Nienburg/Weser

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nienburg.
Nienburg/Weser
Blason de Nienburg/Weser
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Flag of Lower Saxony.svg Basse-Saxe
Arrondissement
(Landkreis)
Nienburg/Weser
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Henning Onkes
Partis au pouvoir non-inscrit
Code postal 31582
Indicatif téléphonique 05021
Immatriculation NI
Démographie
Population 30 677 hab. (2013)
Densité 476 hab./km2
Géographie
Coordonnées 52° 38′ 28″ nord, 9° 12′ 25″ est
Altitude 25 m
Superficie 6 445 ha = 64,45 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

Voir la carte administrative d'Allemagne
City locator 14.svg
Nienburg/Weser

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

Voir la carte topographique d'Allemagne
City locator 14.svg
Nienburg/Weser

Nienburg/Weser est un port fluvial de Basse-Saxe (Allemagne), chef-lieu de l'arrondissement de Nienburg/Weser. La caserne du régiment du génie, établie par la Wehrmacht en 1936, forma le noyau de deux camps de prisonniers, un oflag et un stalag, le stalag XC. Puis de 1945 à 1950, la ville devint un centre de regroupement des réfugiés venus de Silésie.

Climat[modifier | modifier le code]

Données climatiques pour l'Allemagne.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 0,8 1,4 4,3 8 12,9 15,9 17,2 17 13,7 9,7 5,1 2,1 9
Ensoleillement (h) 1,1 2,2 3,2 4,8 6,2 6,4 5,9 5,9 4,3 3 1,4 0,9 3,8
Précipitations (mm) 60,5 44,7 52,1 50 59,8 76,8 66 65,7 52,7 48,5 59,9 67 703,7
Source : Climatologie mensuelle à Nienburg/Weser de 1961 à 1990[1].


Histoire[modifier | modifier le code]

La plus vieille carte connue des fortifications médiévales de Nienburg (1627).
Plan du Château de Nienburg (1634).
Cet immeuble de Nienburg comporte une représentation satirique de la déroute de l'arrière-garde des conscrits en 1625 lors de la guerre de Trente Ans.
Plan de la place de Nienburg vers 1736.

Nienburg apparaît pour la première fois dans les sources écrites, dans un acte de l’Évêché de Minden daté de 1025. Ce toponyme, Nienburg, est une évolution de Nyge Borg, ce qui signifie « nouveau château » en vieux saxon : cela pourrait être une allusion au château fort de Wölpe ou de Drakenburg.

Les fortifications de Nienburg : remparts, palissades et douves, remontent au Moyen Âge ; elles ont disparu depuis. En 1215, Nienburg devint fief des comtes de Hoya et obtint une charte en 1225. Avec le partage du comté de Hoya en 1345, Nienburg devint une résidence saisonnière des princes, jusqu'à la mort sans descendance du comte Othon VIII de Hoya en 1582.

Remise des Domaines de Schäferhof

Sous le règne des comtes de Hoya, la cour du château était abondamment approvisionnée. Pour acheminer les vivres en quantité suffisante, on avait aménagé une remise face à la porte du moulin, dans un méandre de la Weser : c'est de là que remonte le châtelet de Schäferhof. À la mort du dernier comte de Hoya en 1582, les nouveaux seigneurs affermèrent la cour et les locaux, qui sont le domaine de Nienburg.Nienburg échut alors aux ducs de Brunswick-Lunebourg, qui se partagèrent le comté. Le château de Nienburg, devenu une place frontière, fut transformé pour former une fortification bastionnée.

Au cours de la guerre de Trente Ans, Nienburg fut attaquée à plusieurs reprises. En 1623, le duc Georges de Brunswick-Calenberg y regroupa son armée ; en 1625, elle fut assiégée en vain par le comte de Tilly : lors d'une sortie de nuit, un groupe de défenseurs (qu'on appela ensuite Dat Wählige Rott), parvint à s'emparer d'une tente et d'un drapeau de l'armée de Tilly. Les partisans de Nienburg sont encore aujourd'hui commémorés lors de la fête du tir ; ce n'était toutefois qu'un début, car au cours des années suivantes, Nienburg dut supporter des périodes d'occupation, de destruction, de mise à contribution ainsi qu'une épidémie. En 1627, la ville tombait aux mains des forces impériales. Tilly y stationna son armée à plusieurs reprises, ainsi que Pappenheim. Enfin en 1635, le duc Georges parvint à reprendre Nienburg. Au terme de la Paix de Prague, l’armée suédoise prit ses quartiers en ville et malgré la paix de Westphalie, elle ne devait repartir qu'en 1650. Il fallut de nombreuses années pour réparer les fortifications, les portes principales et les maisons.

En 1715, on put enfin construire le premier pont en pierre à travers la Weser, grâce à une dotation royale de l'électeur George III de Hanovre, qui devait monter sur le trône de Grande-Bretagne en tant que Georges Ier en 1714. Ce fut Johann Michael Führer qui dirigea les travaux du pont jusqu'en 1718, année où les véhicules les plus légers purent enfin traverser le fleuve.

Au cours de la guerre de Sept Ans, les Français s'emparèrent de Nienburg en 1757 et occupèrent la place, en imposant des aux bourgeois, jusqu'à ce qu'ils soient chassés par le duc Ferdinand l'année suivante.

Au cours des Guerres napoléoniennes, en 1803, Nienburg fut à nouveau occupée par l'armée française, et la population dut de nouveau héberger la troupe. Entre 1810 et 1813 elle devint un chef-lieu d’arrondissement du Département des Bouches-du-Weser : l’Arrondissement de Nienbourg. Les Français firent démanteler les fortifications. Après l'échec de Napoléon lors de la Campagne de Russie, l'armée française se replia entre autres sur Nienburg ; lorsqu'elle quitta la ville, dans la nuit du 14 au 15 octobre 1813, elle fit sauter la travée centrale du pont sur la Weser ; mais dès le 22 avril 1814, une pont de secours en charpente permettait de nouveau de traverser le fleuve.

L'ouverture de la Ligne Wunstorf–Brême permit de rattacher Nienburg dès 1847 au réseau des Chemins de fer publics du Royaume de Hanovre.

Quoiqu’encore au début de 1933, le SPD fût le parti majoritaire en ville, la Mise au pas produisit des effets rapides[2]. En 1936, les nazis ouvrirent une nouvelle caserne à la lisière de Nienburg, le « Quartier Mudra », du nom d'un général prussien, Bruno von Mudra. Elle servit de caserne au 22e bataillon du Génie. Lorsque cette unité dut partir au front, au début de la Seconde Guerre mondiale, 1000 officiers polonais prisonniers y furent internés : c’était l’ébauche du futur Stalag X C et de l’Oflag X B[3]. Le compositeur Emile Goué demeura cinq années en détention à l’Oflag XB : il y composa de nombreuses œuvres musicales.

L’Oflag XB subit un bombardement le 4 février 1945 par un avion anglais qui aurait confondu les installations camouflées de l’Oflag avec celles de la gare de Nienburg. Dans ce bombardement périrent de nombreux militaires français, dont le lieutenant-colonel Mariot, chef de corps du 7e GRDI. À la suite de ce bombardement, les responsables allemands décidèrent de déplacer les prisonniers français.

Le 9 avril 1945, les troupes britanniques défilaient à Nienburg. Par suite de l’expulsion des Allemands d'Europe de l'Est, plusieurs camps de réfugiés furent improvisés dans l’Après-guerre, par exemple pour accueillir les réfugiés de Silésie. Ces camps se trouvaient dans les quartiers de Langendamm et dans la Ziegelkampstrasse (le Camp Churchill[4]).

En 1962, le bail d'affermage du domaine seigneurial est venu à échéance : sur décision du gouvernement régional, tous les anciens domaines seigneuriaux furent confisqués, y compris celui de Schäferhof[5].


Industrie[modifier | modifier le code]

Le groupe irlandais Ardagh a installé à Nienburg l'une de ses plus grosses usines d'Allemagne (il y en a neuf au total). Le groupe BASF y possède aussi une usine de pots catalytiques (Catalysts Germany GmbH), destinée à équiper les poids lourds. La compagnie P.B. Gelatins est active dans le secteur agroalimentaire.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon le Deutscher Wetterdienst
  2. Nienburg im Dritten Reich
  3. D’après (de) « Histoire du stalag X C et de l’oflag X B », sur Relikte.com (consulté le 13 décembre 2015)
  4. D’après (de) « Neue Heimat im „Churchill Camp“ », sur Wir wussten nichts davon (consulté le 13 décembre 2015).
  5. D’après « Schäferhof-Kattriede », sur Ville de Nienburg/Weser.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]