Ophélie Jaësan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ophélie Jaësan
Naissance
Nantes (Drapeau de la France France)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Ophélie Jaësan (née en 1978 à Nantes) est une romancière et poète française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ophélie Jaësan suit dans un premier temps une formation scientifique, puis des études d’architecture et de design à Toulouse, Nantes et Rennes, qu'elle complète par des cours de théâtre et de comédie. Elle est mariée avec le DJ Maelström, et mère de deux petites filles.

Elle commence par publier de la poésie et reçoit en 2006 le Prix de la Vocation en poésie de la Fondation Bleustein-Blanchet pour son recueil La mer remblayée par le fracas des hommes (aux Éditions Cheyne)[1]. En juillet de la même année, elle joue et met en scène au festival d'Avignon sa première pièce de théâtre, intitulée Née trouée (direction artistique et vidéos de Johann Fournier tandis que les prises de vues vidéo sont assurées par Manuel Deiller, la lumière par Sébastien Piron et la musique par Autechre et CocoRosie).

Chez Actes Sud, elle est l’auteur de deux romans : Le Pouvoir des écorces suivi de La nuit du symbole (2008) et Iceberg memories (2009).

Ophélie Jaësan est aussi photographe. C’est elle, entre autres choses, qui est l’auteur des photographies de Pierre Michon du Matricule des anges de mai 2009.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Roman[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

À propos[modifier | modifier le code]

  • Parution du Pouvoir des écorces, Rose-Marie Pagnard évoque le roman de Ophélie Jaësan lorsqu'elle « raconte, à la première personne, les travaux et les peines d'une jeune romancière décidée à percer, par le biais de l'écriture, le mystère que représentent à ses yeux la vie de sa mère et celle de son père. Ce qui fascine la narratrice s'appelle « l'attente » : jusqu'à sa mort, sa mère a attendu la visite hebdomadaire de son amant (et père de la narratrice), puis la visite du fantôme de cet homme mort précocement[2]».
  • Parution de Iceberg memories, Anne Brigaudeau évoque quatre voix de femmes (Mona, ses deux filles Lisa et Katia, et sa sœur Luisa) qui racontent une histoire et une seule, celle d'une « disparition » : « Ce drame imaginaire s’inscrit dans la terrible lignée des vies brisées par la dictature des généraux en Argentine (1976-1983). Mais il est aussi l’histoire singulière de deux sœurs, d’un exil et d’un départ sans retour. [...] Des disparitions qui continuent, longtemps après, à questionner les vivants. "Comment les morts nous hantent-ils ?", se demande la romancière. "Et où passe la haine ? Où est passée la haine de la Seconde Guerre mondiale, la haine qui animait les dictatures ? Elle continue, ailleurs[3]».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Prix de la Vocation », sur Cheyne éditeur (consulté le 30 décembre 2015).
  2. Rose-Marie Pagnard « Douleurs mortelles », Chronique[s] Presse - le Temps du 29 mars 2008, sur le site de la librairie Payot, (article en ligne, consulté le 23 juillet 2011)
  3. Anne Brigaudeau « "Iceberg memories" : l'Argentine en mémoire », Coup de cœur - roman, sur le site de France 3, 11/12/2009 (article en ligne, consulté le 23 juillet 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]