Philippe Denis

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Philippe Denis
Naissance
Bordeaux, France
Décès (à 74 ans)
Viana do Castelo, Portugal
Activité principale
poète
Auteur
Genres
poésie

Philippe Denis est un poète, essayiste et traducteur français, né le à Bordeaux[1] et mort le 8 novembre 2021[2] à Viana do Castelo au Portugal[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe Denis est l’auteur de livres de poésie et d’essais, ainsi que de traductions de l’anglais et du japonais[3]. Il a donné des textes à de très nombreuses revues francophones : L'Éphémère, Argile, Clivages, NRF, Critique, Les Cahiers du Sud, La Revue de Belles-Lettres, Po&sie, Limon, Banana Split L'Ire des Vents et La Treizième ; ainsi qu’à l'étranger : New Direction, Chicago Review, M(odern) P(oetry) in T(ranslation), Origin, Triquaterly Review, Poetry Now, Mundus Artium (États-Unis et Grande-Bretagne), Park (Berlin), Nuovi Argomenti (Rome), Edebiyat Çeviri Dergisi (Ankara).

Il a été Fulbright Visiting Lecturer (Université du Minnesota) puis Member of Faculty de Bennington College (Vermont), chargé de cours en Turquie à l'Université de l'Uludağ (Bursa) et de Çukurova (Adana), enfin à l'Université de Coimbra (Portugal). En 1978, il a participé au International Writing Program de l'Université de l'Iowa.

Il résidait depuis plus de trente ans à l'étranger.


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Cahier d'ombres suivi de Terre simple (accompagné de trois lithographies originales de Joan Miró), Maeght, 1971
  • Cahier d'ombres, Mercure de France, 1974
  • Les Cendres de la voix (accompagné de deux gravures de Gisèle Celan-Lestrange), Commune Mesure, 1975
  • Malgré la bouche (eaux-fortes de Miklos Bokor), Clivages, 1975
  • Revif (aquatintes de Pierre Tal Coat pour l'édition de tête), Maeght, 1977
  • La Teinte du jour, Thierry Bouchard, 1978
  • Carnet d'un aveuglement, Flammarion, 1980
  • Surface d'écueil (gravure de Pierre Tal Coat pour l'édition de tête), Clivages, 1980
  • Souci de nuage (avec une aquarelle de Lucie Ducel), ed. M.D., 1984
  • Bruissements (avec une gravure de Gilles du Bouchet), Thierry Bouchard, 1984
  • Entre la fenêtre et la table, Le Voleur de talan, 1984
  • Matière du jour (tirage de tête comportant des gouaches de Jean Capdeville), Thierry Bouchard, 1985
  • La Disparition, Passage, 1985
  • Églogues, Mercure de France, 1986
  • La Digitale, Brandes, 1988
  • Nugæ (accompagné de trois peintures tantriques de l'atelier Shashi de Jaipur), Festina Lente, 1989
  • Autour d'une absence (Peinture de Frédérique Lucien), Brandes, 1989
  • Divertimenti, Mercure de France, 1991
  • Chemin battu (Gravures de Jean-Paul Héraud), G & g, 1992
  • Notes lentes, La Dogana, 1996
  • Nugae (avec préface d’Yves Bonnefoy), La Dogana, 2003
  • Petites phrases de vaine adresse, Harpo &, 2006
  • Trois cuillerées de poivre, CIPM/Spectres familiers, 2007
  • Alimentation générale, La Dogana, 2010
  • Sur une hauteur obstinée, La Dogana, 2010
  • Petits traités d’aphasie lyrique, Le Bruit du temps, 2011
  • Raccourcis, (avec trois dessins de Jacques Capdeville), Poliphile,2013
  • si cela peut s'appeler quelque chose, La Ligne d'ombre, 2014
  • Pierres d'attente, La Ligne d'ombre, 2018
  • Chemins faisant, poèmes 1974-2014, Préface de John E. Jackson, Le Bruit du temps, 2019
  • Inventions suivi de Notes sur des pivoines, Le bruit du temps, 2021.

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Unearth (poèmes de Paul Auster ; lithographies de J-P. Riopelle), Maeght, 1980
  • Poèmes d'Emily Dickinson précédé de Amherst 1980, Le Voleur de talan, 1980
  • Notes sur des pivoines, Masaoka Shiki (traduction établie avec le concours de Kanako Yoshida ; l'édition de tête comporte une calligraphie de Noriko Kobayashi), Thierry Bouchard, 1984
  • ...au sommet d'une tour arasée, (E. Dickinson, M. Moore, S. Plath et Laura R. Jackson), Passage, 1986
  • Quarante-sept poèmes d'Emily Dickinson, La Dogana, 1987
  • En Poussière honorée, poèmes d'Emily Dickinson, La Ligne d'ombre, 2013
  • Cent dix sept poèmes d'Emily Dickinson, La Dogana, 2020

À l'étranger[modifier | modifier le code]

  • Notebook of shadows (selected poems 1974-1980), translated by Mark Irwin, afterword by Paul Auster, The Globe Press, Cleveland, New York, 1980
  • Origin, Fourth series, featuring Philippe Denis, Boston, Mass.,january 1980
  • Nugæ, traduction by Cid Corman, Longhouse publisher, Green River, Vermont, 2001

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Patrick Kéchichian, « La mort du poète et traducteur Philippe Denis », sur Le Monde, (consulté le )
  2. « Hommage à Philippe Denis », sur Catastrophes, (consulté le )
  3. Notice d’autorité de la BnF.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

  • John E. Jackson, « Une errance lumineuse », Critique no 355, 1976
  • Dominique Grandmont, « Ce secret superbe et terrible », L'Humanité, [lire en ligne]
  • Alain Mascarou, Tracés interrompus, Paris, L'Harmattan, 1998
  • John E. Jackson, « Insecte dans l'obscurité du bois », Littérature n° 110, 1998
  • Yves Bonnefoy, « La pauvreté, le surcroît », in Nugae, La Dogana, 2003
  • Franck André James," Ce Nugae..." Centre international de poésie, Éditions Farago, 2004
  • Sara Arena, « Il candore del verso, i dettagli del mondo », Ditorni 5 (Rivista di litterature dell'Università degli Studi di Bergamo), 2008
  • Fabrice Schurmans, entretien avec Philippe Denis : « Des provisions de nuages », Europe, no 1032,
  • Raccourcis, 1974-2015, Journée d'étude : Philippe Denis, Université François-Rabelais de Tours,
  • "Philippe Denis, une libre infortune". L'Étrangère, n° 45, textes réunis par Alain Mascarou et Fabrice Schurmans, Bibliographie établie par Fabrice Schurmans. Bruxelles, 2017
  • Jean-Charles Vegliante, Leggendo l'ultimo "si cela peut s'appeler quelque chose" di Philippe Denis, puntocritico2.wordpress.com, 2017
  • Jean-Charles Vegliante, Territoires de Philippe Denis, La Ligne d'ombre, 2021.

Liens externes[modifier | modifier le code]