Pixmania

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Pixmania
Description de l'image Pixmania Logo.svg.
Création 2000
Dates clés Octobre 2015 (placement en procédure de sauvegarde), Janvier 2016 (mise en redressement judiciaire), Février 2016 (rachat par VDD SAS).
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social Drapeau de France Toulouse (France)
Direction Olivier de Trémaudan
Activité E-commerce
Société mère VDD SAS
Effectif 60
Site web pixmania.com
Chiffre d’affaires en diminution 295M€ (2014)
-63.25% (2010-2014)

Pixmania est un des acteurs majeurs du commerce électronique en France mais aussi dans 14 pays européens, créé par les frères Rosenblum. Son cœur de métier est la distribution de produits techniques (Photo numérique, électronique, informatique, électroménager, jeux vidéo) vendus à travers un site web mais l'enseigne est aussi présente sur d'autres univers produits comme la puériculture, le jouet, la maison et Jardin.

Racheté par DSG International, le groupe s'est alors diversifié dans toute l'informatique et dans le matériel électronique. PIXmania.com est un site web européen présent dans 14 pays.

Le rachat de Pixmania.com par VDD SAS a été validé vendredi 5 février 2016 par le Tribunal de Commerce de Nanterre[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le groupe, premièrement nommé Fotovista, est à l'origine spécialisé dans la prise de vue scolaire et post-natale. Les jeunes frères Rosenblum ont repris l'entreprise familiale en décembre 2001 en réalisant un LBO avec le Fonds d'investissement LMBO finance.

Ayant d'abord envisagé de développer les photos à distance, ils se sont orientés vers la distribution des produits de prise de vue numérique, tout nouveaux à l'époque en 2000. S'appuyant sur le rachat d'un grossiste en photographie Japan Diffusion, ils ont développé l'entreprise sur cette niche, aujourd'hui devenue un marché de masse.

Croissance[modifier | modifier le code]

En 2002, myPIX.com, site permettant de développer ses photos en ligne, est créé, et couvre également plusieurs pays d'Europe. Jusqu'à fin 2007 myPix.com est dirigé par Sacha Doliner.

En 2004, le groupe ouvre PIXmania-PRO.com, site consacré au marché professionnel B2B.

En 2005, Pixmania acquiert Webhallen, site suédois de premier plan spécialisé dans la vente de jeux vidéo et produits culturels. Le site est l'un des premiers à intégrer de la vidéo dans ses pages (à cette époque, YouTube venait de naître). En forte croissance, Pixmania décide également de déménager sa centrale logistique en la rapprochant d'Orly, afin de pouvoir desservir plus facilement tous les pays européens. Sur l'exercice clos au 31 mars 2005, le chiffre d'affaires atteint 245 millions d'euros (+96%).

En 2006, le groupe Pixmania opère plus de 60 sites de vente en ligne dont PIXmania.com, myPIX.com, primashop.com, apache.fr, etreenceinte.com etc. Il décide alors de se lancer sur le créneau de la prestation de services en commerce électronique (via son activité e-merchant)[2].

Prise de contrôle par Dixons[modifier | modifier le code]

En avril 2006, le groupe britannique DSG International (devenu Dixons) reprend 77 % du capital du groupe Fotovista, maison mère de Pixmania, pour 266 millions d'euros, valorisant ainsi la société à 345 millions d'euros[3]. Steve et Jean-Emile Rosenblum signent pour rester 3 ans au sein du groupe et vendent 60% des titres qu'ils détiennent. Un plan ambitieux de synergies avec Dixons voit le jour.

En 2007 le groupe revend ses activités prises de vues comprenant l'activité photo scolaire Studio National et l'activité de développement photo en maternités Primaphot à un fonds d'investissement pour se concentrer sur son métier de Commerce électronique.

En novembre 2007, Pixmania ouvre sa place de marché (Pixplace) sur son site, ce qui lui permet d'élargir son catalogue tout en permettant à d'autres marchands de vendre leurs produits dans toute l'Europe via le site de PIXmania.com. Ainsi, de nouveaux espaces apparaissent sur le site : Mode, maison, gros électroménager, etc.

En 2009, après trois ans de vente de produits d'occasion sur eBay, via sa nouvelle activité Comme Neuf !, Pixmania commence à vendre ses produits d'occasion directement sur son site. La même année Pixmania annonce le lancement de la catégorie Gros Électroménager[4].

E-merchant, la filiale du groupe Pixmania, annonce le lancement de la boutique S.T. Dupont[5].

En 2010, Pixmania lance la catégorie bagagerie[6]. Sur l'exercice clos au 30 avril 2010, la société a réalisé un chiffre d'affaires de 897 millions d'euros (+15%) et un bénéfice de 10 millions d'euros (+43%). La société ambitionne un CA d'un milliard d'euros à horizon 2014[7].

En 2011, Pixmania ouvre le rayon sport et lance aussi sa propre marque de literie Sombed[8],[9]. C'est la première fois que Pixmania commercialise ses propres produits. En septembre 2011, le groupe annonce la création de sa propre agence de communication Pix Agency[10]. Une équipe est opérationnelle à Brno (République tchèque), où se situe son siège pour l’Europe Centrale et Orientale qui gère le marketing, la communication... . Mais aussi la maintenance de ses sites clients (à l’origine développé et maintenu par e-merchant) tel que Carrefour, S.T. Dupont, Sud-Express, A.P.C, ... et bientôt Celio*[11].

En juin 2011, Carrefour signe un accord avec Pixmania pour développer son site de vente de produits non alimentaires[12]. Selon Lars Olofsson, PDG de Carrefour, il s'agit d'un partenariat important dans le développement de la stratégie multi-canal du groupe.

En novembre 2011, Pixmania ouvre le rayon mobilier avec des canapés, tables, chaises etc.. Le même mois, Pixmania ouvre un Love Shop, une catégorie de produits sexy chic avec plus de 400 références[13]. Le 9 février 2012, Pixmania lance sa ligne de joaillerie: Rose & Kara. Pour le lancement, Rose & Kara propose une sélection de 500 modèles parmi une gamme de bagues, boucles d’oreille, bracelets, pendentifs et colliers. Tous les bijoux vendus sur Pixmania.com sont empierrés à 80 % de diamant et à 20 % de pierres précieuses et semi-précieuses.

En mai 2012, dans une entrevue au Figaro, François Grazuit ambitionne l'ouverture d'une centaine de boutiques dans les 5 années à venir[14].

Restructuration[modifier | modifier le code]

Le 10 août 2012, Dixons Retail, actionnaire majoritaire à hauteur de 77 % depuis avril 2006 rachète pour 10 millions d'euros le reliquat des actions détenues par Steve et Jean-Émile Rosenblum, ce qui valorise l'entreprise à 100 millions d'euros (en prenant en compte la valeur nette de l'entreprise (Valeur= enterprise value - debts), malgré une augmentation du chiffre d'affaires de 354 m€ en 2006 lors du rachat par Dixons à 898 million d'euros de CA en 2012. Steve et Jean-Émile quittent leurs fonctions dans l'entreprise lors de la cession du reliquat de leurs actions dans le groupe.

Au second semestre 2012, Dixons décide de recentrer l'activité de Pixmania sur la vente en ligne uniquement et dans les pays les plus importants.

En février 2013, Pixmania ferme toutes ses boutiques en France (Lille, Rosny, Paris, Boulogne, Lyon, Rennes, Toulouse, Marseille et Nice) en Belgique (Bruxelles), au Portugal (Porto et Lisbonne) et en Espagne (Xanadû, Madrid, Vaguada, Valence, Maquinista et Barcelone) suite aux mauvais résultats enregistrés (-10 % du chiffre d'affaires à 843 millions d'euros en 2012 et à la perte annuelle de 25 millions d'euros). Cent cinquante personnes sont licenciées dans le cadre du plan social[15],[16].

En mai 2013, les ventes de Pixmania chutent encore, accusant un recul de 36% (les 2/3 de la baisse provenant de la fermeture des magasins et des pays non-core) sur la période février-avril, Dixons annonce son intention de vendre la société en n'excluant pas une fermeture définitive si la cession venait à échouer. À cette date, le groupe emploie 850 personnes[17].

En septembre 2013, Pixmania est revendu par Dixons à un fonds de retournement allemand Mutares. Afin de consolider le rachat, Dixons versera 69 millions d'euros à Mutares en plus de la cession de Pixmania. Le rachat est effectif en décembre 2014 pour le groupe allemand Mutares[18],[19].

En juin 2015, Mutares et Pixmania font une offre d'achat du site GrosBill à Auchan, pour un montant indéterminé[20]

Depuis octobre 2015, un plan de sauvegarde a été initié afin de trouver un modèle économique viable, ce qui semble avoir échoué. Depuis 2011, le site à vu son chiffre d'affaires divisé par plus de 4 (passant de 500 millions € en 2012 à moins de 200 millions d'euros en 2015). Le site envisageait de se convertir en une plateforme de mise en relation entre les vendeurs et les acheteurs, mais l'actionnaire allemand Mutares écarte cette possibilité[21].

14 janvier 2016 la société est placée en redressement judiciaire[22]

Le site "vente-du-diable" se propose de reprendre une partie des activités[23] : le rachat est confirmé le 5 Février 2016[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Vente-du-diable reprend Pixmania », sur http://www.lesechos.fr/ (consulté le 12 février 2016)
  2. Activité E-merchant
  3. [1]
  4. Lancement de la catégorie Gros Electroménager
  5. E-merchant- lancement boutique S.T. Dupont
  6. Lancement bagagerie
  7. http://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/resultats-de-pixmania-0610.shtml
  8. Ouverture rayon sport
  9. Lancement de la marque Sombed
  10. Création de l'agence de communication
  11. [2]
  12. Partenariat Carrefour-Pixmania
  13. [3]
  14. http://www.lefigaro.fr/societes/2012/05/28/20005-20120528ARTFIG00455-pixmania-veut-ouvrir-une-centaine-de-magasins.php
  15. Pixmania a fermé ses 10 boutiques françaises
  16. Le mot de Phil Birbeck, PDG de Pixmania
  17. http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/05/16/97002-20130516FILWWW00498-le-site-pixmania-bientot-ferme.php
  18. Dixons sells loss making PIXmania to mutares
  19. mutares acquiert PIXmania
  20. Après Pixmania, le groupe allemand Mutares veut avaler Grosbill, Sébastien Gavois, Next Inpact, 12 juin 2015
  21. « Pixmania bientôt en redressement judiciaire », Le Monde.fr, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  22. « Société PIXMANIA à  ASNIERES SUR SEINE (Chiffre d'affaires, bilans, résultat) avec Verif.com - Siren 352236244 », sur www.verif.com (consulté le 16 janvier 2016)
  23. « Pixmania placé en redressement, le site Vente-du-diable en lice pour le reprendre », sur lexpansion.lexpress.fr (consulté le 18 janvier 2016)
  24. « Vente-du-diable reprend le site d'e-commerce Pixmania », sur http://www.lemonde.fr/ (consulté le 12 février 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]