National Center for Atmospheric Research
| Fondation |
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| Type | |
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| Domaine d'activité | |
| Siège | |
| Pays | |
| Coordonnées | |
| Langue de travail |
| Effectif |
1 400 (2024)[1] |
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| Directeur |
Everette Joseph (en) (depuis ) |
| Organisation mère | |
| Organisme affilié |
Climate and Global Dynamics Laboratory (d) |
| Affiliation | |
| Site web |
(en) ncar.ucar.edu |
Le National Center for Atmospheric Research (ou NCAR) est un institut de recherche américain qui a comme mission d'« explorer et comprendre notre atmosphère et ses interactions avec le Soleil, les océans, la biosphère et l'Homme. » Il reçoit ses fonds du National Science Foundation (NSF), gérés par l'organisme sans but lucratif University Corporation for Atmospheric Research (UCAR)[2]. Il reçoit également des fonds d'autres organismes gouvernementaux comme le National Weather Service, et privés.
Il est associé à un très grand nombre d'universités et de groupes de recherche à travers les États-Unis et dans certains autres pays (comme l'université McGill au Canada) qui travaillent dans les différents domaines de la météorologie. Les laboratoires et bureaux de recherche de cet institut se trouvent à Boulder, au Colorado, à environ 35 km au nord-ouest de Denver.
Histoire
[modifier | modifier le code]Dans les années 1930, des départements de météorologie furent créés au Massachusetts Institute of Technology (MIT), à l'Université de Chicago et dans quelques autres universités américaines pour étudier les principes physiques du comportement de l'atmosphère. Dès 1940, les opérations militaires de la Seconde Guerre mondiale accélérèrent la recherche et la formation d'officiers météorologues pour répondre à la conduite des offensives terrestres, maritimes et aériennes massives de l'Atlantique Nord au Pacifique Sud et des pôles aux tropiques[3].
Les programmes de formation ont décliné après la guerre, devenant une sorte de parent pauvre par rapport à de nombreuses autres branches scientifiques. Au milieu du XXe siècle, environ 90 % des météorologues américains étaient employés par le gouvernement fédéral, principalement pour des missions de prévision météorologique plutôt que pour la recherche fondamentale. Ainsi, la météorologie affichait la plus faible diplomation de doctorats de toutes les disciplines scientifiques[3].
En 1956, l'Académie nationale des sciences a réuni un comité de scientifiques éminents afin d'étudier l'état de la météorologie. Constatant l'ampleur et la complexité des problèmes atmosphériques ainsi que l'insuffisance des ressources pour les résoudre, le comité recommanda une augmentation considérable et la création de NCAR géré par un consortium d'universités avec le soutien de la National Science Foundation (NSF)[3]. En 1960, NCAR a commencé ses activités à Boulder, Colorado, géré par l'organisme sans but lucratif University Corporation for Atmospheric Research (UCAR)[3].
Coupe par l'administration Trump
[modifier | modifier le code]Le , Russell Vought, directeur du Bureau de la gestion et du budget de la Maison Blanche, a déclaré que la Fondation nationale pour la science (NSF) allait démanteler le NCAR, ceci dans le cadre de la lutte idéologique contre la recherche climatologique entreprise par la seconde présidence de Donald Trump depuis janvier 2025, M. Vought étant impliqué dans le Projet 2025 dont l'un des volets vise à nier le réchauffement climatique global[4],[5].
Mission
[modifier | modifier le code]La mission du National Center for Atmospheric Research (NCAR) est d'aider la recherche et l'éducation dans le domaine des sciences de l'atmosphère et les domaines connexes. Le Centre comprend des scientifiques, des techniciens et du personnel de soutien[2]. Ils sont répartis dans les domaines suivants[6] :
- Climatologie et évolution du climat par l'étude de tels phénomènes que l'effet de serre, le réchauffement climatique, El Niño, La Niña, les sécheresses et les feux de forêt ;
- Météorologie par l'étude et la modélisation des systèmes synoptiques et de méso-échelle ;
- Études des impacts du climat sur la société et les infrastructures ;
- Pollution de l'air et chimie atmosphérique ;
- Étude du Soleil et de la météorologie de l'espace ;
- Relations avec les autres composantes des sciences de la Terre comme l'interaction air-océan, glaces de mer, glaciers, forêts, agriculture, urbanisation, etc.
Chercheurs
[modifier | modifier le code]| Nom | Date |
|---|---|
| Walter Orr Roberts | 1960 - 1968 |
| John W. Firor | 1968 - 1974 |
| Francis P. Bretherton | 1974 - 1980 |
| Wilmot N. Hess | 1980 - 1986 |
| Richard A. Anthes | 1986 - 1988 |
| Robert Serafin | 1989 - 2000 |
| Timothy Killeen | 2000 - 2008 |
| Eric J. Barron | 2008 - 2010 |
| Roger Wakimoto | 2010 - 2013 |
| Maura Hagan | 2013 (Intérim) |
| James W. Hurrell | 2013 - 2018 |
| Everette Joseph | 2019 - |
Relations externes
[modifier | modifier le code]Outils
[modifier | modifier le code]Il fournit une vaste gamme d'outils de recherche et de technologies comme[8] :
- Instrumentation spécialisée ;
- Avions spécialement équipés pour des campagnes de recherche in situ ;
- Superordinateurs et infrastructure informatique ;
- Observatoire solaire du Mauna Loa ;
- Organisation de campagnes de recherches ;
- Modèles de circulation générale atmosphérique, chimique et climatique comme :
- Community Climate System Model (CCSM) ;
- Weather Research and Forecasting model (WRF) ;
- Whole Atmosphere Community Climate Model (WACCM).
- Transferts technologiques vers les organismes spécialisés ;
- Données brutes et autres informations.
Visites
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NCAR favorise les échanges avec la communauté universitaire, les organismes gouvernementaux et les chercheurs du privé en organisant des colloques, des visites dans ses différents laboratoires et des échanges de personnels[9],[10].
Le Centre organise également des visites quotidiennes gratuites du laboratoire principal à Boulder. Ces visites, guidées ou non, incluent une vidéo sur le premier superordinateur construit par Seymour Cray et sur ceux en fonction présentement à NCAR, des démonstrations interactives sur le climat et la météorologie, ainsi qu'un sentier panoramique.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) University Corporation for Atmospheric Research, « Staff », sur www.ucar.edu (consulté le ).
- (en) « New Director of the U.S. National Center for Atmospheric Research Rose Through the Ranks », (consulté le ).
- (en) « History : Meeting challenges with creativity », Who we are, NCAR, (consulté le ).
- ↑ (en-US) Denise Chow et Megan Lebowitz, « Trump administration plans to break up largest federal climate research center », NBC News, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Démantèlement du NCAR : c’est un pilier de la recherche sur l’atmosphère et le climat qu’on abat ! », sur CNRS, (consulté le ).
- ↑ (en) « Labs / Programs », NCAR, (consulté le ).
- ↑ (en) « NCAR Directors », NCAR (consulté le ).
- ↑ (en) « NCAR Research & Resources », UCAR (consulté le ).
- ↑ (en) « Visitor Programs – Opportunities for Scientific Visitors & Students » (consulté le ).
- ↑ (en) « UCAR Highlights », NCAR (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Centre météorologique canadien (CMC)
- Laboratoire de l'atmosphère et des cyclones
- National Centers for Environmental Prediction (NCEP)
- Cooperative Institute for Mesoscale Meteorological Studies
- Centre européen de prévision météorologique à moyen terme
- Consortium for Small Scale Modeling
Liens externes
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- (en) Site officiel
- Ressource relative à la recherche :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
