Razan al-Najjar

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Razan al-Najar
Bethlehem wall graffiti Razan with flower cropped.jpeg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 20 ans)
Bande de GazaVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
رزان النجارVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
رزان أشرف النجارVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Religion

Razan Ashraf Abdul Qadir al-Najjar ( à Khan Younès - dans la bande de Gaza), est une infirmière bénévole palestinienne du ministère de la Santé palestinien dans la bande de Gaza.

Biographie[modifier | modifier le code]

Razan al-Najjar est l'aînée de six enfants nés de Ashraf al-Najjar.

Elle habitait Khuzaa, un village près de la frontière avec Israël[1].

Elle a été mortellement blessée à la poitrine alors qu'elle tentait d'aider à évacuer des blessés palestiniens manifestant près de la clôture de la frontière entre Gaza et Israël[2],[3].

Le lendemain, ses obsèques réunissent plusieurs milliers de personnes[2].

Une enquête préliminaire israélienne affirme que « aucun tir n'a visé délibérément ou directement » Razan[4]. Les militaires et les représentants du gouvernement tentent de discréditer la jeune femme, notamment en diffusant une vidéo intitulée « Razan était-elle seulement une infirmière ? », où on la voit prétendument lancer un fumigène[4]. Elle y déclarait « je suis ici sur la ligne de front en tant que bouclier humain », citation tronquée de son interview par un organe de presse arabe : « Je suis ici sur la ligne de front en tant que bouclier humain protecteur pour sauver les blessés »[5]

Reconnaissance des Nations unies[modifier | modifier le code]

Le 2 juin 2018, un groupe d'agences des Nations unies à New York a publié un communiqué pour exprimer leur angoisse au sujet de sa mort[6], en disant al-Najar « clairement identifiée comme membre du personnel médical », et il a déclaré que le meurtre de l'infirmière est « particulièrement répréhensible ». L'émissaire de l'ONU pour le Moyen-Orient choisit son camp, en tweetant « Medical workers are not a target[7],[8] ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ali Abunimah, « Gaza medic killed by Israel as she rescued injured », The Electronic Intifada,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Piotr Smolar, « Emotion à Gaza à la suite de la mort d’une infirmière, tuée par l’armée israélienne », sur Le Monde.fr, (consulté le 19 juin 2018)
  3. (en-US) « Protests resume after Palestinian paramedic's Gaza funeral », NBC News,‎ (lire en ligne)
  4. a et b (en) Oliver Holmes et Hazem Balousha, « Mother of shot Gaza medic: ‘She thought the white coat would protect her’ », sur the Guardian, (consulté le 19 juin 2018)
  5. Tamar Pileggi, « La médecin accidentellement tuée n'était "pas un ange de la miséricorde" - armée | The Times of Israël », sur fr.timesofisrael.com,
  6. (en) « WHO EMRO - UN agencies deeply concerned over killing of health volunteer in Gaza - Palestine-news - Palestine », sur www.emro.who.int, (consulté le 4 juin 2018)
  7. (en) Siobhán O'Grady, « A Palestinian medic was shot dead in Gaza. Now Israel says it will investigate. », (consulté le 4 juin 2018)
  8. (en) Ali Abunimah, « Gaza medic killed by Israel as she rescued injured », sur electronicintifada.net, (consulté le 4 juin 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]