Robert Shaw (chef d'orchestre)

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Robert Shaw
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Robert Shaw (Red BluffNew Haven ) est un chef d'orchestre américain, célèbre pour son travail avec le chœur qui porte son nom, avec le chœur et l'Orchestre de Cleveland, ainsi qu'avec le chœur et l'Orchestre symphonique d'Atlanta.

Shaw a reçu 14 Grammy awards, quatre prix de l'ASCAP, pour ses services en faveur de la musique contemporaine, la première bourse Guggenheim jamais accordé à un chef d'orchestre, un prix pour les chefs d'orchestre Alice M. Ditson, pour sa défense de la musique américaine ; une médaille George Peabody pour sa contribution remarquable à la musique américaine, la baguette d'or de la ligue de l'American Symphony Orchestra pour « service distingué à la musique et aux arts », la Médaille nationale des arts américaine, officier de l'Ordre des Arts et des Lettres en France, du Gramophone Award en Angleterre et en 1991, destinataire du Kennedy Center Honors[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Shaw naît à Red Bluff, en Californie. Son père, le Rév. Shirley R. Shaw[3], avait été ministre et sa mère chanteuse de concert[4]. Parmi ses quatre frères et sœurs, on trouve également le chanteur Hollace Shaw[5].

Il fréquente l'université de Pomona, dès 1938 pour ses études de littérature, philosophie et théologie. Peu de temps après l'obtention de son diplôme, Shaw est embauché par le populaire chef d'orchestre de Fred Waring qui le recrute et le forme à diriger le Glee Club et fait répéter les chanteurs de l'ensemble. En 1941, Shaw fonde et dirige jusqu'en 1954 à New York, la Collegiate Chorale, un groupe notable en son temps pour son intégration raciale. En 1948, l'ensemble interprète la Symphonie n° 9 de Beethoven avec le Orchestre de la NBC sous la direction d'Arturo Toscanini, ce qui le rend célèbre par sa remarque : « Dans Robert Shaw j'ai enfin trouvé le maestro que je cherchais » [6]. Shaw continue à préparer les chœurs de Toscanini jusqu'en mars 1954, quand ils ont chanté dans le Te Deum, par Verdi et le prologue de Mefistofele par Boito. Le chœur Shaw a participé à la diffusion sur NBC de trois opéras de Verdi : Aida, Falstaff et Un Bal Masqué, toutes dirigées par Toscanini. Ils peuvent être vus sur les vidéos à partir de la retransmission télévisée d'’Aida (en 1949) et la Neuvième Symphonie de Beethoven (en avril 1948), également dirigée par Toscanini. Shaw lui-même prend l'archet à la fin du Beethoven à la télévision.

L'homme d'affaire Charles F. Shaw, est cousin au second degré de Shaw et il passe souvent ses vacances à son vignoble dans la vallée de Napa. Il fonde ensuite la chorale Robert Shaw en 1948, un ensemble qui a produit de nombreux enregistrements pour RCA Victor, jusqu'à sa nomination à Atlanta. La chorale visite en tournées une trentaine de pays, parrainé par le Département d'État américain. Shaw est nommé directeur musical du San Diego Symphony en 1953 et occupe ce poste pendant quatre ans. Après, de nouveau, il étudie l'art de la direction d'orchestre avec George Szell où il devient son assistant à l'Orchestre de Cleveland pendant onze saisons. Il prend également en charge le jeune chœur de l'Orchestre de Cleveland et le porte jusqu'à l'un des plus beaux ensembles chorales parmi les ensembles bénévoles commandités par un orchestre symphonique américain. De 1967 à 1988, il est directeur musical et chef d'orchestre de l'Orchestre symphonique d'Atlanta. Dès 1970, il fonde le chœur de l'Orchestre symphonique d'Atlanta et travaille pour recréer le succès qu'il avait eu avec Cleveland, dans leur préparation pour les exécutions et les enregistrements avec leurs collègues instrumentistes de l'orchestre symphonique.

Après avoir démissionné de son poste à Atlanta 1988, Shaw continu cependant de diriger l'Orchestre Symphonique d'Atlanta en tant que directeur musical et chef d'orchestre lauréat émérite, et est l'invité régulier d'autres orchestres comme Cleveland. Il a enseigné dans plusieurs festivals d'été et lors de la semaine de Carnegie Hall, organisant des ateliers pour les chefs de chœur et les chanteurs.

Bien que réputé dans le répertoire classique, Shaw, ne s'est pas limité à ce style. Sa discographie comprend aussi des enregistrements de chants de marins, chansons de chorale, musique sacrée et spirituals, comédie musicale, airs folkloriques Irlandais et surtout albums de Noël qui sont restés parmi les meilleures ventes depuis leur sortie. Avec Shaw, l'Orchestre Symphonique d'Atlanta a fait ses premiers enregistrements, en commençant par un double vinyle intitulé Nativité, en 1976, à partir des concerts de Noël donnés par Shaw à Atlanta, à partir de 1970[7]. Pour le label Telarc, il a réenregistré plusieurs disques numériques d'albums de Noël, précédemment enregistré pour RCA Victor, notamment The Many Moods of Christmas. Shaw collabore Alice Parker (un ancien élève de Shaw à la Juilliard School), réputée chef d'orchestre et compositrice d'œuvres chorales sur des arrangements de chansons populaires, d'hymnes, de spirituals et de chants de Noël, encore populaires auprès des chœurs.

Au cours de sa longue carrière, Shaw attire l'attention sur la musique chorale et forge une réputation jusqu'à être considéré comme le « doyen » des chefs de chœur américains, ayant l'occasion d'encadrer d'un certain nombre de jeunes chefs — notamment Jameson Marvin, Margaret Hillis, Maurice Casey, Ken Clinton, Donald Neuen, Ann Howard Jones et l'actuel directeur du chœur de l'Orchestre Symphonique d'Atlanta et du chœur de Chambre, Norman Mackenzie — et d'inspirer des milliers de chanteurs avec lesquels il a travaillé aux États-Unis. Son travail a lancé de nouvelles normes chorales aux États-Unis et plusieurs de ses enregistrements sont considérés comme référence pour le chant choral.

Il a enregistré de nombreuses grandes œuvres chorales et orchestrales, plus d'une fois. Ses interprétations de Haendel (Messie), J. S. Bach (Messe en si), Beethoven (Missa Solemnis), Orff (Carmina Burana), Verdi (Requiem) et d'autres chefs-d'œuvre, demeurent très prisées. Dans un mouvement vers la pratique de l'interprétation historiquement informée, le premier enregistrement du Messie en 1966, Shaw utilise un chœur constitué de trente-et-un chanteurs.

Depuis le début de sa carrière, Shaw défend résolument la musique moderne. Il commande un requiem pour Franklin Roosevelt au compositeur Paul Hindemith, d'origine allemande, mais nouvellement naturalisé, en offrant When Lilacs Last in the Dooryard Bloom'd, sur un cycle de poèmes de Walt Whitman, commémorant la mort d'Abraham Lincoln. Shaw en dirige la création mondiale en 1946, avec la Collegiate Chorale et continue à défendre l'œuvre en la donnant jusqu'à la dernière décennie de sa vie[8]. En 1996, il interprète de nouveau l'œuvre lors du 50e anniversaire de la création, à l'Université de Yale, où Hindemith était professeur, lors de la composition de l'ouvrage. En 1998, également à Yale, Shaw reçoit un doctorat honorifique. Il est  également récipiendaire de la Yale Sanford Médaille[9]. Shaw reçoit aussi le prix du mérite du Glee Club de l'Université de Pennsylvanie en l'honneur de sa très grande influence sur la musique chorale masculine[10].

Shaw a enregistré pour divers labels, commençant par un unique enregistrement pour la Decca américaine et de nombreuses publications pour RCA Victor pendant l'ère du 78 tours. Dans les années 1950 et 1960, Shaw et sa Chorale produisent beaucoup de LP pour RCA Victor Red Seal Records. À partir de 1977, lors de sa création, la plupart de ses enregistrements paraissent sur le label Telarc. Pour cette firme, il n'a pas seulement dirigé le chœur et l'Orchestre symphonique d'Atlanta, mais aussi le chœur de chambre Robert Shaw, qui tire en grande partie son personnel du chœur de chambre du symphonique d'Atlanta, et le Robert Shaw Festival Singers, un groupe choral réunit pour des ateliers d'été en France. Son dernier enregistrement pour Telarc est le  Stabat Mater d'Antonín Dvořák, avec le chœur et les solistes de l'Orchestre symphonique d'Atlanta.

Il était un membre de la fraternité professionnelle de musique internationale, Delta Omicron[11].

Shaw meurt à New Haven dans le Connecticut des suites d'un AVC, à l'âge de 82 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Robert Shaw (conductor) » (voir la liste des auteurs).

  1. « Robert Shaw », Telarc (consulté le 19 septembre 2007) archive
  2. Robert Shaw sur Singers.com.
  3. (en) « Hollace Shaw Wins Radio Talent Contest », Chino Champion, California, Chino,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  4. (en) « Soprano will be heard at Claremont Tuesday », The San Bernardino County Sun, California, San Bernardino,‎ , p. 13 (lire en ligne)
  5. (en) Katherine Blanck, « Vivian's Song Has A Purpose in Life », The Brooklyn Daily Eagle, New York, Brooklyn,‎ , p. 11 (lire en ligne)
  6. (en) Joseph A. Mussulman (1979). The Legacy of Robert Shaw, sur Atlanta Symphony Orchestra
  7. (en) Robert Shaw, Music Director | Atlanta Symphony Orchestra
  8. (en) Jack Sullivan, « American Composer's Orchestra, May 16, 1999: Whitman and Music »,
  9. Passing of a musical giant
  10. (en) « The University of Pennsylvania Glee Club Award of Merit Recipients »
  11. (en) Delta Omicron

Liens externes[modifier | modifier le code]