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Mouette atricille

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Leucophaeus atricilla

Leucophaeus atricilla
Description de cette image, également commentée ci-après
Mouette atricille.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Charadriiformes
Famille Laridae
Genre Leucophaeus

Espèce

Leucophaeus atricilla
(Linnaeus 1758)

Synonymes

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La Mouette atricille (Leucophaeus atricilla) est une espèce d'oiseaux marins Charadriiformes de la famille des Laridae. Reconnaissable à sa tête noire durant la période nuptiale, elle vit sur les côtes américaines, du Maine au nord de l'Amérique du Sud ainsi que dans les Caraïbes.

Étymologie

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Le nom de genre Leucophaeus vient du grec λευκοφαιος (leukophaios), « gris clair »[1]. L'épithète spécifique atricilla vient du latin ater (noir) et cilia (queue)[2].

Son nom anglais est Laughing Gull, qui se traduit par « mouette rieuse », mais ce nom français est porté par une autre espèce européenne.

Description

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Mouette atricille à son premier hiver vers Peconic Bay près de New York. Octobre 2022.

L'adulte en plumage nuptial a le bec et la tête gris sombre à noir avec des anneaux oculaires blancs, le cou et le dessous du corps blancs, le dos gris foncé et les rémiges noirâtres. En plumage internuptial, la tête est davantage marquée de blanc.

L'immature a la tête blanche et grisâtre tandis que le reste du corps est brunâtre, noirâtre et blanc sale.

Son cri ressemble à un ricanement (d'où son nom anglais).

Répartition et habitat

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Carte de répartition de la Mouette atricille.
  • Présence permanente.
  • Présence en période de nidification.
  • Présence en période d'hivernage.

Répartition

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Cet oiseau vit à l'année dans les Antilles et les côtes du golfe du Mexique et de l'est de l'Amérique du Nord. Les individus vivant au-delà de la Caroline du Nord (sur la côte et dans les Grands Lacs) sont migrateurs, et hivernent en Amérique centrale et les côtes du nord de l'Amérique du Sud[3],[4].

La Mouette atricille peut nicher dans différents habitats côtiers, allant des marais aux îles rocheuses. Elle reste en général cantonnée au littoral, bien qu'on puisse également la trouver occasionnellement dans des lacs ou rivières[3].

Écologie et comportement

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Alimentation

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La Mouette atricille se nourrit de tous types d'invertébrés aquatiques et terrestres, incluant de nombreux insectes, des crabes et des vers de terre, ainsi que de poissons et calamars ; elle s'attaque également aux œufs et petits d'autres oiseaux et peut se nourrir de baies. Elle est assez opportuniste et peut se nourrir de déchets[3],[5].

Reproduction

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Nichée

La Mouette atricille niche en colonies pouvant aller jusqu'à 25 000 couples (mais pouvant également comporter seulement quelques individus). Son nid est placé au sol, et consistué essentiellement d'herbes. La couvée comporte en général 3 œufs, qui éclosent après environ 25 jours (pouvant varier selon le lieu). Nourris par les deux parents, les oisillons sont capable de voler entre 35 et 50 jours après l'éclosion, et quittent la colonie quelques semaines plus tard[3].

Systématique

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La Mouette atricille a été décrite pour la première fois par Carl von Linné en 1758 dans ses Systema naturae, sous le nom Larus atricilla[6]. Ce n'est qu'en 2007 que l'espèce est reclassée dans le genre Leucophaeus, sur la base d'une étude phylogénétique qui divise le genre Larus en plusieurs genres, rattachant notamment la Mouette atricille à Leucophaeus (qui comprenait notamment le Goéland de Scoresby)[7],[8],[9].

Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.2, 2026)[10], la Mouette atricille est représentée par 2 sous-espèces (ordre phylogénétique) :

  • Leucophaeus atricilla megalopterus (Bruch, 1855) — Amérique du Nord, à partir du nord du Mexique.
  • Leucophaeus atricilla atricilla (Linnaeus, 1758) — est du Mexique, Amérique centrale et Caraïbes.

La sous-espèce L. a. megalopterus est légèrement plus grande que la sous-espèce nominale.

Bien qu'initialement considérées comme des espèces séparées, les deux sous-espèces sont très semblables, et certains auteurs les considèrent comme synonymes[3].

Des hybrides avec d'autres oiseaux marins comme la Mouette à tête grise (Chroicocephalus cirrocephalus), la Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) ou le Goéland à bec cerclé (Larus delawarensis) ont été rapportés.

La Mouette atricille et l'humain

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Conservation

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La Mouette atricille est considérée comme une « préoccupation mineure » par l'UICN ()[11], en raison de sa large aire de répartition et sa population en expansion (bien que le nombre exact soit mal connu).

Références

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  1. (en) « Leucophaeus » Accès libre, sur The Key to Scientific Names on birdsoftheworld.org, James A. Jobling (consulté le ).
  2. (en) « atricilla » Accès libre, sur The Key to Scientific Names on birdsoftheworld.org, James A. Jobling (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 (en + fr) Joanna Burger, « Mouette atricille Leucophaeus atricilla » Accès limité, sur birdsoftheworld.org, (consulté le ).
  4. (en) « Laughing Gull Larus atricilla » Accès libre, sur datazone.birdlife.org, Birdlife International (consulté le ).
  5. (en) Stephen Spotte, « Laughing gulls (Leucophaeus atricilla) appear to “tread” for tiny crustaceans in Sargassuum weed (Sargassum sp.) washed ashore from the gulf of Mexico », Florida Field Naturalist, vol. 41, no 3, , p. 80-82 (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  6. (la) Carl von Linné, Systema naturae per regna tria naturae : secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, (lire en ligne Accès libre), p. 136.
  7. « Revise genera and linear sequence within the gulls (Larinae) », sur www.museum.lsu.edu (consulté le ).
  8. (en) Richard C. Banks, R. Terry Chesser, Carla Cicero et Jon L. Dunn, « Forty-Ninth Supplement to the American Ornithologists' Union Check-List of North American Birds », The Auk, vol. 125, no 3, , p. 758–768 (ISSN 1938-4254, DOI 10.1525/auk.2008.9708 Accès payant).
  9. (en) Jean-Marc Pons, Alexandre Hassanin et Pierre-André Crochet, « Phylogenetic relationships within the Laridae (Charadriiformes: Aves) inferred from mitochondrial markers », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 37, no 3, , p. 686–699 (ISSN 1055-7903, DOI 10.1016/j.ympev.2005.05.011 Accès payant).
  10. Congrès ornithologique international, version 15.2, 2026.
  11. UICN, consulté le .

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Bibliographie

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Liens externes

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