Napier-Campbell Blue Bird

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Napier-Campbell
'Bluebird II'
Napier-Campbell Blue Bird

Années de production 1927
Production Un exemplaire(s)
Moteur et transmission
Moteur(s) W12 Napier Lion VIIA,
Cylindrée 22.300 cm3
Puissance maximale à 2.000 tr/min : 450 ch
à 2.200 tr/min : 502 ch
Transmission 3-vitesses épi-cyclique, rapports de 0.333, 0.666, 1
Rapport final 1,27:1
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) voiture de records à roues apparentes et moteur avant
Dimensions
Longueur 4.600 mm
Empattement 3.696 mm
Voies  AV/AR 1.650 mm  / 1.450 mm
Chronologie des modèles

La Napier-Campbell Blue Bird, dite l'Oiseau Bleu est une voiture de record de vitesse terrestre qui fut pilotée par Malcolm Campbell. Elle fut conçue par C. Amherst Villiers et le mécanicien régulier de Campbell Leo Villa supervisa sa construction[1].

C'était la première voiture de Campbell équipée du moteur d'avion Napier Lion. Son intention était de surpasser son précédent record de 150 miles/heure (241 km/h) atteint sur sa Sunbeam Blue Bird et d'atteindre 200 miles / heure (322 km/h).

1927[modifier | modifier le code]

L'Oiseau bleu en 1927

La voiture utilisa initialement un moteur Napier Lion de 500 ch. Elle était de forme classique, avec un radiateur vertical monté à l'avant et le pilote derrière le moteur. Les trois sommets du moteur W-12 étaient cachés derrière des renflements dans l'étroit capot, avec des tuyaux d'échappement en saillie.

La première tentative de record de la Bluebird fut fait le 4 février 1927 à Pendine Sands[2]. Une vitesse de pointe de 195 miles/heure (314 km/h) fut enregistrée, proche de la barrière magique de 200 miles à l'heure, mais la moyenne aller-et-retour enregistrée pour le record lui-même était inférieure, à 174,88 miles/heure, soit 281,45 km/h[3].

1928[modifier | modifier le code]

Napier-Campbell
'Blue Bird III'
Napier-Campbell Blue Bird

Années de production 1928,
reconstruction de la voiture de 1927.
Production un exemplaire(s)
Moteur et transmission
Moteur(s) Napier Lion "Sprint"
Cylindrée 23.948 cm3
Puissance maximale à 3.300 tr/min : 875 ch
Transmission transmission finale portée à 1,5:1
Dimensions
Longueur 5.490 mm
Chronologie des modèles

Le record de 1927 fut de courte durée, car la Sunbeam de 1000 cv de Henry Segrave atteint les deux objectifs de 180 mi/h et 200 mi/h (322 km/h) un mois plus tard. Cela incita Campbell à reconstruire la voiture, qui devint 'l'Oiseau Bleu III" en 1928. Il convainquit le Ministère de l'Air de lui permettre d'employer le moteur "Sprint" préparé pour la Coupe Schneider, monté sur l'hydravion Supermarine S. 5, de 900 cv (670kW).

Des améliorations de l'aérodynamisme ont été testées de manière innovante dans la soufflerie Vickers par R. K. Pierson, leur Concepteur en Chef. La forme de la carrosserie de L'Oiseau bleu a été substantiellement modifiée, les célèbres carrossiers Mulliner produisant la carrosserie. Les résultats furent peu orthodoxes. Une aile verticale a été ajoutée pour la stabilité, une première pour l'Oiseau Bleu et les voitures de record de vitesse sur terre. Des guêtres ouvertes derrière les roues ont aussi réduit la traînée. Le plus gros changement a concerné les radiateurs, qui furent déplacés à l'arrière de la voiture et fixés à l'extérieur[4]. Ces radiateurs de surface ont été faits par Fairey Aviation et contenaient 2 400 pi (731,52 m) de tube[5]. En supprimant le radiateur de nez, on a permis un nez arrondi d'une meilleure rationalisation[6]. Cependant, un journal français compara la voiture à une baleine.

Après Segrave à Daytona Beach, le 19 février 1928 Campbell reprit le record à 206.956 mph (333.063 km/h), brisant ainsi la barrière des 200 miles à l'heure pour la première fois[7]. Une fois de plus, il ne détiendra le record que pour une brève période, et l'américain Ray Keech sur la White Triplex le battra d'une moustache deux mois plus tard.

1929[modifier | modifier le code]

Campbell était en quête de lieux plus prévisibles qu'une plage à marée, et rechercha un site possible par air. L'Afrique montra des promesses, d'abord un site à plus de 600 miles (965 km) de Tombouctou et donc pratiquement inaccessible. Un lac asséché en Afrique du Sud, le Verneukpan, était encore à 450 miles (725 km) de la Ville du Cap, mais pouvait être accédé[8].

L'Oiseau bleu a été reconstruit pour la troisième fois. Le châssis, le moteur et la transmission restent les mêmes, mais la carrosserie est remplacée par une nouvelle, construite à Dumfries par Arrol-Aster[9]. Cette carrosserie plus basse nécessita une bosse autour du poste de pilotage où Campbell était maintenant assis à califourchon sur la boîte de vitesses. Les radiateurs de surface sont remplacés par un procédé classique de nez circulaire ouvert, couvert par une calandre à caractère distinctif de 'cage d'oiseau'[10],[11].

Malheureusement, après une période de cinq ans sans pluie, il plut presque dès leur arrivée. Campbell retourna à la Ville du Cap, où pour son 44e anniversaire il apprit que Henry Segrave avait établi un nouveau record à Daytona Beach sur la Flèche d'Or, à 231,44 miles/heure, soit 372,47 km/h. L'Oiseau bleu fut incapable d'atteindre cette vitesse à l'altitude et au climat Africain, mais il fit le meilleur usage des longues courses possibles et définit les records du monde de 5 miles et 10 miles à 212 miles/heures, soit 341 km/h.

Après que Segrave ait élevé le record de 30 miles par heure (48 km/h) sur sa Golden Arrow, Campbell savait que l'Oiseau Bleu était battu et il commença à travailler sur une nouvelle voiture, la Campbell-Napier-Railton Blue Bird.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Leo Villa, The Record Breakers, Sir Malcolm & Donald Campbell, Land and Water-speed kings of the 20th century, Hamlyn,
  2. « Bluebird à Pendine, établissant le record le 4 février », Brooklands photo archive
  3. (en) Peter J.R. Holthusen, The Land Speed Record, (ISBN 0-85429-499-6)
  4. « Vue arrière par-dessus Blue Bird III, montrant les radiateurs externes », Brooklands photo archive
  5. « 1928 Napier-Campbell Blue Bird III »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Bluebird team racing
  6. « Record-breaking Pendine Sands »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Sand Speed Wales
  7. « Sir Malcolm Campbell, biography »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Bluebird team racing
  8. « Verneuk Pan »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Bluebird team racing
  9. « Blue Bird, 1929 », Racing Campbells
  10. « La Blue Bird III de 1929, avec la calandre en 'cage' », Brooklands photo archive
  11. "Seek New Auto Speeds Marks with Streamline Car" Popular Mechanics, May 192

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Kenny, Paul, The Man Who Supercharged Bond: The Extraordinary Story of Charles Amherst Villiers, Sparkford, Haynes Publishing, (ISBN 978-1-84425-468-2)