Parc Bivort

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Parc Bivort
Image illustrative de l’article Parc Bivort
Grille de l'entrée rue Maximilien Wattelar
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Subdivision administrative Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Commune Logo de la Ville de Charleroi Charleroi
Superficie 7 ha 83 ares
Histoire
Création 1870
Caractéristiques
Type Paysager
Gestion
Propriétaire Région wallonne
Ouverture au public oui
Localisation
Coordonnées 50° 26′ 44″ nord, 4° 25′ 00″ est

Le parc Bivort est un parc paysager situé à Jumet, section de la ville de Charleroi.

Historique[modifier | modifier le code]

Le parc a été aménagé autour du château construit entre 1868 et 1869 pour Henri-Joseph Bivort, maître de verreries. En 1902, sa veuve cède la propriété à la Société des Charbonnages du Centre de Jumet, qui en fait le logement des directeurs-gérants[1].

Lors de la liquidation de la société de charbonnage, à la fin des années 1960, l'ensemble est acquis par l'État qui le cède à la commune de Jumet. Le château, abandonné et vandalisé, se dégrade[1]. Il est rasé en 1988, mais le parc subsiste[2]. L'entretien en est assuré par le Service public de Wallonie[3].

Aménagement[modifier | modifier le code]

Thuya géant de Californie du parc Bivort

L'entrée principale à la rue Maximilien Wattelar est ornée d'une grille en fer forgé dont le fronton est marqué aux initiales H.J.B., initiales du nom du constructeur. De là démarre une allée de marronniers[2], remplacée par une nouvelle plantation en 2008[4].

Des constructions, subsistent un mur en brique qui entoure la propriété, un pavillon près de l'entrée secondaire rue Bivort, et une serre adossée au mur de clôture d'un jardin potager aujourd'hui disparu. Au centre du jardin se trouvaient deux étangs alimentés par le ruisseau des Rosaires. Le plus petit a été remblayé par les déblais du château. Des statues en ciment, copies de statues antiques, sont placées sur les pelouses[2]. Il subsiste les statues de Flore et du gladiateur Borghèse[5].

Plusieurs arbres remarquables ornent le parc. Un érable plane (Acer platanoides Deissectum) a reçu le titre de champion de Wallonie[2]. Un autre érable, argenté (Acer saccharinum), se classe parmi les plus beaux de Belgique avec son tronc de 5,25 m de circonférence[6]. Un thuya « candélabre » (Thuja plicata) constitue un record de son espèce en Wallonie[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Arcq 1988, p. 34.
  2. a b c d et e de Harlez de Deulin et al. 1999, p. 38-39.
  3. De Bruyn et Bioul 2015, p. 181.
  4. Information reprise sur le panneau installé à l'entrée du parc.
  5. De Bruyn et Bioul 2015, p. 181-182.
  6. « Parc Bivort », sur Le Pays de Charleroi (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Arcq, Jumet en flânant…, éditions Spites, , 232 p.
  • Odile De Bruyn et Anne-Catherine Bioul (dir.), « Les parcs des "châteaux d'industriels" : des oasis à préserver », dans Une nouvelle vie pour les châteaux d'industriels : Sauvegarder et réaffecter ces lieux de mémoire (Actes de la journée d'étude sur les demeures patronales industrielles organisée dans le cadre du château Mondron à Jumet (Charleroi) le 3 octobre 2014), Namur, Institut du patrimoine wallon, coll. « Les dossiers de l'IPW » (no 18), , 239 p. (ISBN 978-2-87522-162-9), p. 170-184
  • Nathalie de Harlez de Deulin, Serge Delsemme, Catherine Guisset-Lemoine et Didier Hoyos, Parcs et jardins historique de Wallonie, vol. 3 : Province de Hainaut, arrondissements de Charleroi, Thuin, Namur, Ministère de la Région wallonne, division du patrimoine, coll. « Inventaires thématiques », , 191 p. (ISBN 2-87401-073-1)