Réting

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Monastère de Réting
Image illustrative de l'article Réting
Monastère de Réting en 1950
Présentation
Culte Bouddhisme tibétain
Type Monastère
Style dominant Tibétain
Géographie
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Région Région autonome du Tibet
Coordonnées 30° 18′ 36″ Nord, 91° 30′ 47″ Est

Géolocalisation sur la carte : Chine

(Voir situation sur carte : Chine)
Monastère de Réting

Géolocalisation sur la carte : Région autonome du Tibet

(Voir situation sur carte : Région autonome du Tibet)
Monastère de Réting
Le monastère de Réting en 2009
Deux artistes tibétains peignant une fresque au monastère de Réting en 2009

Le monastère de Réting (ou Radreng) (tibétain : རྭ་སྒྲེང་དགོན།, Wylie : rwa sgreng dgon pa, chinois : 热振寺 ; pinyin : rèzhèn sì) est un monastère du bouddhisme tibétain situé dans le district de Chengguan, dans le xian de Lhünzhub, dans la région autonome du Tibet. Ses vestiges se trouvent à une centaine de kilomètres au nord de Lhassa, dans la vallée de Réting Tsampo.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monastère fut fondé par Dromtönpa en 1056 ou 1057 à Réting (Radreng / Rva-sgreng) et devint le siège de la lignée kadampa.

Son fondateur y transporta une partie des reliques du maître de méditation indien Atisha. Il devint monastère gelugpa et siège de Réting Rinpoché.

En 1947, les moines de Réting tuèrent 16 des 30 soldats tibétains venus arrêter le 5e Réting Rinpoché, l'ancien régent accusé de tentative de meurtre du nouveau régent, Taktra Rinpoché. En réponse, le gouvernement tibétain envoya d'autres soldats qui saccagèrent et pillèrent le monastère : statues fracassées, thangkas arrachées de leur support, livres précieux arrachés de leur reliure et éparpillés au sol. Selon Gyeten Namgyal, à l'instar du temple de Tengyeling trente ans auparavant, tous les bâtiments furent détruits[1]. Pourtant, une photo de Hugh Richardson du monastère en 1950 est décrite par Stephen Batchelor comme une vue de Réting du temps de sa splendeur[2].

Le monastère fut détruit pendant la révolution culturelle puis partiellement restauré[3],[4].

Le monastère de Shide, signifiant paix en tibétain, lié à celui de Réting, fut brûlé et pillé par les Chinois quand il combattirent les Tibétains en 1911-1912[5]. Il fut détruit durant la révolution culturelle. A l'écart des circuits pour touristes, il n'a pas été reconstruit. Une nonne en a gardé les ruines pendant plus de 20 ans[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Victor Chan, Tibet. Le guide du pèlerin, coll. « Les guides du voyageur », Éditions Olizane, 1998, 1211 p., pp. 615-616 (« Monastère de Reting »)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Gyeten Namgyal, A Tailor's Tale. As Recounted by Gyeten Namgyal to Kim Yeshi, extrait dans The Fifth Reting Hutuktu Thubden Jampal Yeshe Tenpai Gyaltsen (1912-1947), sur le site HH RETING HUTUKTU : « Soldiers were sent in, Reting was looted and all the buildings destroyed, just the way Tengyeling had been thirty years before. I was appalled when I heard what had happened. Statues were smashed, thankas torn from their brocades and precious volumes pulled out of their cloth bindings and strewn everywhere. »
  2. Stephen Batchelor, The Tibet Guide. Foreword by the Dalai Lama. Wisdom Publications, 1987. (ISBN 0861710460), p. 208
  3. Bradley Mayhew and Michael Kohn, Tibet, 6th edition, Lonely Planet Publications, 2005, p. 142, (ISBN 1-74059-523-8).
  4. Stephen Batchelor, op. cit., p. 207
  5. Charles Alfred Bell, The People of Tibet, p. 126
  6. Pierre-Yves Ginet, Marie-José Chombart de Lauwe, Femmes en résistance, Verlhac, 2009, (ISBN 2916954449 et 9782916954448), p. 51