Philip Jaisohn

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Seo Jae-pil
Young Philip Jaisohn.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
PhiladelphieVoir et modifier les données sur Wikidata
Noms de naissance
서재필
徐載弼Voir et modifier les données sur Wikidata
Romanisation révisée
Seo Jae-pilVoir et modifier les données sur Wikidata
McCune-Reischauer
Sŏ Chaep'ilVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Corée, Américain (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Université George-Washington
École de médecine Perelman à l'université de Pennsylvanie (en)
Université KeiōVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Soh Kwang-hyo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Religion

Philip Jaisohn (son nom aux États-Unis) ou Seo Jae-pil ( - ) était un politicien, un militant indépendantiste, et un journaliste coréen[1]. Ses pseudonymes étaient Songjae (송재; 松齋) et Ssanggyeong (쌍경; 雙慶)[1]. Son prénom social était Yungyeong (윤경; 允卿). Il est le premier Coréen à avoir obtenu la nationalité américaine.

En 1896, il fonde le Journal de l'indépendance, le premier journal privé écrit en coréen ainsi que le Club de l'indépendance (en) et le Club des dix mille personnes. En 1897, il initie la construction de la Porte de l'indépendance (en)[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Seo Jae-pil et Kim Kyu-sik à Incheon en 1947

Seo Jae-pil est né dans le district de Boseong et a grandi à Séoul. Adolescent, il était un élève brillant et déjà attaché aux idées politiques réformistes. Dès 1882, il part étudier au Japon, un pays alors en pleine modernisation. En 1884, il participe à la tentative de coup d'état de Gapsin et est nommé vice-ministre de la défense. Trois jours plus tard, à la suite de l'intervention de la Chine, il perd sa famille et doit s'exiler aux États-Unis. Il y étudie la médecine, prend la nationalité américaine en 1890 et épouse la nièce de James Buchanan, le 15e président des États-Unis.

En 1895, à la suite de la victoire du Japon à la première guerre sino-japonaise, les réformateurs arrivent au pouvoir et Seo peut rentrer au pays. Il y fonde un journal, le Journal de l'indépendance[3]. Il fonde également le Club des dix mille personnes (만민공동회) et le Club de l'indépendance (en), où il propage l'importance de l'éducation du peuple, de la modernisation de l'industrie et critique vivement les hauts fonctionnaires. En 1897, il lance la construction de la Porte de l'indépendance (en)[4], qui s'inspire de l'Arc de triomphe de Paris. Soupçonnés de vouloir l'avènement d'une république, son mouvement est interdit en 1898 et il doit retourner aux États-Unis.

Lors de la transition vers l'indépendance de la Corée du Sud, le gouvernement militaire américain de l'USAMGIK l'invite à revenir en Corée pour lui servir de conseiller principal. Certains auraient aimé qu'il devienne alors le premier président de la Corée. Il refuse cependant et retourne aux États-Unis en 1948.


Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Voyage de la hansu (한수의 여행)

Livre sur le sujet[modifier | modifier le code]

  • Oh Se-ung, Dr. Philip Jaisohn's Reform Movement, 1896-1898: A Critical Appraisal of the Independence Club, University Press of America, 1995, (ISBN 0819199141)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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