Pierre Souyri

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ne doit pas être confondu avec Pierre François Souyri.
Pierre Souyri
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Autres informations
Partis politiques

Pierre Souyri, né en et mort le [1], est un résistant du mouvement Francs-tireurs et partisans et militant du Parti communiste français de 1942 à 1944. Après la guerre, il fait brièvement partie du Parti communiste internationaliste (trotskiste), puis du Rassemblement démocratique révolutionnaire en 1948. À partir de 1952, il participe à la revue Socialisme ou barbarie, où il se spécialise dans l'étude de la Chine, signant ses articles sous le pseudonyme de Pierre Brune.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il en démissionne à la fin d'août 1944. « Le défi lancé par le stalinisme à la vérité et à la liberté l'avait frappé de plein fouet »[2].

Après la guerre, Pierre Souyri fait brièvement partie du Parti communiste internationaliste (trotskiste), puis de l'éphémère Rassemblement démocratique révolutionnaire en 1948[3].

Nommé professeur en Algérie en septembre 1949, il y rencontre Jean-François Lyotard et en devient l'ami[3].

À partir de 1952, il participe à la revue Socialisme ou barbarie, où il se spécialise dans l'étude de la Chine. Il y signe ses articles sous le nom de « Pierre Brune »[3].

En 1963, alors que Socialisme ou barbarie s'éloigne du marxisme, il prend part à la scission qui aboutit à la création de l'organisation Pouvoir ouvrier, laquelle disparaît à son tour en 1969[3].

Outre ses nombreux travaux sur la Chine, dont son livre publié à titre posthume et « salué par un épais silence »[4], il poursuit son analyse de « la dynamique du capitalisme au XXe siècle », laissant sur cette question un ouvrage également posthume achevé et édité par son fils, sa veuve et Marc Ferro[3].

Il a donné de nombreux articles et comptes rendus dans les années 1970 à la revue Annales (Economie, Sociétés, Civilisations)[3].

Il est qualifié de « marxiste anti-staliniste » par le journaliste américain Adam Schatz[5].

Son fils, Pierre François Souyri, est un spécialiste reconnu du Japon[3].

Publications[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Le marxisme après Marx, Paris, Flammarion, coll. « Question d'Histoire », 1970, 121 pages
  • Révolution et contre-révolution en Chine : des origines à 1949, C. Bourgois, 1982, (ISBN 2267003139 et 9782267003130), 444 pages
  • La dynamique du capitalisme au XXe siècle, Paris, Payot, 1983, 270 pages

Articles[modifier | modifier le code]

  • (sous le pseudo Pierre Brune) La classe ouvrière chinoise face à l'exploitation bureaucratique, extrait de La lutte des classes en Chine bureaucratique, dans Socialisme ou barbarie, N° 24, mai-juin 1958, pp. 35-103
  • (sous le pseudo Pierre Brune) La Chine à l'heure de la perfection totalitaire, dans Socialisme ou barbarie, No 29, 1959/60, pp. 59-90

Compte rendu[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BNF.
  2. J.--F. Lyotard,, « Pierre Souyri, le marxisme qui n'a pas fini », Esprit,‎ , p.11-31
  3. a, b, c, d, e, f et g Souyri (1925-1979), sur le site La Bataille socialiste
  4. Pierre Vidal-Naquet, Libération, 9 février 1983.
  5. (en) Adam Schatz, An Arab Gadfly With a Memorable Bite, The New York Times, February 22, 2003 : « an anti-Stalinist Marxist named Pierre Souyri who had fought in the resistance ».

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]