Opération Anaconda en Guyane

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L'opération Anaconda est une opération militaire de la Gendarmerie nationale française menée de 2002 à 2008 en Guyane contre les sites d'orpaillage clandestins avec l'intervention du PSIG de Kourou[1].

Objectifs[modifier | modifier le code]

Ces opérations consistent, pour la gendarmerie nationale française, à repérer en hélicoptère les sites clandestins d'orpaillage, puis à intervenir immédiatement pour détruire les moteurs des pompes ou des groupes électrogènes indispensables à l'orpaillage.

Le but est de rendre l'exploitation de l'or non rentable et donc de décourager les futurs orpailleurs.

Résultats[modifier | modifier le code]

En 2005, le bilan des opérations Anaconda est le suivant :

  • 107 opérations (22 en 2002, 37 en 2003 et 73 en 2004),
  • 1 252 étrangers en situation irrégulière interpellés,
  • destruction de 300 motos-pompes, 80 groupes électrogènes, 130 pirogues et 30 véhicules (valeur estimée à 20 millions d'euros par les autorités),
  • confiscation du mercure.

Un orpailleur clandestin (garimpeiro) rapporte[2] : « jusque début 2005, les patrons d’Oiapoqué qui financent des sites illégaux en Guyane, faisaient toujours crédit sur le matériel. Aujourd’hui, c’est fini. »

Néanmoins, les résultats de ces opérations sont généralement considérés comme insuffisants par rapport à l'ampleur du problème. L'une des causes de cette insuffisance serait imputable à la carence en moyens d'héliportage.

Le , sur la Mana, l'adjudant de gendarmerie Alain Claverie, commandant la brigade de gendarmerie de Mana est tué à la suite d'une manœuvre volontaire de chavirage effectuée par un individu interpellé à la suite d'une opération de contrôle de l'immigration clandestine[3],[4].

En 2008, les moyens ont été renforcés : les forces armées (Terre et Air, principalement) contribuent à la nouvelle opération appelée Harpie[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]