Olivia Tapiero

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Olivia Tapiero
Description de l'image Olivia Tapiero au librairie Gallimard.png.
Naissance (31 ans)
Montréal
Activité principale
Auteure
Tapiero à Montréal, 2018.

Olivia Tapiero, née le à Montréal[1], est une écrivaine et traductrice[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Olivia Tapiero détient une maîtrise en littérature, obtenue au département de Département de langue et de littérature françaises de l'Université McGill de Montréal. Elle a également complété une maîtrise en traductologie à l'Université Concordia.

Son premier roman, intitulé Les murs, lui a valu le prix Robert-Cliche 2009, et a été finaliste au Prix Senghor en 2010[3]. Les murs raconte l'hospitalisation d'une jeune femme après une tentative de suicide ratée, et décrit, sans jamais l'expliquer, une "violence mentale [...] tournée vers la vie et toutes ses manifestations : l'émotion, la relation à l'autre, le plaisir de manger, de nommer les choses, la chaleur, la couleur."[4]

En 2012, elle publie Espaces chez l'éditeur XYZ. Le livre, dont « l'écriture fragmentaire, poétique et imagée »[5] aborde les questions de l'errance et du deuil, reçoit des critiques favorables au Québec[6] et en France[7]. Les personnages d'Espaces « se croisent sans se voir et déjà s’éloignent, comme si [ils] allaient vers leur mort, sans avoir vécu. Sans rencontre. »[7] Selon Tapiero, le livre correspondrait à « une scène de danse sans danseurs »[8].

En 2010, l'auteure est nommée « Personnalité de la semaine La Presse/Radio-Canada »[9]. En 2013, elle figure sur la liste des 10 auteurs à surveiller de Marie-Louise Arsenault (Radio-Canada)[10].

Phototaxie paraît en 2017 aux éditions Mémoire d'encrier. Ce texte, qui marque une rupture avec la forme romanesque, est caractérisé par « une radicalisation de l'expression. Autrement dit, la prose de Phototaxie s'approche dangereusement de la désintégration. [...] le texte inclut sa propre désintégration. Elle agit de l'intérieur. "[11]

On peut lire les poèmes de Tapiero dans les revues Relations[12], Tristesse[13] et Muse Medusa[14].

Elle a traduit, en anglais, la poète Daria Colonna[15],[16] et, en français, les autrices Diamanda Galás, Clémence X. Clementine[17], Cecilia Pavón[18] et Anne Boyer[19].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Le Rêve et l'Enfermement, Centre d'animation de français (CANIF), Cegep du Vieux Montréal, coll. « 22 p. », Montréal, 2009 (lire en ligne)
  • Les Murs, VLB éditeur, coll. « Fictions », Montréal, 2009, 160 p. (ISBN 9782896490943).
  • Espaces, XYZ éditeur, coll. « Romanichels », Montréal, 2012, 132 p. (ISBN 9782892617177).
  • Phototaxie, Mémoire d'encrier « Roman », Montréal, 2017, 130 p. (lire un extrait en ligne)
  • Chairs (codirection avec Marie-Ève Blais), Triptyque, coll. « Encrages », Montréal, 2019, 204 p. (ISBN 9782898010774)
  • Rien du tout, Mémoire d'encrier, Montréal, 2021, 136 p.[20]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Olivia Tapiero », sur La Presse, (consulté le )
  2. https://tristesse.ca/autrice/23/olivia-tapiero
  3. « Prix Senghor du Premier roman »
  4. « Écrire, un geste naturel », sur Le Devoir (consulté le )
  5. « Olivia Tapiero : S'ancrer quelque part », sur revue.leslibraires.ca (consulté le )
  6. Tristan Malavoy-Racine, « Olivia Tapiero : Espaces », sur Voir.ca (consulté le )
  7. a et b Édouard Duc, « Noir sur blanc | Cousins de personne » (consulté le )
  8. Natalia Wysocka, « Errance dans une ville déserte, entrevue avec Olivia Tapiero », sur Métro (consulté le )
  9. « Olivia Tapiero, personnalité de la semaine », sur Découverte | Radio-Canada.ca (consulté le )
  10. Zone radio- Radio-Canada.ca, « 10 jeunes auteurs à surveiller | Plus on est de fous, plus on lit! », sur v1.radio-canada.ca (consulté le )
  11. Daniel Grenier, « Entretien avec Olivia Tapiero », ZINC,‎ , p.91-103 (ISSN 1708-4504)
  12. Olivia Tapiero, « Échos de fracture », Relations, no 798,‎ , p. 42–43 (ISSN 0034-3781 et 1929-3097, lire en ligne, consulté le )
  13. « Olivia Tapiero – Tristesse », sur tristesse.ca (consulté le )
  14. (en-US) « Corps calque | MuseMedusa » (consulté le )
  15. « Reparlez-moi de votre brève maison IV », sur LES ÉDITIONS DE LA TOURNURE, (consulté le )
  16. « Make Your Century Proud❧"Ne faites pas honte à votre siècle" - Paintbucket », sur paintbucket.page (consulté le )
  17. « Bonsoir, messe noire », sur Le Devoir, (consulté le )
  18. « Estuaire - Numéro 178 – hiver 2019 | Sodep », sur www.sodep.qc.ca (consulté le )
  19. « Ce virus », sur Liberté – Art et politique (consulté le )
  20. (en-US) « Rien du tout » (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]