National Intelligence Service

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le National Intelligence Service (대한민국 국가정보원 - Gukga Jeongbowon) est un service de renseignement de la Corée du Sud.

KCIA[modifier | modifier le code]

Il était établi en 1961 comme Korea Central Intelligence Agency, organisant notamment, en août 1973, la tentative d'assassinat contre Kim Dae-jung, futur président de la Corée du Sud et Prix Nobel de la paix. Sous la dictature de Park Chung-hee (1963-1979), la KCIA, liée de près à la CIA, soutient fortement la WACL (World Anticommunist League), principalement basée à Taïwan mais ayant aussi des bureaux importants à Séoul.

Nouveaux noms[modifier | modifier le code]

En 1981, il a reçu le nom Agency for National Security Planning. En 1999, le service a reçu son nom actuel. Des députés américains ont été impliqués dans le Koreagate, scandale survenu dans les années 1970. Vers la fin du XXe siècle, son budget était de 700 et 800 milliards de wons par an.

En 2012, la NIS conduit une campagne de diffamations contre le candidat à l’élection présidentielle Moon Jae-in afin de détourner les électeurs vers la candidate conservatrice Park Geun-Hye[1]. En février 2015, l'ex-chef de la NIS est condamné à trois ans de prison pour son rôle dans ces manipulations[2]. Lors du procès, les procureurs ont souligné l'implication directe du NIS dans la manipulation de l'opinion publique sud-coréenne via des « ONG » conservatrices : « Un agent du nom de Park, qui faisait partie de l'équipe de guerre psychologique du NIS, a soutenu et supervisé les activités d'organisations conservatrices de droite et d'organisation de jeunesse orientées à droite »[3].

En avril 2014, la NIS a été accusée d'avoir fabriqué de faux documents pour accuser d'espionnage un Nord-Coréen. Un mois plus tard, le chef de la NIS, Nam Jae-joon, remet sa démission[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Corée du Sud : l'ex-espion numéro un en prison pour manipulation électorale », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne).
  2. a et b « Corée du Sud : l'ex-patron des services secrets en prison », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  3. « NIS directed right-wing groups pro-government propaganda activities », The Hankyoreh,‎ (lire en ligne).

Source[modifier | modifier le code]