soutzoukos (en grec moderne : σουτζούκος), djevizli coudjouk (en turc : cevizli sucuk) et kaghtsr sujukh (en arménien : քաղցր սուջուխ[1]), est une confiserie traditionnelle géorgienne également populaire en Arménie, en Algérie (villes de Miliana et Médéa), ainsi que dans les pays d'émigration de population géorgienne (Russie, Turquie, Grèce, Chypre et Israël en particulier). Les ingrédients principaux sont le raisin, les noix -remplacées dans certains cas des amandes ou des noisettes-, et la farine.

Préparation[modifier | modifier le code]

Préparation d'un tchourtchkhela aux noix et jus de raisin blanc.

En Géorgie, le tchourtchkhela est un produit fait maison et non industrialisé. Les Géorgiens préparent généralement le tchourtchkhela en automne lorsque le raisin et la noix sont récoltées car ce sont les principaux ingrédients du tchourtchkhela. C'est un enfilement de noix qui ont été trempés dans du jus de raisin appelé phelamushi (jus de raisin épaissi avec de la farine pouvant quelquefois contenir de l'alcool), et séché au soleil. Des noisettes sont parfois utilisées dans les régions de l'ouest de la Géorgie à la place des noix ou des amandes. La forme du tchourtchkhela ressemble à une bougie, certaines l'assimilent à une saucisse. Les guerriers géorgiens emportaient des tchourtchkhelas avec eux, car ils contiennent beaucoup de calories. Le tchourtchkhela est réputé dans la région de Kakhétie qui est connue comme la patrie du vin.

En Grèce et à Chypre, la préparation se déroule également en deux étapes. La première étape est la fabrication de la gelée. Le jus est extrait de raisins de bonne qualité. Il est placé dans un chaudron en bronze (appelé chartzin) et cuit à feu doux. À ébullition, un minerai blanc (appelé l'asproi) est ajouté : il absorbe les impuretés et remonte à la surface où il peut être enlevé. Une fois le jus parfaitement limpide, il doit refroidir. De la farine est alors ajoutée, tout en remuant et chauffant le mélange. Quand il est à bonne consistance, il est retiré du feu. Le mélange (appelé palouzes) est maintenant prêt : les cerneaux de noix ou les amandes y sont plongés après avoir été enfilés sur des fils d'environ deux ou trois mètres de longueur jusqu'à ce qu'ils soient complètement couverts. Ce processus est répété plusieurs fois (habituellement trois fois) jusqu'à ce que les soutzoukos aient l'épaisseur désirée. Ils sont alors mis à sécher pendant cinq ou six jours et seront prêts pour la consommation pour ceux qui aiment les manger frais, ou pour le stockage.

Consommation[modifier | modifier le code]

Le tchourtchkhela -de par sa consistance sucrée- est mangé comme une confiserie, en dessert, en Géorgie. Le soutzoukos est mangé comme amuse-gueule, par exemple avec du vin ou de la zivania, à Chypre.

Galerie[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Chicago's Restaurant & Entertainment Guide, Inc., « Eat this! Rojik, something sweet from Armenia », sur Dining Chicago,‎ (consulté le 30 juin 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]