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Prison de Spandau

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Prison de Spandau
La prison de Spandau en 1951.
Présentation
Type
Fondation
Construction
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Démolition
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Usage
Prison building (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
État de conservation
démoli ou détruitVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Localisation
Coordonnées
Carte

La prison de Spandau était située à l'ouest de Berlin, dans l'arrondissement de Spandau, qui appartenait au secteur d'occupation britannique de Berlin-Ouest. L'ancienne prison militaire fut connue notamment pour ses détenus, les criminels de guerre nazis condamnés au procès de Nuremberg. Après la mort du dernier prisonnier, Rudolf Hess, en 1987, elle a été complètement démolie.

La prison de Spandau fut construite entre 1878 et 1898 afin de servir de centre de détention au personnel militaire. Après la Première Guerre mondiale, à partir de 1919, on y incarcéra également des condamnés civils. Elle comptait alors environ 600 détenus.

Après l'incendie du Reichstag en , elle a été utilisé par les nazis comme camp de détention destiné aux prisonniers politiques placés en Schutzhaft, dont Egon Erwin Kisch et Carl von Ossietzky.

Les condamnés du procès de Nuremberg

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Le , les anciens dignitaires nazis condamnés à l'incarcération par le tribunal de Nuremberg y entrèrent pour purger leurs peines. Les Américains, Britanniques, Français et Soviétiques s'occupèrent alors conjointement de l'administration de l'établissement. Ils s'assurèrent également chaque mois à tour de rôle[1] de la surveillance des sept prisonniers :

Le système de sécurité était maximal. Les gardiens avaient ordre de tirer à vue sur tout individu tentant de s'introduire dans l'enceinte (des panneaux avertissaient de ce risque autour de la forteresse). Les militaires des 4 puissances alliées (France, URSS, Royaume-Uni, États-Unis) qui se relayaient mois après mois dans la prison n'avaient qu'un contact limité avec les prisonniers, chaque prisonnier ayant droit notamment à des soins délivrés par les professionnels de santé des quatre armées.

Des tentatives de libération de Rudolf Hess auraient eu lieu dans les années 1970-1980, sans que l'on sache combien. L'Association pour la libération de Rudolf Hess est défendue alors par l'avocat Raymond de Geouffre de la Pradelle.

Destruction

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Destruction de la prison de Spandau.
Le Britannia Centre de Spandau en 2009.

Après la mort de son dernier prisonnier, Rudolf Hess, seul occupant des lieux entre 1966 et son suicide en 1987[2], et afin d'éviter que le lieu ne fasse l'objet de rassemblements néonazis, l'établissement est entièrement rasé en 1987 et remplacé par un supermarché, l'ancien Britannia Centre Spandau. Les matériaux qui avaient servi à la construction de la prison furent dispersés dans la mer du Nord.

La prison de Spandau est parfois confondue avec la citadelle de Spandau, construite au cours de la seconde moitié du XVIe siècle et située à trois kilomètres.

Littérature

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  • Le roman Des chiens vivants de Jean Anglade, qui fait référence aux sept dignitaires nazis incarcérés dans la prison de Spandau, après leur jugement au tribunal international de Nüremberg en 1945.
  • Le livre Les 7 de Spandau est un document précis et documenté sur la prison-forteresse.
  • Le roman Oies Sauvages 2 de Daniel Carney : un groupe d'activistes engage le mercenaire Allen Faulkner pour libérer Rudolf Hess au début des années 1980. Ce roman décrit très bien la forteresse de Spandau et l'auteur avait trouvé une vraie faille dans la sécurité de la prison[réf. nécessaire].

Notes et références

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  1. (en) Notice sur la prison de Spandau.
  2. Éric Loret, « Spandau, nid de nazis », sur next.liberation.fr, (consulté le ).

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Articles connexes

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Liens externes

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