Penedono

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Penedono
Blason de Penedono
Héraldique
Image illustrative de l'article Penedono
Administration
Pays Drapeau du Portugal Portugal
Région Nord
Sous-région Douro
Ancienne province Beira Alta
District Viseu
Maire António Carlos Saraiva Esteves de Carvalho
Code postal 3630-253
Démographie
Population 2 952 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 59′ N 7° 23′ O / 40.99, -7.3940° 59′ Nord 7° 23′ Ouest / 40.99, -7.39
Altitude Max. 920 m
Superficie 13 371 ha = 133,71 km2
Localisation

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Penedono

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Penedono
Eglise Santa Quitéria de Ferronha

Anciennement Pena de Dono, Penedono est une ville du Portugal qui est située dans le district de Viseu dans la région Beira Alta. La ville s'étend sur une surface de 133,71 km² avec 2 952 habitants (2011).

La municipalité de Penedono regroupe 2 villages : Ferronha et A-do-Bispo (Aldeia do Bispo).

L'histoire de Penedono est très ancienne, probabement antérieur à la création du Portugal. Les vestiges de la culture mégalithique sont omniprésentes dans la région de Penedono. Des septultures et dolmens à Antas, un abris pré-historique à Ourozinho, un menhir à Penedono sont des exemples de la trentaine de vestiges antiques des environs de Penedono.

Les tribus de la culture des Castros se sont établies dans le flanc des montagnes de la région. Ils furent, plus tard, assimilés par les garnisons romaines pour appuyer leurs positions dans ces terres. Les romains ont également construit de nouvelles routes et découvert des gisements d'or et d'argent, en plus de métaux précieux, qu'ils exportaient à Rome.

Les invasions[modifier | modifier le code]

Au environ du V ème siècle, la péninsule ibérique fût successivement occupée par les barbares de l'Europe de l'Est, y compris les tribus d'Alains, les Vandales, les Suèves et les Wisigoths. Ces peuples se sont partagés en partie la péninsule ibérique afin d’élargir leurs coutumes et leurs cultures.

Les suèves commencèrent à conquérir un territoire, s’élargissant jusqu’au fleuve du Tejo, après avoir instaurés des habitations et une agriculture. Par la suite, ils se sont dirigés progressivement au christiannisme grâce à l’influence de S. Martinho de Dume connu pour être « l’apôtre des Suèdes ». Ils ont ainsi fondés le royaume des Suèdes avec Braga comme capitale. Avec l’extension de leur règne au sud, les suèdes se sont installés au niveau du fleuve du Douro.

Au siècle VIII (vers l’an 711), les maures, venant du nord de l’Afrique, ont envahis la péninsule ibérique par le Sud, après avoir traversé le détroit de Gibraltar. Commandés par Tarique, ils ont battus les visigoths lors de la bataille de Guadalete. Ils ont réussis à prendre possession de tout la péninsule à l’exeption des montagnes de Asturias, au Nord, où se réfugièrent de nombreux chrétiens. Durant la seconde moitié du IX ème siècle, Ferdinand Ier de León expulsa les Maures de la region de Penedono. En 1249 avec la prise de la ville Faro, au Algarve, par le roi D. Afonso III, les maures quittèrent le Portugal.

Moyen âge[modifier | modifier le code]

C’est en 960, que fut écris un premier document qui identifia la région comme Pene de Dono, qui était en fait une translittération de Penha de Dono ou Castelo de Dono (en référence à la possession d'un seigneur du 10e siècle). Ce document est une lettre écrite par une Dona Chamao Rodrigues (ou Flamula), une femme riche mais malade et mourrante. Cette lette est adressé à sa tante Mumadona Rodrigues, fondatrice du monastère de São Salvador de Guimarães. Flâmula Rodrigues lui demande de vendre ses biens et châteaux et que les fonds soient versés à des pèlerins et à des monastères. Les fortifications et les domaines mentionnés dans cette vente sont celle de Trancoso, Moreira, Longroiva, Numão, Vacinata, Almendra, Pena de Dono (Penedono), Alcobia, Sernancelhe et Caria.

En 1195, une charte fut signée reconnaissant les revendications territoriales aux habitants locaux et des privilèges à des chevaliers à Penedono.

En 1321, durant le règne du roi Denis, il existait trois églises paroissiales dans Penedono, São Pedro, São Salvador et Santa Maria Madalena. Au fil du temps la paroisse de Santa Maria Madalena disparue et les terres furent divisées entre les autorités restantes. De même São Salvador, aussi, a disparu.

Monarchie[modifier | modifier le code]

La dernière chartre est signée par Fernão de Pina le 27 Novembre 1512, pendant le règne de Manuel Ier de Portugal. Cette chartre présente les taxes a payées par la population de Penedono pour le passage des brebis et des chèvres, entre autres.

En 1527, commença le recensement de la population de Penedono et des villes au alentoursil, demandé sur ordre de Don João III. Ce recensement référence 486 demeures soit environ 1500 habitants dans Penedono et les villages aux alentours. Antas était présentée comme la commune la plus peuplée avec 130 foyers, soit pratiquement 1/3 de la population totale suivi de Castainço avec 85 maisons, Beselga avec 82 maisons, Prova avec 78 maisons, Penedono avec 73 maisons et Alcarva avec 48 demeures.

En 1708, Penedono faisait partie du comté de Pinhel, divisée entre les paroisses ecclésiastiques de São Salvador et São Pedro, abbayes royale de Padroado. La municipalité s'est dotée à ce moment-là de sa première maison de la miséricorde, d'un hôpital, de cinq chapelles et de sept paroisses civiles: Granja, Castainço, Alcarva, Prova, Antas, Beselga et Ourozinho. A l'époque, le seigneur du château est Pedro Alvares Cabral de Lacerda e Valadares, descendant de Fernando Afonso Correia, segneur de Farelães Valadares.

Dans la seconde moitié du même siècle, Penedono fut transféré à la région de Trancoso. Par décret, le 23 Décembre 1873, les droits seigneuriaux ont été dépouillés et seule l'autorité municipale est restée. A son tour, l’autorité municipale de Penedono fut dissoute le 7 septembre 1895, avant d’être restaurée le 13 Janvier 1898, avec toutes les paroisses civiles préexistantes.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1801 1849 1900 1930 1960 1981 1991 2001 2004
3 672 5 226 6 876 6 050 6 792 4 189 3 731 3 445 3 378
2011 - - - - - - - -
2 952 - - - - - - - -

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Le chateau médiéval du 10 éme siécle
  • L'église de São Pedro du 17/18 ème siècle
  • La chapelle do calvairio du 18 ème siècle
  • La chapelle São Salvador du 17/18 ème siècle
  • La chapelle Santa Barbara du 17 ème siècle
  • La chapelle Santa Lucia du 17 ème siècle
  • La chapelle Santa Eufémia du 18 ème siècle
  • Le Pelourinho du 16 éme siècle
  • Nécropoles mégalithiques et dolmen datant de l'antiquité


Ferronha[modifier | modifier le code]

Situé à une altitude de 880 mètres d’altitude, Ferronha est un village du Portugal composé de maisons anciennes bien conservées, parmi des maisons plus récentes faisant parti de la Fréguésia de Penedono.

La population de Ferronha est estimée à moins de 50 habitants.

L'église Santa Quitéria date de 1876. La célébration des mariages y furent autorisées à partir de la fin des années 1960. Avant cette date, les mariés allaient célébrer leurs mariages à Penedono.

Le village dispose d’un four collectif qui n’est plus en activité et d’une fontaine romaine. Ferronha connu quelques années où des mines d’or furent en activité avant de fermer au début des années 1950.

Le village est doté d’un circuit de randonné pédestre dont les sentiers sont balisés. Il existe 3 circuits de randonnées dont la Pedra que abana (Pierre qui bouge) de 3 km. Il s'agit d'une pierre de plusieurs tonnes qui peut être basculée par plusieurs personnes. Les deux autres randonnées mènent vers le village de Antas de 4,2 km et enfin vers A-do-Bispo.

L'ancienne salle des fêtes abrite l'association des jeunes de Ferronha avec 32 adhérents. L'objectif de l'association est la promotion de la culture, du sport et le développement économique et social du village.

L'ancienne école scolaire est en phase d'être réhabilitée en un local public équipé d'internet, accessible aux handicapés.

Etymologie de Ferronha

Ferronha est un nom de famille et un adjectif de la langue portugaise.

La première référence connue du nom Ferronha date de 1836 dans un registre de baptême trouvé dans les fichiers du district de la ville de Guarda indiqué comme suit : Maria, fille légitime de José et Maria Ferronha est née le 12 juin 1836 et a été baptisé le 18 du même mois. Sa mère est originaire de cette paroisse et son père de Numao. Elle est la petite fille du côté de la mère de sa mère de Chatarina Soalheira et de M.El Ferronha de cette paroisse.

Ferronha est un adjectif féminin qui signifie que la chair d'une noix qui est difficile à extraire. L'adjectif masculin "Ferronho" signe avoir la peau dure.

Anciennes mines d'or de Ferronha

A-do-Bispo[modifier | modifier le code]

Situé à 810 mètres d’altitude, A-Do-Bispo est un village du Portugal faisant parti de la Fréguésia de Penedono.

A-do-Bispo ou Adobispo signifie Aldeia do Bispo c'est à dire village de l'évêque.

La population est estimé à moins de 40 habitants.

Il existe deux chapelles à A-do-Bispo. La chapelle de Nossa Senhora da Conceição du 17/18 ème siècle et de la chapelle da Nossa Senhora da Estrada du 18 ème siècle.

Personnalité notable[modifier | modifier le code]

Álvaro Gonçalves Coutinho (1383-1445), plus connu sous le nom O Magriço, était un chevalier connu comme membre des 12 d'Angleterre. Les 12 d'Angleterre est le nom donné à une histoire semi-légendaire, semi-factuelle, racontée par Fernão Veloso et le poète Luís Vaz de Camões. Il s'agit d'une histoire typique de la conduite d'Honneur et de comportement de l'idéal chevaleresque du Moyen Âge. Douze chevaliers portugais fut mandatés pour défendre l'honneur de 12 femmes anglaises.