Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (Russie impériale)

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Ordre de Saint-Jean de Jérusalem
(ru) Орден Святого Иоанна Иерусалимского
Illustration.
Croix de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem
Conditions
Décerné par Russie impériale
Type Ordre honorifique
Décerné pour Services civils ou militaires
Éligibilité Nobles
Détails
Statut Ordre disparu
Statistiques
Création 29 novembre 1798 par Paul Ier de Russie
Première attribution 29 novembre 1798
Dernière attribution 1810
Ordre de préséance
Précédent Inférieur
Ordre de Saint-André
Équivalent
Supérieur
aucune
Suivant
Illustration.

L’ordre de Saint-Jean de Jérusalem (en russe : Орден Святого Иоанна Иерусалимского) est une distinction, un ordre impérial russe instauré par Paul Ier en 1798.

Historique[modifier | modifier le code]

Paul Ier en habit de grand-maître de l’ordre de Malte par V.L. Borovikovski, 1800
Timbre russe, 1999

En 1798, alors que Napoléon vient de capturer Malte au cours de son expédition en Égypte, le grand maître Ferdinand de Hompesch avait demandé au tsar de Russie Paul Ier d'être le protecteur de l'Ordre. Après l’abdication de Hompesch, les 249 chevaliers de l’Ordre exilés en Russie au palais Vorontsov de Saint-Pétersbourg proclament, le 10 octobre 1798, Paul Ier « grand maître de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem ».

Le 29 novembre 1798 Paul Ier publia un manifeste instaurant au profit de la noblesse russe l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Durant le règne Paul Ier l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem devint de facto la distinction la plus élevée décernée pour des mérites civils ou militaires. Le rang de commandeur surclassait même l’ordre de Saint-André et reflétait la bienveillance de l’empereur. Le jour de son couronnement, le 5 avril 1797, Paul Ier regroupa les structures des différents ordres russes en une société de chevaliers russes, à l’exclusion des ordres de Saint-Georges et Saint-Vladimir.

Le successeur de Paul Ier sur le trône de Russie, Alexandre Ier, retira la croix de Malte des armoiries impériales, refusa les fonctions de grand maître et, en 1810, ordonna l’arrêt de l’octroi des insignes de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Le comité des ministre décréta le 20 janvier 1817 qu’après le décès des commandeurs héréditaires leurs descendants ne pouront plus prétendre à ce titre ni porter les insignes de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, mettant ainsi un terme à l’existence de la branche russe de l’Ordre. Les tentatives de restauration de la branche orthodoxe de l’Ordre entreprises au XXe siècle sont dès lors sans fondement.

Classes et insignes[modifier | modifier le code]

L’ordre comportait trois classes :

Ire classe — Grand-croix de commandeur[modifier | modifier le code]

Croix de Malte (à quatre branches et huit pointes) en or couverte d’émail blanche. Entre les branches de la croix se trouvent des fleurs de lys en or. La branche supérieure de la croix est surmontée d’une couronne de type européen, elle-même accrochée à une représentation d’armes et d’armures de chevaliers en or. La croix se porte en sautoir avec un large ruban moiré noir.

IIe classe — Croix de commandeur[modifier | modifier le code]

Croix de Malte ressemblant à celle de première classe mais dont la représentation d’armes et armures est plus sobre. Porté en sautoir avec un ruban mince.

IIIe classe — Croix de chevalier[modifier | modifier le code]

Croix de Malte en or rehaussée d’émail blanche surmontée d’une couronne en or. Se porte sur la poitrine gauche accroché au ruban de l’ordre.

Liens internes[modifier | modifier le code]