Parc national Walls of Jerusalem
| Pays | |
|---|---|
| État | |
| Ville proche | |
| Superficie |
518 km2[1] |
| Point culminant |
King Davids Peak (en) |
| Partie de |
| Nom local |
(en) Walls of Jerusalem National Park |
|---|---|
| Type | |
| Catégorie UICN |
II |
| WDPA | |
| Création |
1981 |
| Administration | |
| Site web |
(en) Site officiel |
Le parc national Walls of Jerusalem est un parc national australien, en Tasmanie, à 142 km au nord-ouest de Hobart. Il fait partie de la zone de nature sauvage de Tasmanie inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom Murs de Jérusalem apparaît pour la première fois sur un plan de James Scott (en), établi d'après son relevé topographique de la région au milieu du XIXe siècle, les formations géologiques lui rappelant les remparts de Jérusalem. Entre les années 1930 et 1960, Reg Hall, avocat à Launceston, donne des noms à plus d'une douzaine de sites — porte d’Hérode, lac de Salomé, joyaux de Salomon, porte de Damas —, perpétuant ainsi le thème biblique[2]. Le point culminant du parc est le pic du roi David, d'une hauteur de 1499 m.
Histoire
[modifier | modifier le code]La zone où se situe le parc faisait partie du territoire de la nation aborigène de Big River (en).
Les Européens arrivent dans la région au début des années 1800, et les massifs centraux servent de refuge aux hors-la-loi. Dès 1819, des permis de pâturage sont accordés et les hautes terres deviennent le domaine des éleveurs. Les Aborigènes sont chassés par l'expansion constante des zones agricoles, les parties les moins hautes de la région servant de pâturage estival pour le bétail. Chasseurs et trappeurs parcourent le plateau en hiver, attirés par la qualité supérieure des fourrures des opossum et des wallabies que l'on y trouve[2].
Après de longues discussions parfois conflictuelles avec les éleveurs de moutons[3], le parc national est créé en 1981. Il est inaccessible par la route.
Environnement
[modifier | modifier le code]La roche dominante est la dolérite jurassique, à l'origine de pics cannelés qui ont émergé d'un plateau encore plus ancien, issu de sédiments permiens déposés dans une mer peu profonde. Le paysage a été façonné ensuite par des moraines et des lacs glaciaires.
Les températures en altitude sont souvent glaciales, avec d'importantes chutes de neige et des vents violents chargés de glace. Les arbres sont rabougris et les conifères remplacent les eucalyptus des neiges aux alentours de 1 000 mètres d'altitude. Une grande partie des pins crayon (Athrotaxis cupressoides) millénaires ont été détruits par le feu au début des années 1960. À plus basse altitude prédominent landes et prairies herbeuses. La végétation est constituée principalement de plantes en coussin, de scoparia et de roquette des montagnes.
La faune comprend wombats, wallabies, pademelons, opossums, quolls, diables de Tasmanie, échidnés, souris à longue queue, scinques, serpents et grenouilles. Dans les lacs et les étangs vivent des ornithorynques, des anaspides, des galaxias et des écrevisses fouisseuses[2].
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Louise Mendel, Scenery to wilderness: National park development in Tasmania, 1916-1992, University of Tasmania, (lire en ligne), p. 179-185
- (en) Debbie Quarmby, The Politics of Parks, A History of Tasmania’s National Parks 1885-2005, Perth, Murdoch University, (lire en ligne), p. 161, 181

Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressource relative à la géographie :
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Reserve Listing
- « Walls of Jerusalem National Park | Parks & Wildlife Service Tasmania », sur parks.tas.gov.au
- ↑ Mendel 1999.
