Olivia Tapiero

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Olivia Tapiero
Description de l'image Olivia Tapiero au librairie Gallimard.png.
Naissance (30 ans)
Montréal
Activité principale
Auteure
Tapiero à Montréal, 2018.

Olivia Tapiero, née le à Montréal, est écrivaine et traductrice[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Olivia Tapiero détient une maîtrise en littérature, obtenue au département de Département de langue et de littérature françaises de l'Université McGill de Montréal. Elle a également complété une maîtrise en traductologie à l'Université Concordia.

Son premier roman, intitulé Les murs, lui a valu le prix Robert-Cliche 2009, et a été finaliste au Prix Senghor en 2010[2]. Les murs raconte l'hospitalisation d'une jeune femme après une tentative de suicide ratée, et décrit, sans jamais l'expliquer, une "violence mentale [...] tournée vers la vie et toutes ses manifestations : l'émotion, la relation à l'autre, le plaisir de manger, de nommer les choses, la chaleur, la couleur."[3]

En 2012, elle publie Espaces chez l'éditeur XYZ. Le livre, dont « l'écriture fragmentaire, poétique et imagée »[4] aborde les questions de l'errance et du deuil, reçoit des critiques favorables au Québec[5] et en France[6]. Les personnages d'Espaces « se croisent sans se voir et déjà s’éloignent, comme si [ils] allaient vers leur mort, sans avoir vécu. Sans rencontre. »[6] Selon Tapiero, le livre correspondrait à « une scène de danse sans danseurs »[7].

En 2010, l'auteure est nommée « Personnalité de la semaine La Presse/Radio-Canada »[8]. En 2013, elle figure sur la liste des 10 auteurs à surveiller de Marie-Louise Arsenault (Radio-Canada)[9].

Phototaxie paraît en 2017 aux éditions Mémoire d'encrier. Ce texte, qui marque une rupture avec la forme romanesque, est caractérisé par « une radicalisation de l'expression. Autrement dit, la prose de Phototaxie s'approche dangereusement de la désintégration. [...] le texte inclut sa propre désintégration. Elle agit de l'intérieur. "[10]

On peut lire les poèmes de Tapiero dans les revues Relations[11], Tristesse[12] et Muse Medusa[13].

Elle a traduit, en anglais, la poète Daria Colonna[14],[15] et, en français, les autrices Diamanda Galás, Clémence X. Clementine[16], Cecilia Pavón[17] et Anne Boyer[18].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Le Rêve et l'Enfermement, Centre d'animation de français (CANIF), Cegep du Vieux Montréal, coll. « 22 p. », Montréal, 2009 (lire en ligne)
  • Les Murs, VLB éditeur, coll. « Fictions », Montréal, 2009, 160 p. (ISBN 9782896490943).
  • Espaces, XYZ éditeur, coll. « Romanichels », Montréal, 2012, 132 p. (ISBN 9782892617177).
  • Phototaxie, Mémoire d'encrier « Roman », Montréal, 2017, 130 p. (lire un extrait en ligne)
  • Chairs (codirection avec Marie-Ève Blais), Triptyque, coll. « Encrages », Montréal, 2019, 204 p. (ISBN 9782898010774)

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://tristesse.ca/autrice/23/olivia-tapiero
  2. « Prix Senghor du Premier roman »
  3. « Écrire, un geste naturel », sur Le Devoir (consulté le 4 février 2019)
  4. « Olivia Tapiero : S'ancrer quelque part », sur revue.leslibraires.ca (consulté le 4 février 2019)
  5. Tristan Malavoy-Racine, « Olivia Tapiero : Espaces », sur Voir.ca (consulté le 4 février 2019)
  6. a et b Édouard Duc, « Noir sur blanc | Cousins de personne » (consulté le 4 février 2019)
  7. Natalia Wysocka, « Errance dans une ville déserte, entrevue avec Olivia Tapiero », sur Métro (consulté le 4 février 2019)
  8. « Olivia Tapiero, personnalité de la semaine », sur Découverte | Radio-Canada.ca (consulté le 4 février 2019)
  9. Zone radio- Radio-Canada.ca, « 10 jeunes auteurs à surveiller | Plus on est de fous, plus on lit! », sur v1.radio-canada.ca (consulté le 4 février 2019)
  10. Daniel Grenier, « Entretien avec Olivia Tapiero », ZINC,‎ , p.91-103 (ISSN 1708-4504)
  11. Olivia Tapiero, « Échos de fracture », Relations, no 798,‎ , p. 42–43 (ISSN 0034-3781 et 1929-3097, lire en ligne, consulté le 4 février 2019)
  12. « Olivia Tapiero – Tristesse », sur tristesse.ca (consulté le 4 février 2019)
  13. (en-US) « Corps calque | MuseMedusa » (consulté le 18 décembre 2019)
  14. « Reparlez-moi de votre brève maison IV », sur LES ÉDITIONS DE LA TOURNURE, (consulté le 4 février 2019)
  15. « Make Your Century Proud❧"Ne faites pas honte à votre siècle" - Paintbucket », sur paintbucket.page (consulté le 28 septembre 2019)
  16. « Bonsoir, messe noire », sur Le Devoir, (consulté le 3 février 2019)
  17. « Estuaire - Numéro 178 – hiver 2019 | Sodep », sur www.sodep.qc.ca (consulté le 18 décembre 2019)
  18. « Ce virus », sur Liberté – Art et politique (consulté le 4 mai 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]