Pierre Vaudrey

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Pierre Vaudrey
Naissance
Décès
(à 78 ans)
Paris
Nom de naissance
Pierre Vaudey
Nationalité
Activité
Formation

Pierre Vaudrey, pseudonyme de Pierre Vaudey, né le à Lyon (Rhône) et mort le à Paris[1],[2], est un sculpteur français.

Sculpteur ornemaniste et créateur de flacons de parfum, il est surtout connu pour ses monuments funéraires, notamment ceux du cimetière du Père-Lachaise à Paris[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Vaudrey est né à Lyon le . Fils d’un maçon, tailleur de pierre et ornemaniste, il apprit le métier dans l’atelier de son père à Lyon. Il continua comme apprenti sur des chantiers, tout en suivant des cours du soir à l'École des beaux-arts de Lyon. En 1891, il arrive à Paris. Il réalise aussi bien des ornements de façades, comme au 4, avenue Gambetta, que des monuments funéraires. Il s’installe rue Ramus, dans le 20e arrondissement[4] près du cimetière du Père-Lachaise, qui conserve 19 de ses œuvres[5],[6], dont certaines ont été dérobées[5]..

Il connaît le succès grâce à son aptitude à sculpter des portraits d’après photographie dans un style académique détaillé, et est connu pour la dextérité et la rapidité d'exécution de ses travaux d'ornementation[7].

Il épouse Marie-Thérèse Alphazan, une brodeuse de Lyon. Il a noté la chronique de sa vie familiale et la liste de ses œuvres dans ses livres de compte, conservés par ses descendants, ce qui permet de dater et d’attribuer un grand nombre de ses œuvres non signées. Homme libre et indépendant, il fuit les honneurs. Féru de technique, il utilise le matériel le plus performant. La compagnie Ingersoll Rand lui donne à tester ses dernières découvertes en outillage pneumatique[7].

Après 1918, de nombreux monuments aux morts de la Première Guerre mondiale lui sont commandés. À partir de 1920, son nom est également associé à l'industrie du parfum avec ses créations de flacons et autres objets de parfumerie[4],[8],[9].

Au tournant des années 1930, avec l’émergence de l'Art déco, les œuvres de Vaudrey sont considérées comme démodées. D'autre part, l’art funéraire tendant à s'industrialiser, ses monuments funéraires personnalisés ne sont plus d'actualité. Son épouse meurt d’un cancer[Quand ?]. Isolé, Vaudrey est en prise au désespoir[7].

Avec l’exode de 1940 et la Seconde Guerre mondiale, Pierre Vaudrey se remarie avec Line qui lui permet de retrouver son équilibre. Reprenant goût à son art, les commandes reviennent, mais il n'a pas le temps d'exposer ses œuvres. Il meurt d’une attaque d’angine de poitrine le à Paris[7] et est inhumé à Fontainebleau[5].

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Une place de Paris, créée dans le cadre de l'aménagement de la Zac Ancien village de Charonne, a été nommée « place Pierre Vaudrey » par arrêté municipal du [1],[6].
  • Une plaque commémorative orne la façade de son atelier[10] de la rue Ramus à Paris.[1],[3],[6],[5].
  • Une Association des amis de Pierre Vaudrey, sise au 2, rue de Guébriant à Paris, perpétue sa mémoire[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « La place Pierre-Vaudrey – 75020 », sur Les rues de Paris (consulté le 10 août 2018).
  2. « VAUDREY Pierre – Sculpteur », sur Les monuments aux morts - France – Belgique – Autres pays (consulté le 10 août 2018).
  3. a et b « Vivre à côté du Père Lachaise : un petit village, en plein Paris », sur Le blog de Paris. Le quotidien de la vie urbaine parisienne, (consulté le 10 août 2018).
  4. a et b JMMH Sélection Patrimoine de la Parfumerie du XXe siècle, « Pierre Vaudrey - (1873-1951) », sur Facebook (consulté le 10 août 2018).
  5. a b c et d Philippe Landru, professeur agrégé d’histoire, « Vudrey Pierre (Pierre Vaudey : 1873-1951) », sur Cimetières de France et d’ailleurs, (consulté le 9 août 2018).
  6. a b c et d « Vaudrey Pierre (1873-1951) », sur Association des Amis et Passionnés du Père-Lachaise, (consulté le 10 août 2018).
  7. a b c et d « Vaudrey, dans la jungle du funéraire », sur Regard sur l'art chrétien (consulté le 10 août 2018).
  8. « Flacons et objets de parfumerie du XXe siècle « Les Saturnales du parfum » », sur Lombrail - Teucquam, Maison de ventes (consulté le 10 août 2018).
  9. « De Vaudrey », sur Gazette Drouot.com, l'hebdo des ventes aux enchères (consulté le 10 août 2018).
  10. Atelier en main privée, en cours de restauration.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Josette Jacquin-Philippe, Les cimetières artistiques de Paris, Librairie Léonce Laget, , 219 p. (ISBN 2-85204-116-2, EAN 978-2-85204-116-5).
  • Josette Jacquin-Philippe, Vaudrey : du Père-Lachaise au Venezuela : Parcours d’un sculpteur méconnu, Le Regnicole / Les amis de Pierre Vaudrey, , 128 p..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]