Paul Veyret

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Paul Veyret
Description de l'image Paul Veyret.jpg.
Nom de naissance Pierre Paul Louis Veyret
Naissance
Paris 17e,
Décès (à 25 ans)
Paris 17e,
Activité principale Comédien
Années d'activité 1891-1898
Formation Conservatoire d'art dramatique de Paris
Maîtres Maubant
La tombe de Paul Veyret au cimetière de Montmartre

Paul Veyret, né le à Paris et mort le à Paris, est un comédien français.

Famille[modifier | modifier le code]

Fils de Pierre Alexandre François Veyret (1847-1929), professeur au Lycée Chaptal, et de Marie Poisson (1852-1942)

Carrière[modifier | modifier le code]

Après de brillantes études et un Bac ès sciences en poche, Paul Veyret entre au Conservatoire d'art dramatique de Paris en 1889, dans la classe de Maubant. En 1891 il décroche un accessit et en 1892 le 1er prix de comédie à l'unanimité dans une scène des Fourberies de Scapin.

Il débute au Théâtre de l'Odéon le dans le rôle de Guy de "Cœur volant", viennent ensuite Mascarille de L'Étourdi ou les Contretemps et Figaro du Barbier de Séville. Il crée des rôles dans Le Carrosse du Saint-Sacrement, L'Argent d'Autrui, Le Pré Catelan, et L'Héritage de Monsieur Plumet.

Il fait ses premiers pas à la Comédie-Française dans le rôle de Scapin des Fourberies, où il provoqua un scandale en donnant une réplique à Coquelin aîné, sans tenir compte de la tradition du jeu. Coquelin rendit son rôle et fut remplacé par Laugier, car Veyret refusa tout net de revenir sur son interprétation.

Il tint les rôles de premier comique et créa ainsi Brascommié dans "Cabotins" le , un médecin dans "Vers la joie" le .

En , la Comédie-Française annonça que son jeune pensionnaire était souffrant. Le Jules Truffier annonce par Le Figaro que son camarade Veyret sera bientôt de retour sur scène. Mais le à 16h30, Paul Veyret s'éteint chez ses parents, au 30 du boulevard des Batignolles, rongé par la tuberculose.

Ses obsèques eurent lieu le à 11 heures du matin en l'église Sainte-Marie des Batignolles puis il fut inhumé au cimetière de MontmartreCoquelin cadet en l'absence du doyen de la Comédie-Française prononça sur la tombe de son jeune camarade le discours suivant qui fut gravé sur la tombe :

"Cher petit Veyret, gentil et joyeux compagnon que nous aimions tous, la mort, injuste encore, nous prive de ton dévouement, et tu t'endors du dernier sommeil au moment où tu allais réaliser le rêve de ta vie ! La Comédie-Française te dit adieu !".

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