Remparts de Saint-Malo

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Remparts de Saint-Malo
Saint-Malo remparts 004.JPG
Les remparts de Saint-Malo.
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Place ChateaubriandVoir et modifier les données sur Wikidata
Saint-Malo
Flag of France.svg France
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Les remparts de Saint-Malo sont une muraille de granit qui ceinture la ville, construite à partir du XIIe siècle par l’évêque d’Aleth Jean de la Grille.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville et les remparts de Saint-Malo depuis le Grand Bé.

La construction des remparts de Saint-Malo débute en 1144[1]. Les trois quarts de l’enceinte ont été remplacés entre 1708 et 1742 par l’ingénieur militaire Siméon Garangeau, qui réalise l’extension de la ville et la restauration d’une importante partie de son enceinte au sud et à l’est (portant sa longueur totale à 1754m) ce qui permet à l’intérieur de la cité de passer à une superficie de 16 à 24 hectares[2],[3], et cause la disparition de la Poterne de la Blaterie, d’abord, puis de la Tour Mouillée, la Poterne Brevet, la Tour Battue et le Fort Collifichet. Le pied des remparts descendait directement jusqu’au socle rocheux et à la mer, jusqu’à ce que des quais commencent à s’y adosser à partir de 1582[4]. Ils sont surmontés de mâchicoulis typiques de l’architecture militaire bretonne, réels ou factices[5]

De l’enceinte médiévale de la ville, il ne reste que la Grand’Porte du XVe siècle (les tours de 1552 ont été reconstruites entre 1582 et 1583), la courtine ouest du Château (entre la Tour Carrée et le Vieux ou Petit Donjon), la partie des Petits Murs (dont les plus anciennes parties remontent au XVIIe siècle et seront remaniées en 1464[6]) entre la Tour Bidouane (qui remplace la Tour de la Cloche en 1652)[7]et le Bastion de la Hollande (1674)[8], où seront incorporées en 1684 les niches des chiens du Guet[9].

Une ultime transformation est effectuée vers le milieu du XIXe siècle entre le Fort La Reine (XVIIe-XVIIIe siècles) et le Cavalier des Champs-Vauverts (XVIe-XVIIe siècles)[10]. Cette partie du nord des remparts (1855 - 1864) supporte une rue dont le nom perpétue le souvenir du Château-Gaillard, aujourd’hui détruit, qui datait, comme le Petit Donjon précédemment cité, de 1395. Le dédoublement de la Porte Saint-Vincent et le percement des dernières portes et poternes interviendront, eux, dans le dernier tiers du XIXe siècle, avant l’aménagement vers 1930 du passage piéton du Bidoret, ancien corps de garde entre la Porte Saint-Vincent et la Tour Générale[11].

Épargnés par les bombardements américains du mois d’[2], les remparts de Saint-Malo sont classés monuments historiques par arrêté du [12].

Les remparts de Saint-Malo représentent la Bretagne dans l’émission de Stéphane Bern, Le monument préféré des Français sur France 2 pour la saison 2015[13].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri-François Buffet, L'enceinte de Saint-Malo présenté au cours du Congrès archéologique de France. 107e session. Saint-Brieuc. 1949.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Sur les remparts de Saint-Malo », sur armorance.free.fr (consulté le 28 décembre 2019)
  2. a et b « Les remparts de Saint-Malo, monument préféré des Français ? », lepaysmalouin.fr, 15 juillet 2015.
  3. Saint-Malo, ses monuments, saint-malo.perso.sfr.fr, consulté le 28 août 2015.
  4. Léon Vignols, Les améliorations anciennes du port de Saint-Malo, surtout au XVIIIe siècle, Rennes, Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, Presses Universitaires de Rennes, , 592 p. (lire en ligne), p. 428
  5. Roger Grand, L'architecture militaire en Bretagne jusqu'à Vauban, Paris - Orléans, Bulletin Monumental de la Société Française d’Archéologie, , 100 p. (lire en ligne), p. 41 à 43
  6. « Saint-Malo », sur infobretagne.com (consulté le 28 décembre 2019)
  7. E. Dupont, « SAINT-MALO : les anciennes rues, remparts, moeurs et sanitat. », sur infobretagne.com (consulté le 28 décembre 2019)
  8. Gilles Avril, Saint-Malo, hier ou aujourd’hui, Plouédern, éditions Jean-Paul Gisserot, , 64 p. (ISBN 2877470938, lire en ligne), p. 48
  9. « La promenade des Portes d’Intra-Muros », sur saintmalosecret.fr (consulté le 28 décembre 2019)
  10. Culture et patrimoine, ville-saint-malo.fr, consulté le 28 août 2015.
  11. Philippe Petout, « Précisions historiques à propos de l'Intra-muros », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  12. Notice no PA00090801, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Jean-Marc Barenghi, « Votez pour votre monument préféré», Le Figaro TV, 11 juillet 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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