Aller au contenu

Sieste

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Le Hamac (Gustave Courbet)
1844, 70,5 × 97 cm, Sammlung Oskar Reinhart am Römerholz.
Sieste à l'ombre des manguiers, Ouagadougou

La sieste est un temps de repos pris au cours de la journée (ou la nuit pour les travailleurs nocturnes), le plus souvent après le déjeuner. La sieste[1] ferait partie du patrimoine génétique de l'être humain et serait programmée pour être pratiquée entre 12 h et 15 h au moment où la fatigue apparaît et l'attention diminue, et dure généralement entre 10 et 45 minutes.

Contrairement aux idées reçues, même si l'on n'a pas pris de repas avant, le besoin de dormir se fait sentir [2],[3]. Néanmoins le besoin de sieste est également plus présent après un gros repas[4],[5],[6].

Étymologie

[modifier | modifier le code]

Le mot sieste vient de l'espagnol siesta, et celui-ci du latin [hora] sexta, qui signifie « la sixième [heure du jour] »[7]. Il s'agissait de midi, suivant le décompte des heures canoniales, c'est-à-dire l'heure la plus chaude[8].

Pratiques et cultures

[modifier | modifier le code]

La pratique de la sieste diffère selon les cultures, le climat et les individus.

Il est important de distinguer plusieurs types de siestes :

  • la micro-sieste, qui dure moins de 5 minutes ;
  • la sieste éclair, qui dure généralement entre 10 et 30 minutes ;
  • le café-sieste (ou power nap) est le fait de prendre un café juste avant de faire une courte sieste. Cela pourrait paraître paradoxal mais les bienfaits du café-sieste ont été prouvés scientifiquement[9].
  • la sieste longue, d'une heure et demie soit un cycle de sommeil complet[10].
Un boucher fait la sieste devant son échoppe au Maroc.

Dans les pays chauds, la sieste est couramment pratiquée, aux heures les plus chaudes lorsque le soleil est au zénith : la chaleur ne permet pas d'activité très physique et le travail est remis aux heures plus fraîches.

Dans les pays plus froids, la sieste est moins courante. Les enfants en bas âge ont souvent besoin de ce moment de repos, au moins sous la forme d'un « temps calme » tel que le pratiquent les écoles, par exemple.

Le temps de la sieste ; photo prise dans une ferme collective en URSS en 1981.

En Occident, la sieste est souvent vue comme un luxe, un temps volé au temps de travail ou à d'autres activités ; elle peut être stigmatisée comme paresseuse. Lors de la sieste, il est possible de s'allonger simplement ou de dormir franchement.

En Espagne, les horaires des bureaux laissent aux Espagnols le temps de faire la sieste : ils reprennent le travail dans l’après-midi, vers 15 ou 16 heures, pour finir entre 20 heures et 21 heures. Mais les Espagnols profitent en fait de la longue pause déjeuner pour rester des heures à table : plus de 2 heures, contre 45 minutes dans les autres pays européens[11]. Le gouvernement espagnol essaye sans succès de modifier cette habitude : les horaires des fonctionnaires pourraient désormais finir à 18 heures[12].

En Chine, la sieste est appelée le hsiuhsi[13],[14],[15].

Au Japon, de nombreuses entreprises ont aménagé dans leurs locaux des espaces destinés à la sieste plus ou moins obligatoire de leurs employés[16].

La Constitution de la république populaire de Chine inscrit dans son article 43 le repos (mais pas la sieste) comme droit pour les travailleurs[17].

Certains hôtels et motels québécois annoncent des tarifs « sieste » pour le loyer d'une chambre pendant quelques heures[18].

Il existe un café à Barcelone, appelé Nappuccino[19], qui propose des espaces pour faire la sieste. Ils font partie intégrante du café.

Les effets sur l'organisme

[modifier | modifier le code]

La sieste permet de regagner de la concentration et de l'énergie, et met de bonne humeur[20].

La sieste a des effets bénéfiques non négligeables sur la santé. Elle permettrait une diminution significative de près d'un tiers de la mortalité due aux maladies cardiovasculaires[21].

Une sieste courte permettrait même de faire un gain de une à deux heures de sommeil par nuit[22]. En effet, la sieste est composée essentiellement de sommeil lent profond, et ce sommeil est de loin le plus réparateur pour l'organisme.

La sieste est fortement conseillée par de nombreux spécialistes du sommeil. Elle permettrait de réduire significativement les risques d'accident de la circulation. Les statistiques nationales[Où ?] indiquent que la majorité des accidents se produisent au cours de périodes chronobiologiques de somnolence maximale (entre 2 et 6 heures du matin et entre 13 et 15 heures). C'est pendant ces périodes que se comptent les accidents les plus graves pour toute tâche qui exige une grande vigilance et une grande efficacité[23].
Certains employeurs en ont d'ailleurs bien compris l'intérêt – en termes de productivité notamment –, et aménagent un espace à cet effet pour ceux qui le désirent, au calme et dans le noir.

La sieste serait également bénéfique pour la mémorisation : d'après une étude, les personnes qui dorment dans l'après-midi retiennent beaucoup plus de choses[24]. D'autres études confirment même que non seulement elle augmenterait les performances intellectuelles de 20 %, mais aussi qu'elle libère notre créativité[25].

Cette pratique est utile pour lutter efficacement contre le stress accumulé dans la journée, et favorise la récupération musculaire et mentale[26]. Or, on ne compte plus les études ayant établi un lien entre les effets néfastes du stress et l'incidence de la mortalité résultant de maladies coronariennes, ce qui pourrait avoir indirectement des effets positifs sur l'espérance de vie[27].

En 2007, en France, un « programme d'action sur le sommeil » (PAS) visant à réhabiliter la sieste est mis en place par le ministère de la Santé et des Solidarités. Le plan est composé de 4 axes : informer et éduquer le grand public, enfants et adultes ; informer et former les professionnels de santé ; auditionner les structures existantes et donner la priorité au financement de réseaux ville-hôpital et de centres d’exploration du sommeil ; proposer des recommandations sur les psychotropes, tranquillisants et expérimenter la sieste en entreprise.[réf. souhaitée]

Mais la pratique de la sieste fait face à deux facteurs de la vie moderne, atténuant les historiques axes nord-sud et est-ouest qui en traçaient la carte mondiale : d'une part, la société de marché qui impose des horaires continus[28] et, d'autre part, les progrès de la climatisation dans les pays chauds[28].

Inconvénients

[modifier | modifier le code]

Au-delà de 30 minutes de sieste, il peut être assez difficile de revenir à un état d'éveil concentré[réf. souhaitée], des conséquences négatives sur la vigilance et les performances, que l'on nomme « l'inertie du sommeil » : plus on dort longtemps dans la journée, moins on émerge facilement du sommeil. Juste après une longue sieste, l'idéal est d'éviter de réaliser des tâches nécessitant un temps de réaction rapide[29].

Une sieste trop longue ou trop tardive serait néfaste sur la quantité et la qualité du sommeil nocturne qui suit [29].
La sieste n'est pas recommandée en cas d'insomnies sévères[30].

Les effets bénéfiques de la sieste sur le cœur sont controversés : certaines études concluent à une augmentation de 50 % du risque d'attaque cardiaque chez les personnes pratiquant régulièrement la sieste[31].

Chronobiologie de la sieste

[modifier | modifier le code]

Chez la drosophile

[modifier | modifier le code]

La sieste n’est pas un phénomène propre à l’humain. En effet, plusieurs autres espèces diurnes effectuent des siestes pour différentes raisons adaptatives. La mouche du vinaigre, Drosophila melanogaster, située en Afrique tropicale, dort lors de périodes trop chaudes de la journée. Le moment de la sieste varie selon la température, puisque les siestes sont moins importantes chez les mouches vivant dans un environnement plus froid[32], et est régulé par l’épissage de l’intron 3’, servant à la création d’un ARNm, du gène «period »[33], un des gènes responsables de l’horloge circadienne chez l’organisme[34].

Modèles de sommeil

[modifier | modifier le code]

Chez l’humain, le besoin physiologique de se reposer après le repas du midi, dû à l’augmentation de la fatigue, n’est pas causé par la digestion, contrairement aux croyances populaires[35]. Plusieurs modèles permettent d’expliquer le cycle de sommeil et la cause de cette soudaine fatigue. Un des plus reconnus est le modèle des deux processus de Borbély[36], ou « Two-process model », établi en 1982. Il est caractérisé par le couplage du « Process S », les procédés homéostatiques dépendant du niveau de sommeil, et du « Process C », les processus circadiens indépendants. Le « Process S » peut être mesuré à l’aide d’une analyse des activités cérébrales de faible longueur d’onde, ou « Slow Wave Activity », par électroencéphalographie (EEG). Son niveau augmente en fonction du temps passé en état d’éveil, représentant donc le niveau de fatigue ressenti par l’individu, et diminue considérablement lorsque le sommeil s’établit. Le « Process C » est contrôlé par les cycles circadiens, tel que le cycle du sommeil paradoxal (REM) et des autres phases du sommeil (nonREM) et le cycle circadien de température corporelle. Le « Process C » génère des épisodes de creux lorsque la période de sommeil paradoxale est à son maximum. Les deux procédés sont régulés de façon séparés, mais agissent ensemble afin de contrôler le niveau de fatigue, ainsi que la durée de l’épisode de sommeil . La probabilité de s’endormir est mesuré par la différence entre le niveau du « Process S » et du « Process C ». Elle augmente donc fortement lorsque le « Process C » est à son minimum et que l’individu a passé plusieurs heures en état d’éveil, causant un niveau élevé du « Process S ». Ceci amène la période de sommeil, suivie, après plusieurs heures, par le moment d’éveil. Celui-ci correspond théoriquement au moment où la différence entre les deux procédés est nulle[36].

Ce modèle a plus tard été complémenté par le modèle bimodal de température afin d’expliquer le patron des siestes, puisque la température circadienne a été originellement lié au cycle de sommeil REM-nonREM. La relation entre le « Process C » et la température est inverse à celle observé avec le sommeil REM-nonREM. Le niveau du « Process C » est donc à son minimum lorsque la température corporelle chute[36]. Cette observation permet donc l’association du cycle de sommeil au cycle circadien de température corporelle. Le patron de température corporelle suit un cycle sinusoïdal possédant un évènement majeur de chute de température 12 heures suivant l’évènement de chute mineur. Il y a une durée de 24 heures entre les deux minimums de température du modèle[37]. Ce cycle circadien sert de régulateur au cycle de sommeil, qualifié de bimodal puisqu’il est composé de période de sommeil majeures et de période de sieste[38],[39].Les périodes de sommeil nocturne sont synchronisés avec le moment où la température corporelle atteint son minimum. Le moment propice à la sieste est caractérisé par une chute plus légère de température corporelle en milieu d’après-midi, généralement entre 14 heures et 16 heures[37]. Cette période, qualifiée de « nap zone » ou « zone de sieste » est généralement associée à l’augmentation de la fatigue et à une réduction des performances[40],[41].

Le moment et la durée optimale d’une sieste dépend de caractéristiques individuelles tel que l’âge, le genre et l’historique de sommeil de l’individu. Par contre, certaines études ont permis d’obtenir des informations généralisées sur la durée et le moment idéal pour la sieste.

Moment de la sieste

[modifier | modifier le code]

L’efficacité d’une sieste peut varier selon le moment où celle-ci est prise. Une sieste de 20 minutes effectuée entre 12h00 et 14h00 n’augmente pas les performances. En revanche, elle a un impact positif sur la volonté, réduit la fatigue et atténue les activités électriques cérébrales : un indicateur de la vigilance. Les effets de la sieste persistent durant 1-2 heures[42]. Cependant, une sieste de la même durée effectuée entre 14h00 et 14h20, possède une plus grande efficacité. Elle réduit la fatigue subjective, améliore le niveau de performance et possède un effet positif sur la vigilance. Les effets persistent beaucoup plus longtemps que lors d’une sieste du midi[43]. Une sieste en milieu d’après-midi dans la période correspondant à la zone de sieste est donc généralement plus efficace.

Durée de la sieste

[modifier | modifier le code]

La durée de la sieste affecte aussi son efficacité. Des siestes effectuées à la même heure, soit à 15h00 et sous les mêmes conditions, ont été testées. Une sieste de 5 minutes ne présente presque aucune différence sur le niveau de fatigue, la vigueur et les performances cognitives par rapport à l’absence de sieste. Une sieste de 10 minutes permet une augmentation du niveau d’attention et une amélioration des performances immédiatement après la sieste et jusqu’à 155 minutes à la suite de celle-ci[44],[45]. L’efficacité d’une sieste d’une dizaine de minutes provient d’une courte période passée dans la deuxième phase de sommeil, permettant au corps de mieux se reposer que lors de la première phase[41]. L’inertie du sommeil a été détectée lors de la sieste de 20 minutes puisqu’un temps de latence de 35 minutes est nécessaire avant l’apparition des bénéfices. Les effets de la sieste de 20 minutes ont aussi duré 125 minutes, soit moins longtemps que ceux de la sieste de 10 minutes[45]. L’inertie du sommeil provient d’un éveil lors de la phase de SWS, ou « Slow Waves Sleep », correspondant au sommeil profond[46]. Pour la sieste de 30 minutes, l’inertie du sommeil est aussi présente allant même jusqu’à réduire les performances immédiatement après la sieste. Par contre, les effets durent aussi longtemps que pour la sieste de 10 minutes[44],[45]. La durée optimale d’une sieste est donc de 10 minutes.

Illustrations

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. "Les bienfaits de la sieste" par Doctissimo
  2. "Les bienfaits de la sieste", Doctissimo
  3. Blogtimiste: eloge de la sieste
  4. Thomas Gallagher et Young-Jai You, « Falling asleep after a big meal », Worm, vol. 3,‎ (ISSN 2162-4046, PMID 25057453, PMCID PMC4091210, DOI 10.4161/worm.27938, lire en ligne, consulté le )
  5. W. C. Orr, G. Shadid, M. J. Harnish et S. Elsenbruch, « Meal composition and its effect on postprandial sleepiness », Physiology & Behavior, vol. 62, no 4,‎ , p. 709–712 (ISSN 0031-9384, PMID 9284488, lire en ligne, consulté le )
  6. « Why we need a siesta after dinner ».
  7. « Étymologie de SIESTE », sur cnrtl.fr (consulté le ).
  8. « Sieste », sur littre.org (consulté le ).
  9. Constance Assor, « Pourquoi il vaut mieux prendre un café avant de faire la sieste », sur Le Point, (consulté le ).
  10. [1]
  11. "Les repas espagnols" par whatspain.com
  12. "La fin de la sieste espagnole ?" par http://1jour1actu.com
  13. (en-US) John Burns, « The Fondness for Naps Persists in Maoist China », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  14. tom Hodgkinson, L'art d'être oisif : ... dans un monde de dingue, les liens qui libèrent, , 340 p. (ISBN 979-10-209-0652-6, lire en ligne)
  15. (en) Stanley Coren, Sleep Thieves, Simon and Schuster, , 304 p. (ISBN 978-1-4711-0939-3, lire en ligne)
  16. "Japon: repos obligatoire" de liberation.fr
  17. Les travailleurs de la République populaire de Chine ont droit au repos (中华人民共和国劳动者有休息的权利). L'article 43 mentionne ensuite les horaires de travail et les congés. Dans un article humoristique, Olivier Vérot propose une traduction qui ne mentionne pas la sieste comme droit des travailleurs mais qui ajoute au texte original « pendant le travail » et « s'il en a besoin ». Le canular apparaît clairement quand il attribue l'article à une « constitution de 1948 » inexistante. Voir Olivier VEROT, « La sieste des Chinois »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur marketing-chine.com, (consulté le ).
  18. « Une nouvelle application pour louer des chambres d'hôtel à l'heure », radio-Canada.ca,‎ (lire en ligne, consulté le )
  19. par Elisa Casson, « Le premier café-sieste espagnol débarque à Barcelone », sur Equinox, (consulté le ).
  20. La sieste est-elle nécessaire
  21. (en) Siesta in healthy adults and coronary mortality in the general population, Androniki Naska, Eleni Oikonomou, Antonia Trichopoulou, Theodora Psaltopoulou, Dimitrios Trichopoulos, Arch Intern Med. 2007;167:296-301
  22. La sieste: vice ou vertu?
  23. Article: La sieste pour tous
  24. apprendre: réussite scolaire
  25. Article 20minutes pour se régénérer
  26. Article : pour lutter contre le stress
  27. Article:Une petite sieste pour vivre plus longtemps
  28. a et b « L'art de la sieste (2) »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur liberation.fr, le 29 juillet 1997 à 5h26 (consulté le ).
  29. a et b "La sieste est-elle nécessaire ? " par http://www.pourlascience.fr
  30. chapitre "Contre-indications absolues" par sommail-mg.net
  31. (en) Siesta and the risk of coronary heart disease: results from a population-based, case-control study in Costa Rica", Hannia Campos, and Xinia Siles, International Journal of Epidemiology 2000;29:429-437
  32. (en) Weihuan Cao et Isaac Edery, « Mid-day siesta in natural populations of D. melanogaster from Africa exhibits an altitudinal cline and is regulated by splicing of a thermosensitive intron in the period clock gene », BMC Evolutionary Biology, vol. 17, no 1,‎ (ISSN 1471-2148, DOI 10.1186/s12862-017-0880-8, lire en ligne, consulté le )
  33. (en) John Majercak, David Sidote, Paul E. Hardin et Isaac Edery, « How a Circadian Clock Adapts to Seasonal Decreases in Temperature and Day Length », Neuron, vol. 24, no 1,‎ , p. 219–230 (ISSN 0896-6273, DOI 10.1016/s0896-6273(00)80834-x, lire en ligne, consulté le )
  34. (en) I Edery, J. Rutila et M Rosbash, « Phase shifting of the circadian clock by induction of the Drosophila period protein », Science, vol. 263, no 5144,‎ , p. 237–240 (ISSN 0036-8075 et 1095-9203, DOI 10.1126/science.8284676, lire en ligne, consulté le )
  35. (en) Monte L. Stahl, William C. Orr et Cynthia Bollinger, « Postprandial Sleepiness: Objective Documentation via Polysomnography », Sleep, vol. 6, no 1,‎ , p. 29–35 (ISSN 0161-8105 et 1550-9109, DOI 10.1093/sleep/6.1.29, lire en ligne, consulté le )
  36. a b et c (en) Borbély, A. A., « A two process model of sleep regulation », Human neurobiology,‎ , p. 195-204 (lire en ligne)
  37. a et b (en) Kenneth Davison, « Sleep and Alertness: Chronobiological, Behavioral and Medical Aspects of Napping. Edited by David F. Dinges and Roger J. Broughton. New York: Raven Press. 1989. 346 pp. $111.50. », British Journal of Psychiatry, vol. 157, no 03,‎ , p. 467–468 (ISSN 0007-1250 et 1472-1465, DOI 10.1192/s0007125000063558, lire en ligne, consulté le )
  38. (en) Jürgen Zulley et S. S. Campbell, « Napping behavior during "spontaneous internal desynchronization": sleep remains in synchrony with body temperature », Human neurobiology, vol. 4,‎ , p. 123–126 (ISSN 0721-9075, lire en ligne, consulté le )
  39. (en) Timothy H. Monk, Daniel J. Buysse, Charles F. Reynolds et David J. Kupfer, « Circadian Determinants of the Postlunch Dip in Performance », Chronobiology International, vol. 13, no 2,‎ , p. 123–133 (ISSN 0742-0528 et 1525-6073, DOI 10.3109/07420529609037076, lire en ligne, consulté le )
  40. (en) M. J. F. Blake, « Time of day effects on performance in a range of tasks », Psychonomic Science, vol. 9, no 6,‎ , p. 349–350 (ISSN 0033-3131, DOI 10.3758/bf03327842, lire en ligne, consulté le )
  41. a et b (en) Tadao Hori, Naoko Motoyoshi et Mitsuo Hayashi, « Recuperative Power of a Short Daytime Nap With or Without Stage 2 Sleep », Sleep, vol. 28, no 7,‎ , p. 829–836 (ISSN 0161-8105, DOI 10.1093/sleep/28.7.829, lire en ligne, consulté le )
  42. (en) M Hayashi, « The effects of a 20-min nap at noon on sleepiness, performance and EEG activity », International Journal of Psychophysiology, vol. 32, no 2,‎ , p. 173–180 (ISSN 0167-8760, DOI 10.1016/s0167-8760(99)00009-4, lire en ligne, consulté le )
  43. (en) Mitsuo Hayashi, Makiko Watanabe et Tadao Hori, « The effects of a 20 min nap in the mid-afternoon on mood, performance and EEG activity », Clinical Neurophysiology, vol. 110, no 2,‎ , p. 272–279 (ISSN 1388-2457, DOI 10.1016/s1388-2457(98)00003-0, lire en ligne, consulté le )
  44. a et b (en) Amber J. Tietzel et Leon C. Lack, « The Short-Term Benefits of Brief and Long Naps Following Nocturnal Sleep Restriction », Sleep, vol. 24, no 3,‎ , p. 293–300 (ISSN 1550-9109 et 0161-8105, DOI 10.1093/sleep/24.3.293, lire en ligne, consulté le )
  45. a b et c (en) Amber Brooks et Leon Lack, « A Brief Afternoon Nap Following Nocturnal Sleep Restriction: Which Nap Duration is Most Recuperative? », Sleep, vol. 29, no 6,‎ , p. 831–840 (ISSN 1550-9109 et 0161-8105, DOI 10.1093/sleep/29.6.831, lire en ligne, consulté le )
  46. (en) C. Stampi, R. Broughton, J. Mullington et J.P. Campos, « Ultrashort sleep and sustained performance: Sleep structure of 80-, 50- and 20-min naps », Electroencephalography and Clinical Neurophysiology, vol. 75,‎ , S144 (ISSN 0013-4694, DOI 10.1016/0013-4694(90)92243-p, lire en ligne, consulté le )

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Bruno Comby, L'éloge de la sieste, éditions J'ai lu, Paris, 2005 (ISBN 2-290-34804-X).

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]